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Essai nouvelle BMW Série 3 : toujours la référence ?

BMW, c’est la marque qui a créé le segment des berlines Premium sportives avec la première génération de Série 3, apparue en 1975. Depuis, 15 millions d’unités ont parcouru les routes du monde entier et nous voilà en face de la septième génération. Nous voici du côté de Cognac, pour vivre cet essai entre raffinement, sport et tradition.

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La nouvelle BMW Série 3, c’est quoi ?

La septième génération de la BMW Série 3, baptisée G20 en interne, doit séduire. Mais pas question de heurter une clientèle ultra conservatrice. Dès lors, les stylistes ne peuvent pas vraiment nous proposer un design révolutionnaire. Tout juste a-t-on droit à une Série 3 plus sensuelle. Et c’est déjà pas si mal !

La silhouette est donc très familière, mais le coup de crayon y rajoute des angles francs soulignant des surfaces plus nettes. Le museau conserve le double haricot caractéristique, mais ils se rejoignent dorénavant. Autre nouveauté, la calandre monte sur le capot moteur et les optiques plus détaillées à technologie à LED touchent le brillant de la grille. Le bouclier est quant à lui plus élégant en finition Luxury ou bien largement percé par des écopes d’air avec les finitions Sport.

À l’arrière, les feux LED deviennent plus étroits et larges. Bien qu’élégants, nombreux spécialistes y trouveront une certaine ressemblance avec ceux d’une Lexus IS 220. Pour ma part, je trouve cette poupe plus élégante et sportive, avec notamment la malle de coffre perchée un peu plus haut et les deux sorties d’échappement de série.

Question dimensions, cette nouvelle BMW Série 3 gagne des centimètres avec une longueur de 4,71 mètres et une largeur de 1,83 mètre. Si ces centimètres allongent sa ligne pour la rendre plus désirable, ils servent également à son empattement qui gagne 41 millimètres. Et ils se retrouvent dans l’habitacle avec une meilleure habitabilité aux places arrière ainsi qu’une soute à bagages qui passe à 480 litres. À noter que la banquette arrière peut être rabattue selon un rapport 40/20/40 de série.

Puisque nous sommes dans l’habitacle, restons-y un peu en montant aux places avant. Car il vaut largement le coup ! La grosse jante du volant cache désormais des compteurs digitaux sur toute la gamme. Pour profiter du plus évolué, il faudra évidemment passer par les finitions ou options. Juste à côté, l’écran multimédia est toujours tactile. Il est toujours aussi complet et donc complexe à utiliser. Si vous avez un ado à la maison, il vous le configurera en « deux temps, trois mouvements ». Si ce n’est pas le cas… patientez ou alors parlez à votre BM.


Nouvelle BMW Série 3 : oui, on peut lui parler !

Cette nouvelle Série 3 accueille un système de reconnaissance vocale qui, selon la firme, s’adapte et apprend à vous connaître. Tant mieux, car pour Étienne et moi-même, cela a été une partie de fou rire.

C’est simple, demandez-lui de mettre radio classique et elle met RTL. Demandez-lui comment vont les freins, et elle vous dit d’aller chez le concessionnaire. Demandez-lui de réchauffer l’habitacle et elle vous rétorquera « je ne comprends pas ». Bref… plus simple d’utiliser l’écran et les boutons que de lui parler.

Nouvelle BMW Série 3 : les moteurs

Sous le capot moteur, BMW nous propose pour son lancement deux moteurs essence et trois moteurs diesel. Les moteurs ne sont pas tout nouveaux, mais des mises à jour techniques leur permettent de répondre aux dernières normes Euro 6d-TEMP.

BMW croit toujours clairement dans le diesel pour sa berline et ils ont raison. Rien de tel pour rouler des centaines de kilomètres, surtout qu’avec le filtre à particule et l’AdBlue, ces moteurs sont devenus presque « verts ».

L’offre diesel commence avec la BMW 318d qui propose 150 chevaux pour 320 Nm de couple. Ce moteur qui représentera le gros des ventes sera suivi par la BMW 320d qui fait grimper la puissance à 190 ch et 400 Nm de couple. Les deux sont liés à une boîte manuelle à 6 rapports, mais en passant par le catalogue options, ils peuvent gagner l’excellente boîte auto ZF à 8 rapports et même la transmission xDrive à quatre roues motrices.

En essence, la nouvelle gamme BMW Série 3 commence avec la 320i. Ce quatre cylindres essence de 2,0 litres accumulent 184 ch pour 300 Nm de couple d’office associé à la boîte de vitesses automatique à huit rapports. Ensuite, on retrouve la BMW 330i. Si elle conserve le même moteur, la horde passe à 258 chevaux et 400 Nm de couple.

Plus tard, en haut de gamme, il existera la BMW 330d. Elle abandonnera le 4 cylindres diesel pour un 6 cylindres de 3 litres TwinTurbo. Ce bloc proposera une cavalerie de 265 chevaux pour 580 Nm de couple, le tout associé à la boîte ZF8. En essence, la BMW M 340i fera le spectacle avec ses 374 pur-sang. Cette version sera d’emblée équipée de la transmission xDrive.

Pour les plus vertueux d’entre nous, la BMW 330e hybride rechargeable, sera également de mise. Elle cumulera 252 chevaux et même 293 ch grâce à la fonction « XtraBoost ». Sa batterie sera capable de la faire rouler sur 60 kilomètres sans émettre un gramme de CO2. Notons que cette BMW 330e sera une hybride athlétique puisque le 0 à 100 km/h ne prendra que 6 secondes.


En route avec la nouvelle BMW Série 3 !

La BMW Série 3 était la référence des berlines à propulsion. Mais ça, c’était avant. Avant qu’Alfa Romeo lance sa Giulia qui fait tout aussi bien que la Bavaroise. Un affront que ne pouvaient supporter les ingénieurs de la marque à l’hélice.

Dès lors, le cahier des charges imposait aux ingénieurs plus de dynamisme, plus de performance et plus de plaisir. Pour ce faire, le châssis repris de la Série 5 a été profondément optimisé pour offrir un centre de gravité plus bas, une rigidité accrue de 25 à 50 % par rapport à sa devancière, une répartition des masses parfaite avec un ratio entre les deux essieux de 50/50 et un régime lui permettant d’annoncer une perte moyenne de 55 kilogrammes sans oublier une carrosserie plus aérodynamique : la valeur Cw est passée de 0,26 à 0,23.

Et dans les faits… cette nouvelle BMW Série 3 impressionne. Nous avions pu essayer la BMW 330i M Sport. Son châssis réagit comme un katana. Il est d’une finesse et d’une précision digne d’une GT lorsqu’on le sollicite. Les suspensions pilotées, fermes, trop peut-être, limitent le tangage à son maximum. La direction, qui était la faiblesse de l’ancienne génération, a été revue pour communiquer davantage. L’électronique veillera toujours au grain pour laisser la Série 3 sur le droit chemin. Par contre, avec l’ESP déconnecté, il faudra être humble, car elle aime le drift, surtout avec la version 330i et son différentiel à glissement limité.

En conduite plus douce, elle fera apprécier son silence (avec l’option double vitrages à 250 €), mais ses suspensions auront bien du mal à gommer les imperfections de la route. Une Série 3 c’est Sport ! … et trop Sport en ville ! Autre hic, sa consommation à l’attaque dépasse allègrement 13 litres alors que si on se la joue en « éco-conduite », elle tombe à 9 litres aux 100 km.

Nous avons également pu essayer la 320d avec ses 190 chevaux carburant au diesel. Elle marie la stabilité et l’efficacité de sa propulsion au tempérament frugal de son mazout. Difficile de faire plus de 7,5 litres. Et cela même à l’attaque. Le tout se fait en plus avec un certain plaisir de conduite. Les relances sont charpentées. Un petit espace pour dépasser un camion. Pas de problème. On fait tomber 2 ou 3 rapports de l’excellente boîte de vitesses ZF et la 320 d vous colle au siège. 4 secondes après, il faut vite lever le pied, car la vitesse légale est largement passée.

Performance


Performance
5 / 5
Tenue de route
5 / 5
Habitabilité
3 / 5
Consomation
4 / 5
Prix
2 / 5
Confort
2 / 5

Verdict

  • - Caractère sportif du châssis
  • - Les moteurs toujours à la pointe
  • - Stature inimitable BMW
  • - Les prix et options
  • - Confort trop ferme
  • - La commande vocale

Conclusion:


La nouvelle BMW Série 3, un grand cru !

Oui, les concepteurs de la nouvelle Série 3 ont réussi à remettre cette BMW au sommet du segment des berlines sportives premium. Les générations se suivent et marquent l’histoire de l’automobile. Un peu à l’instar d’un bon Cognac. Elle se déguste avec délicatesse, passion ou bien avec le cœur palpitant et le pied droit lourd. Peu importe, une Série 3 sait tout faire. Mais attention, la concurrence lui lèche tout de même les pneumatiques en attendant son premier faux pas… qui est peut-être ses tarifs.

Car, comme de coutume, BMW n’hésite pas à proposer ses automobiles presque nues. Bien sûr, l’essentiel est de série, mais pour avoir une vraie BMW, il faut choisir une finition haut de gamme (Luxury ou M Sport), des équipements de confort et de style qui lui font défaut.

D’ailleurs les deux autos qui nous été prêtées avaient plus de 17 000 € d’options. Ce qui porte notre BMW 320d M Sport à 62 590 €, alors que la BMW 330i Luxury continue sa marche en avant avec 64 220 €.

Photos© Etienne Rovillé

N'oubliez pas notre comparateur de fiches techniques, il vous permet sur une seule page de visualiser les performances, dimensions, puissance, etc... de deux modèles. Par exemple notre nouvelle BMW 330i xDrive VS l'Alfa Romeo Giulia 280 Veloce.