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Essai Audi A1 Sportback 40 TFSI : la bourgeoise aux accents de GTI

Audi, c’est une gamme de modèles pléthorique. Elle va de la supercar à la citadine en passant par les SUV en tout genre. Me voici avec en main la deuxième génération de son A1. Mais pas vraiment avec n’importe laquelle, puisqu’il s’agit de sa version la plus sportive, la 40 TFSI. En route, avec cette joyeuse bobinette jaune.

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Nouvelle Audi A1 : que du Sportback

Dès le premier coup d’œil, on ne peut confondre les deux générations de la citadine d’Ingolstadt. Le style tout en rondeurs de l’ancienne génération a été troqué contre une allure de voiture qui sent franchement le sport. Les concepteurs l’ont rendue nettement plus masculine avec ses arrêtes vives et cette face avant proéminente. Elle se permet même de singer ses illustres ancêtres des Rallyes avec les trois fentes d’aération placées sous le capot moteur.

Notons également que cette Audi A1 ne portera plus que le suffixe « Sportback ». En effet, la version à trois portes est abandonnée pour plus de rationalité de gamme.

Sous sa carrosserie, les ingénieurs utilisent la plate-forme MQB A0. Celle-ci est déjà fort connue puisqu’elle est déjà exploitée sur ses cousines : Seat Ibiza, Volkswagen Polo, et la dernière compacte tchèque, la Skoda Scala.

Audi A1 Sportback : une citadine…

Cette A1 Sportback tient sur 4,03 mètres de longueur. Avec cette mensuration, vous l’aurez compris, l’espace à bord n’est pas son fort. Cependant, avec 335 litres de coffre, elle accueillera mes quatre bagages 48 heures sans avoir fait appel à mes talents d’aficionado de « Tetris ».

Heureusement, l’espace intérieur n’est pas aussi étriqué. À l’avant, deux passagers peuvent s’asseoir confortablement et profiter de la finition haut de gamme de la planche de bord. Le pilote profitera même du Digital Cockpit derrière son volant et d’un écran tactile multimédia légèrement tourné vers lui.

Les places arrière sont facilement accessibles et l’espace dévolu aux jambes suffisant pour mon mètre quatre vingts. Par contre, je pense qu’il faut éviter d’empiler les convives sur la banquette. À deux, on est bien, à trois…

… branché et à la pointe.

L’A1 Sportback ne néglige évidemment pas la modernité. En termes de multimédia et d’aides à la conduite, elle est tout en haut de sa catégorie. Apple CarPlay, Android Auto et la navigation avec Google Earth sont bien dans le système multimédia. Pour les aides à la conduite, la petite citadine se place au niveau des dernières berlines avec un régulateur de vitesse adaptatif couplé à une aide au maintien dans la voie. N’oublions pas l’avertisseur de collision avec assistance au freinage d’urgence, la caméra de recul et, pour les mélomanes, la sono Bang & Olufsen propose un système hi-fi performant.


A1 et son 40 TFSI…

Ne croyez pas qu’il s’agit d’un V8 de 4 litres. Ce 40 est juste issu de la nouvelle nomenclature des noms d’Audi. Celui-ci indique que sous le capot moteur, les ingénieurs nous proposent un 4 cylindres turbo essence à double injection cubant 2 litres.

Il développe 200 canassons clairement disponibles entre 4 400 et 6 000 tr/min. Son couple de 320 Nm vient plus tôt. Il commence a pousser avec vigueur dès 1 500 et s’essouffle à partir de 4 350 tr/min. Une cavalerie qui autorise un 0 à 100 en seulement 6,5 secondes. Ce n’est pas fini, puisque cette « citadine » est d’office couplé à une boîte de vitesses automatique à double embrayage pilotable via le levier ou bien par les palettes cachées derrière le volant.

Audi A1 40 TFSI : dans les faits ?

Le réglage du châssis est clairement sportif, et c’est d’autant plus vrai que ma belle petite balle jaune est une version S Line pourvue de la suspension avec amortisseurs adaptatifs. Ici, c’est simple. Vous avez le choix entre le ferme du mode normal ou le très ferme du mode Sport. Si en ville cela semble un chouïa exagéré, sur route sinueuse de campagne cela change tout.

Elle virevolte de virage en virage. Le moteur ne demande qu’à monter dans les tours et la boîte de vitesses trépigne d’impatience pour monter un rapport. Les freins encaissent sans trop le faire savoir et si vous avez été un brin trop ambitieux, le train avant vous le communique gentiment en élargissant sa trajectoire en douceur. Dans ce cas, il suffit d’alléger le champignon pour retrouver le train avant. À défaut d’être fun, c’est un comportement très sain.

Audi A1 Sportback : la facture

Chez Audi, tout cela se paie, bien sûr. Audi demande au moins 20 000 € pour son A1 Sportback d’entrée de gamme. Notre bolide, qui est le TOP du TOP dans la gamme, s’échange quant à lui, avec sa finition S Line, à plus de 40 000 €. Par contre, question consommation, c’est la bonne surprise avec une moyenne de 6,7 litres.


Performance


Performance
4 / 5
Tenue de route
4 / 5
Habitabilité
2 / 5
Consomation
4 / 5
Prix
2 / 5
Confort
2 / 5

Verdict

Conclusion:


Cette nouvelle Audi A1 change clairement d’envergure. Tout y est un peu plus sérieux et construit que la précédente. Cette Sportback est aujourd’hui une citadine qui roule presque comme ses grandes sœurs.

Notre version, 40 TFSI S Line, offre un compromis de belle bourgeoise encanaillée qui fait payer extrêmement cher ses prestations de bon niveau. Mais quand on aime…