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Essai Mercedes C220d Cabriolet : à la rencontre de la vague géante de Nazaré

Avis à ceux qui n’aiment pas cette période sombre de cette fin d’année. Je vous emmène avec moi, à bord de la Mercedes Classe C Cabriolet qui permet de rouler confortablement sans toit, pour prendre la direction du soleil et de la vague géante de Nazaré. Un road trip qui devrait être remboursé par la SÉCU.

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Une énigme. Un road trip en Mercedes Cabriolet.

L’automne prend place petit à petit sur tout le territoire de l’Hexagone. L’envie de revivre un bout d’été bat en moi. Impossible de me remettre de ce soleil lusitanien qui me tenait au cœur. Il me fallait trouver un palliatif. J’ai donc essaie la cure de luminothérapie. Une technique qui simule nos rayons de soleil. Mais rien n’y a fait.

Bien heureusement, un mercredi, en cette fin septembre, un courrier m’est parvenu en recommandé. À l’intérieur, une clé ou plutôt une télécommande en plastique noir ornementée par une grosse étoile brillante. Pas de doute, c’était une clé Mercedes. Dans l’enveloppe, une lettre sur papier bouffant plié en quatre.

Je lus alors : « Cher vous. En cette fin d’été, nous vous proposons d’aller à la rencontre du célèbre Veado. Gardien moderne de l’une des plus fabuleuses manifestations maritimes sur le Vieux Continent.
Pour y arriver, nous vous fournissons votre destrier. Une Mercedes C220d Cabriolet AMG Line. Nous espérons que celle-ci sera au même niveau que D. Fuas Roupinho. Votre mission, si vous l’acceptez, est de faire un cliché de votre monture devant l’œuvre de l’artiste Agostinho Pires. »

Dans un premier temps, c’est l’incompréhension… Mais Késako ?

Après la torpeur des dix premières minutes, je me lance dans l’analyse et les recherches. Et en effet… Il existe bien un célèbre Veado (cerf en portugais) de pierre qui fait tous les ans, et en période hivernale, les choux gras de mes confrères sportifs de L’Équipe. C’est non loin de lui que l’on trouve les plus grosses vagues surfées au monde. Cette statue de 6 mètres de haut et lourde de 11 tonnes trône a à peine cent mètres du fort de Nazaré.

Le mot est dit. Je dois prendre la direction de Nazaré avec cette étoile roulante.


Rencontre avec la Mercedes C Cabriolet…

Clé en main, je pénètre dans le parking de la rédaction. Un petit « plip » sur la télécommande et je repère la signature lumineuse de l’engin. Toute de rouge et noir vêtue, elle dégage une impression de puissance. Il faut dire qu’elle est équipée du pack design AMG Line. Le bouclier enveloppant avant est largement percé par les prises d’air protégées par des grilles en nid d’abeille du plus bel effet. N’oublions pas la calandre flanquée de la grosse étoile qui semble vouloir avaler tout ce qui se présente devant elle. Le profil n’est pas en reste avec la capote noire soulignée par un jonc argenté, les jantes cinq branches noires et le bas de caisse sport. En passant en poupe, j’apprécie l’élégance du dessin des feux et de leur signature lumineuse complexe.

Portes ouvertes, j’entre dans l’habitacle légèrement éclairé par des LED qui courent tout le long du mobilier. J’apprendrai plus tard, en tapotant dans le configurateur, que je pouvais changer la couleur. Les plastiques y sont parfaitement assemblés et les ajustements dignes de Mercedes tout comme l’ergonomie un peu étrange. Elle demande quelques efforts au début, car elle s’avère vraiment originale. Ceci dit, au bout de 2 à 3 jours, l’auto n’a plus de secrets pour son pilote.

En route avec la C220d Cabriolet…

C’est le jour J. Le GPS indique 1 723 kilomètres. J’enclenche le moulin et le ronronnement caractéristique du diesel Mercedes est bien là. Un peu agricole au démarrage, il sait se taire au bout d’une poignée de minutes.

En même temps, ce cabriolet n’a pas mis longtemps pour me séduire complètement. Le 2.2 l turbo diesel et ses 190 canassons font effectivement oublier la masse de l’ensemble. Il délivre des poussées linéaires et constantes. Point de brutalité ici. Je suis plongé dans un monde de douceur.

Pour ne pas me faire happer dans les filets de la maréchaussée, j’enclenche les ADAS. Ainsi, la Mercedes se conduit presque toute seule. Elle gère ses distances, freine si besoin et pour la faire doubler, il suffit d’une pichenette sur le clignotant pour la faire changer de voie par elle-même. C’est magique !

Mieux que cet ensemble de douceur mécanique… le confort de suspension. L’amortissement contrôlé par des puces électroniques vous isole en gommant la moindre imperfection.

Que dire de l’isolation sonore ? C’est tout simplement stupéfiant pour un cabriolet ! À aucun moment on ne se dit que l’on roule recouvert d’une toile souple. Et en passant par les routes chaudes des campagnes de la Castilla Leon, on se sent protégé par le déploiement des saute-vent intégrés. Ainsi on est totalement épargné des remous et on profite à 100 % des rayons du soleil. À tel point que j’abandonnerai les voies rapides au profit des routes locales.

La vitesse moyenne y est plus faible, mais le plaisir y est décuplé. Cheveux au vent, soleil brûlant, je me permets de prendre les virolos en mode « viril ». La Classe C Cabriolet ne se désunit pas et affiche une précision impressionnante, malgré son encombrement handicapant d’environ 4,80 m de long. Chaque minute à son bord est un régal, surtout lorsque l’on jette un œil à sa consommation moyenne. 6,4 litres pour 100 km. C’est un chameau cette Merco !


La légende de Nazaré…

1 987 km au compteur en 3 jours. J’ai un peu rallongé apparemment. Mais me voilà devant le SPOT. Le fameux endroit où se termine le canyon sous-marin de Nazaré. C’est ce « couloir géologique » qui s’étend sur 250 km et 5 km de fond qui catapulte avec une énergie hors du commun les vagues géantes sur le « O Sítio ». Malheureusement, si en hiver elles passent les 30 mètres de hauteur, je devrai me contenter de vagues de 9 mètres. En même temps, je ne suis pas un surfeur… alors à défaut, je me rends au village pour grignoter les fameuses sardines pêchées du jour.

Avant de quitter l’endroit, je passe voir l’office de tourisme pour comprendre l’idée du Veado de Nazaré.

Il est le fruit de deux légendes. La première est assez simple à comprendre. C’est un surfeur. Il honore les fous de la vague qui se sont lancé le défi de glisser sur cette vague de légende.

La seconde est plus historique : « En septembre 1182, un matin de brouillard, D. Fuas Roupinho, le Gouverneur du Château de Porto de Mos, poursuivait un cerf. L’animal disparut dans l’abîme du haut d’une colline. Alors qu’il n’y voyait plus rien, son cheval s’arrêta brusquement. Il sauva ainsi la vie du Chevalier qui, en signe de reconnaissance, fit édifier une petite Chapelle de la Vierge de Nazaré. »

Performance


Performance
3 / 5
Tenue de route
4 / 5
Habitabilité
3 / 5
Consomation
4 / 5
Prix
2 / 5
Confort
4 / 5

Verdict : la raison

Verdict : la passion

  • - Prestation dynamique
  • - La capote souple
  • - Élégance sportive du style
  • - Le tarif
  • - boite souple, mais pas sportive

Conclusion:


Toute histoire à une fin !

Mission réussie… après une bonne journée de détente dans cette région mythique, il me faut rentrer et conclure cette aventure d’une rare douceur. Car oui, cette Mercedes C220d Cabriolet est une machine à voyager dans le temps. Avec elle, le parcours fait entièrement partie du voyage. On redécouvre, sous la lumière du soleil, les endroits les plus pittoresques possible. Tout cela isolé des agressions du monde extérieur.

Dans la vie de tous les jours ? Son bloc moteur-boîte délivre toutes ses compétences. Aussi agréable en ville que sur autoroute, il ne manquera jamais de chevaux. Le seul vrai hic… certainement l’espace pour les passagers arrière. Comme dans tous les cabriolets, les sièges arrière sont là pour dépanner. Ahhh… n’oublions pas non plus que ce superbe engin ne s’adresse qu’à une certaine élite capable de libérer plus de 70 000 € pour ma version.