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McLaren : 10 ans de production !

En 1992, McLaren dévoilait sa puissance de frappe avec la McLaren F1. En 2009, la société de Woking annonce la production de la MP4 12C, qui marque le véritable lancement sur le marché des véhicules de tourisme de la marque. 10 ans après ce bon départ, faisons le tour de la marque emblématique depuis ses débuts, car si McLaren est désormais ancrée comme marque de Supercars et écurie de Formule 1, son créateur, Bruce McLaren, ne résonne pas souvent en lien avec la société.

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Bruce McLaren : un petit génie de l’automobile

La marque, qui prend évidemment ses racines en Formule 1, démarrera donc avec le Néo-Zélandais Bruce McLaren, pilote officiel de l’écurie Cooper qui sera, en 1959 et à 22 ans, le plus jeune vainqueur de Grand Prix, à Sebring. Il lancera son équipe, la Bruce McLaren Motor Racing, en 1966 avec le modèle M2B doté du moteur Serenissima, équipé d’un V8 Ford. Cette indépendance lui permet de choisir sa stratégie et il gagne ses premiers points à la première saison de son équipe, au circuit de Grande-Bretagne.

Dès 1968, les voitures produites par McLaren connaissent un gros succès en Formule 1, mais également dans les courses de second ordre, notamment CanAm et Endurance. Bruce McLaren remportera la course CanAm lui-même, à bord de ses propres voitures, la M6A puis M6B.

Cette même année, il est question d’aller taquiner Ferrari, Ford et Porsche en Groupe 4. En 1969, Trojan, le partenaire industriel de Bruce McLaren, tente de développer une version « endurance » de la M6. Cependant, le règlement imposera désormais 50 exemplaires produits pour homologuer le véhicule en course. Stratégie revue, il sera question de devenir un vrai constructeur. Là où certains jetteront l’éponge, Bruce y voit un nouveau défi. Bilan : un V8 Chevrolet de 5,7 L sortant 375 ch. Le tout sur un châssis en aluminium avec un total de 725 kg.

Le premier prototype est produit dans les ateliers de McLaren et sera destiné à Bruce, lui-même. Trojan en fabriquera 2 autres. Et la production s’arrêtera. En 1970, le 2 juin, à Goodwood, Bruce se lance dans un test de la nouvelle M8D. Malheureusement, déséquilibré par la perte de son capot moteur, Bruce perdra le contrôle du véhicule et percutera le mur juste avant le virage de Woodcote. Il est tué sur le coup, à 32 ans.

Le décès du jeune entrepreneur est un choc pour le monde automobile. Le projet M6 GT est d’abord décalé pour finalement être totalement abandonné. L’équipe se concentrera sur la Formule 1 avec à la tête de l’équipe, l’Américain Teddy Mayer.


L’arrivée de Ron Dennis : victoire !

Jusqu’en 1976, la marque décroche de belles victoires avec notamment le championnat pilote cette même année. Par la suite, la marque subit le manque d’évolutions technique et se retrouve en difficulté. Les victoires leur échappent y compris le championnat constructeur. Un changement majeur interviendra grâce au sponsor de McLaren Racing, Marlboro qui opère un rapprochement avec l’équipe Project Four, dont Ron Dennis est le directeur. L’alliance a lieu en 1980 et Ron Dennis devient le propriétaire de l’équipe et son directeur opérationnel.

Ce changement sera crucial dans l’évolution des résultats de McLaren qui enchaînera les titres mondiaux des pilotes, de 1984 à 1991.
En 1985, McLaren Racing deviendra le TAG McLaren Group lors de l’intégration du groupe TAG.

La voiture de tourisme : un défi pourtant enterré

Les succès en Formule 1 s’accumulant pour McLaren, un nouveau défi intéresse l’équipe et son directeur : concevoir une voiture de tourisme. En 1989, une usine est donc créée face au siège de McLaren Group, à Woking.

Le premier projet sera celui de la McLaren F1 présentée en 1992 au Salon de Genève. C’est l’ingénieur Gordon Murray qui sera en charge de son développement. Équipée d’un V12 atmosphérique de 6,1 L elle développe 627 ch. Elle détiendra le record de la voiture la plus rapide du monde jusqu’en 2005, à l’arrivée de Koenigsegg. Une voiture de tourisme donc, mais pas n’importe laquelle !

En 2000, TAG McLaren Group deviendra McLaren Group. S’ensuivront, entre 2000 et 2009, plusieurs changements dans l’actionnariat du groupe dont l’arrivée de Daimler AG.

C’est en 2009 que la marque communiquera le lancement d’une nouvelle voiture de tourisme : la MP412C. Produite à partir de 2011, elle sera donc le véritable lancement de la marque au boomerang. Ce modèle participera grandement au développement de la société avec plus de 3 500 exemplaires produits.

S’ensuivront les succès connus de la marque avec des modèles comme la P1, la 720s ou encore la Speedtail, ou plus récemment, l’Artura et la 765LT.


Besoin d’air… : l’effet COVID

Depuis 2011, la société de Woking se développe et les ventes n’ont cessé d’augmenter allant jusqu’au niveau de ses grands concurrents comme notamment Lamborghini. En 2015, la marque vendra autour de 1 650 véhicules et deux ans plus tard, en 2017, 3 340 véhicules seront commandés ! Léger recul en 2019 avec 4 662 voitures vendues, mais stable par rapport à 2018.

2021. Dix ans donc que McLaren produit en continu des Supercars. Avec un succès indéniable, mais une certaine pression financière, notamment due au départ de Ron Dennis, en 2017 qui a coûté à la marque 300 millions d’euros. S’en est suivie la pandémie qui a clairement nui à la marque avec un recul des ventes de 73 %. Après un prêt d’environ 190 millions d’euros par le propriétaire majoritaire, McLaren a vendu un tiers de son équipe de F1 ainsi que son siège de Woking à la fiduciaire Global Net Lease (GNL) pour environ 200 millions d’euros. La marque sera locataire de ses locaux de 22 000 m² et un bail a été signé pour 20 ans.

Une phase de restructuration pour la firme anglaise qui ne freine pourtant pas sa progression puisque pour ses 10 ans, McLaren s’apprête à fêter son 100e distributeur en 2021, tout en poursuivant son expansion mondiale. Puis côté développements, l’arrivée de l’Artura et bientôt de l’Artura spider, annonce un nouveau chapitre dans l’avenir de la marque et des Supercars hybrides. Prometteur.

Conclusion:


Finalement, merci à McLaren pour ces 10 ans d’exception, de victoires, et surtout de rêve. On ne doute pas que les 10 prochaines années soient tout aussi riches !

Bonne route.
#Drivesafe

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