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Essai Seat Leon Cupra : la bourgeoise s'encanaille

Quand à la rédaction nous avons appris que la SEAT Leon Cupra 280 venait de détrôner la Mégane RS pour s'emparer de la couronne de la reine des tractions de série, en battant le record sur le circuit du Nürburgring, toute l'équipe se mobilisa pour tester cette auto et la soumettre à l'épreuve du circuit de La Ferté Gaucher.

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Une bourgeoise distinguée …

A première vue, notre Leon n'a rien d'un monstre de compétition et, la ligne de bourgeoise distinguée se trouve agrémentée, par des boucliers avec prises d'air spécifiques en nids d’abeille et un becquet arrière bien intégré. Des jantes de 19 pouces, derrière lesquelles apparaissent les étriers rouges estampillés Cupra, des rétroviseurs à coques noires, un siglage discret à l'avant et à l'arrière et deux sorties d'échappement encadrant le diffuseur, complètent la panoplie de cette évolution ambitieuse, sans provocation, de la Leon de base. Le modèle d'essai, en 5 portes, correspond parfaitement à l'objectif du constructeur espagnol, d'offrir des performances exceptionnelles sans nuire à une utilisation banale et quotidienne, d'une auto totalement civilisée en ville ou sur route et, capable d'accueillir tranquillement la petite famille dans un habitacle que l'on souhaiterait peut être un peu plus gai.

Notre prise en main se fait dans Paris et, d'entrée de jeu, nous apprécions la boîte automatique DSG, le système Stop et Start fort efficace et le module Confort privilégié pour la circonstance, par rapport aux autres possibilités (Sport et Cupra), que nous testerons sur circuit. La voiture s'accommode parfaitement des embarras de Paris, se faufile allégrement ou patiente sagement derrière les cortèges de grévistes. Après quelques slaloms énergiques sur le périphérique effectués en toute décontraction grâce à la souplesse et la vivacité du moteur, nous abordons l’autoroute A4. Conserver l’allure dans la limite des 130 kilomètres autorisés, devient quasiment une torture psychologique tant on en a sous le pied et, que le pied nous démange ! Nous branchons donc le régulateur auto adaptatif et conservons ainsi, sagement, les écarts avec la voiture qui nous précède. Nous naviguons dans la campagne avec un parcours un peu plus accidenté et reprenons la main sur la boîte de vitesses, grâce aux palettes au volant. Les rétrogradages à la volée dispensent de toucher les freins et génèrent un bruit de frein moteur fort sympathique, de nature à faire lever le nez des gendarmes postés à un rond-point.

Calmons-nous … !

Nous avons hâte cependant de retrouver sur le circuit de La Ferté Gaucher toute l’équipe : les journalistes (Benoît, Virgile, Philippe) Gilles le photographe et Laurent le pilote de La Revue.

… au tempérament de feu

Entre 10 heures à 17 h, chacun tourne comme il le souhaite, sans autre but que de percevoir au mieux toutes les facettes de l’auto, afin de tirer en conférence de rédaction une synthèse de l’utilisation sportive, qui peut en être faite.

D’entrée de jeu, chaque participant qui a rempli une fiche personnelle d’appréciation, se montre étonné par les qualités foncières révélées par la Cupra, puis nous passons en revue les divers points observés.

Les louanges arrivent déjà pour apprécier le moteur qualifié de plein, bien équilibré, avec beaucoup de couple et émettant un son très agréable. La boîte séduit tout autant, puisqu’on la trouve rapide et tolérante, alors que le freinage efficace et puissant, n’a rien à envier à la direction (à pas variable) agréable et précise. Comme la suspension se montre également agréable et polyvalente, que les pneus offrent un bon retour d’informations, les bémols n’arrivent que pour la visibilité vers l’arrière ou la finition de l’habitacle un peu sombre. Qualifier chacun des points d’observation, ne nous exonère pas de parler du ressenti général lors de la conduite et du pilotage de cette bombinette docile et civilisée mais, malgré tout explosive. En tout cas, nous sommes tous très motivés pour voir comment cette SEAT Leon Cupra 280 tiendra la comparaison face à la Renault Mégane RS, typée sportive, à souhait. Notre chef de file, pour se lancer dans une telle expertise, sera bien entendu, Laurent LASKOWSKI moniteur-pilote et pilote engagé dans le championnat de France Junior des rallyes, où il porte les couleurs de La Revue Automobile.

Performance


Performance
4 / 5
Tenue de route
4 / 5
Habitabilité
3 / 5
Consomation
3 / 5
Prix
4 / 5
Confort
3 / 5

Verdict

Conclusion:


Ce mariage étonnant entre la facilité de rouler en ville et l’envie de se lâcher, sans retenue et sans risque, à l’assaut de virages serrés ou de courbes rapides sur circuit, apparait comme la caractéristique principale de la Cupra. Dans chacune des situations, la SEAT propose la réponse adéquate. Vous choisissez le mode adapté : Confort, Sport ou Cupra et les lois de passage des vitesses, de la suspension pilotée et du différentiel à blocage actif se modifient. Vous pouvez donc profiter pleinement en toute circonstance de cette nouvelle référence en matière de berlines sportives. Bien évidemment, les consommations peuvent être variables, mais (hors circuit) elles sont contenues à 9,9 l en ville avec une moyenne, tous usages, d’un peu plus de 8 litres. Notre Cupra cinq portes, facturée à 34965 €, réussit le grand écart entre le comportement d’une bourgeoise bien élevée et d’une sportive délurée.

Bien vu :
La boîte de vitesses 
L’assistance pilotée de la suspension 
Le couple du moteur 

A revoir :
Le traitement de l’intérieur
Le volant un peu petit
Look un peu trop sage