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BYTON à la conquête de la voiture électrique : reportage !

Le constructeur Byton est jeune, mais ambitieux. Née de capitaux hongkongais en 2017, cette marque internationale a recruté plusieurs pointures, dont David Twohig (ex-Alpine) pour la technique et Benoît Jacob (ancien de Renault et BMW) pour le design…

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C’est durant notre essai de la BMW i8 que nous sommes allés rendre visite à la personne qui l’a dessinée, Benoît Jacob, aujourd’hui à la tête de la partie Design chez Byton. Ce premier reportage se concentre sur l’aspect technique et la description du constructeur tandis qu’un second sera entièrement consacré au design via une interview de Benoît Jacob.

Électrique et mobile

En tant que marque nouvelle, il n’y a pas d’héritage sur lequel s’appuyer. L’intégralité du projet est partie d’une feuille blanche. Il a fallu imaginer ce à quoi la marque ressemblerait et définir les contours « philosophiques ».
Dès le début, l’idée est de créer une voiture 100 % électrique et faire ce que l’on décrit en anglais « a smart device on wheels », à savoir un objet intelligent sur roues. Autrement dit, un objet connecté roulant.
L’idée est de partager la mobilité. Cela pourrait être votre voiture même si ce n’est pas votre voiture, en embarquant votre contenu et en le projetant dans le véhicule.

Byton : qui est-ce ?

Comme dit dans l’introduction, Byton n’a pas l’intention de faire de la figuration. Pour convaincre le père technique de l’Alpine A110, il faut probablement avoir de sérieux arguments. Le constat est le même en ce qui concerne Benoît Jacob, auparavant responsable du design chez BMW i (i3 et i8). Bien que les fonds soient chinois (ainsi que l’usine de production) et que le centre du design soit basé à Munich, la communication insiste sur le fait que ce n’est ni un constructeur chinois ni allemand, mais mondial. 25 nationalités travaillent au sein de la section Design de Byton et le site où se fait tout le développement technologique (moteur et digital) est basé à Santa Claara, dans la Silicon Valley. Dans le monde, Byton compte pas moins de 1 600 employés, dont 80 travaillent à Munich.


Du prototype à la série

Byton démarre son histoire avec un SUV. La M-Byte qu’Étienne a photographiée dans le studio munichois est le concept présenté à Las Vegas en 2018. Il est reconnaissable à l’absence de rétroviseurs extérieurs (remplacés par des caméras) contrairement au modèle de série, dévoilé au dernier salon de Francfort il y a quelques mois. Pour le reste, c’est très semblable comme vous pouvez le constater en flânant dans notre galerie photos dans laquelle on voit quelques photos officielles du modèle définitif.

Où et quand ?

À la première question, la réponse est partout. Le monde entier est visé. À la seconde, cela se fera par étape. À partir du second semestre, les livraisons débuteront en Chine. Dès 2021, ce sera au tour de l’Europe et de la Californie, le reste du marché américain et les autres marchés suivant par la suite. Les réservations sont faisables dès maintenant (sans paiement) en passant par le site ; Byton revendique 60 000 réservations dans le monde, dont 25 000 réalisées en Europe. Les tarifs débutent autour de 45 000 €, hors taxe, et hors aides gouvernementales. Le premier marché est la Norvège, pays très axé sur les voitures électriques. Plusieurs options seront au programme : choix entre 4 ou 5 places, tablettes à l’arrière…

Le plus grand écran du monde !

La M-Byte se distingue par son écran central de 48", ce qui en fait le plus large des modèles en série. Il est divisible en trois parties si besoin. On retrouve un autre écran de 7" dans le volant et un troisième de 8" pour le passager (non visible dans le prototype vert). Autre chose intéressante, les sièges avant peuvent tourner sur un axe de 10° pour faciliter la communication entre les occupants. Étienne, mesurant 1,97 m, a pu tester l’accès aux places arrière et il n’a eu aucune difficulté à s’installer. Un très bon point !


Quel réseau ?

Byton a conscience que le réseau de distribution (et d’entretien) est le point bloquant pour les constructeurs « non traditionnels ». Alors plutôt que de faire comme Tesla, l’idée est d’utiliser les réseaux existants. Malin ! Ça l’est d’autant plus que les distributeurs sont demandeurs de proposer une marque supplémentaire pour faire face à la réduction à venir de leurs chiffres d’affaires, inéluctable avec le déploiement des voitures électriques à l’entretien réduit.

Technique

Tout est allé très vite pour une marque même pas âgée de trois ans. Un concept de berline K-Byte a même déjà été présenté.
Sur le SUV, il y a le choix entre une version propulsion à un seul moteur (272 chevaux et 400 Nm) et une seconde version en quatre roues motrices avec l’apport d’un deuxième moteur portant la puissance totale à 408 chevaux. L’autonomie sur le cycle WLTP existe en trois versions : 360 km pour le modèle de base, 460 km pour la propulsion avec la batterie de plus grande capacité et 435 km en transmission intégrale.
La longueur de la M-Byte est de 4 850 mm. Le poids est compris entre 2 300 et 2 600 kg. Le véhicule a obtenu cinq étoiles aux crash-tests EuroNCAP.

Conclusion:


La seconde partie, l’entretien avec Benoît Jacob, arrive prochainement…