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Romano Artioli, le père de la Bugatti EB 110, est de passage à Molsheim

Les ateliers de Bugatti à Molsheim, en Alsace, viennent de vivre un grand moment d'histoire. L'homme qui a relancé la marque française, fin des années 80, vient pour la première fois faire un tour sur le site de la firme. Âgé de 86 ans, mais avec l’enthousiasme d’un jeune homme, Romano Artioli a commenté les dernières évolutions du monde de l’automobile et a échangé avec Stephan Winkelmann, le Président de Bugatti, sur l’avenir de la marque.

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Après avoir laissé un message très personnel sur le livre d’or des invités de Bugatti, Romano Artioli a livré son sentiment sur sa visite à Molsheim : « Molsheim est un lieu magique où les rêves deviennent réalité. Je suis à la fois honoré et touché d’avoir été reçu ici et je vous remercie de votre accueil chaleureux. Je suis heureux de voir mon rôle dans l’histoire de l’entreprise reconnu de la sorte et fier d’avoir apporté ma pierre à l’édifice dans l’histoire de Bugatti, une marque de légende au firmament de l’automobile. »

Dans les années 1980, Romano Artioli était un importateur et un concessionnaire automobile de renom du nord de l’Italie. Il a notamment dirigé une grande concession Ferrari et a été importateur pour diverses marques japonaises. Déjà à l’époque, sa collection de voitures faisait la part belle à Bugatti. Il possédait en effet plusieurs modèles historiques de la marque. C’est donc tout naturellement qu’il a décidé d’essayer de relancer la célèbre marque française en rachetant, en 1987, les droits sur la marque. Romano Artioli crée alors Bugatti Automobili S.p.A et prend la tête de l’entreprise. Par la suite, il fait construire un site de production à Campogalliano où sera produit l’EB110 de 1991 à 1995, avant de devoir fermer les portes de l’usine.

Aujourd’hui, la marque redémarre là où elle a commencé. Bugatti est retourné à Molsheim en 1998. Depuis, sur le site alsacien, l’entreprise produit les hypersportives les plus fascinantes du monde. Quant à Romano Artioli, il est resté un amateur inconditionnel de la marque. À 86 ans, il n’entend pas se retirer de la vie professionnelle. « Le monde de l’automobile est bien trop fascinant. Il suffit de se rendre sur un site unique comme celui de Molsheim et de sentir l’esprit pionnier qui y règne pour se convaincre que ce n’est pas le moment de se retirer. Je ne tiens pas à rater les formidables évolutions à venir de l’automobile. », a expliqué Romano Artioli.