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Salon de Francfort : l’avenir d’Opel

Sur le stand Opel, l’ambiance est électrique, mais pourtant bon enfant. Cependant, nous ne sentons pas les équipes aussi sous tension que chez d’autres constructeurs présents sur le salon. Partout, l’électrique est mis en avant jusqu’à saturation, de quoi vider les batteries du passionné automobile de la première heure. Chez Porsche, les vulgaires modèles thermiques, telle la nouvelle 911, sont relégués dans l’arrière-boutique, presque invisibles. Seul le Taycan compte. Chez Volkswagen, des ID3 partout et pas le moindre moteur thermique.

Du côté d’Opel également, nous croyons à l’électrique, mais sans y plonger corps et âme. Petit tour du stand et de l’avenir de la marque.

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Nous trouvons donc sur le stand quelques modèles thermiques présentés sans honte, ceux-là mêmes que la grande majorité des acheteurs acquièrent sans honte. Le constructeur expose ainsi l’Astra restylée dont le plus gros changement esthétique vient de la grille de calandre. Le système d’infodivertissement est largement revu tandis que le plus important se passe sous le capot avec de nouvelles motorisations essences et diesels plus efficientes.

Et de 6 !

La grande nouveauté, néanmoins, c’est la Corsa de 6e génération. La citadine repose sur une base de nouvelle Peugeot 208, mais propose sa propre personnalité. D’abord en style, plus sobre que la 208, elle saura séduire une clientèle pour qui la 208 est la Peugeot est devenue trop vulgaire. Sans tomber dans le conservatisme, la Corsa propose un excellent équilibre stylistique, moderne et efficace. Sa force est de proposer des technologies au plus grand nombre, tels les phares matriciels, une première sur une citadine.

Dans les bonnes nouvelles, c’est la chute de poids drastique vis-à-vis de la cinquième génération. Jusqu’à 130 kg de moins et seulement 990 kg sur la balance pour la version la plus légère, de quoi la rendre à la fois plus dynamique et plus économique. Non seulement en termes de carburant (motorisations essences ou diesels disponibles), mais également d’usure des pneumatiques et du système de freinage.

Le constructeur promet également une conduite spécifique, plus typée Opel, avec des réglages de suspensions et de train roulant spécifique ainsi qu’une direction moins directe au niveau du point milieu afin de rendre la conduite sur autoroute plus confortable.

Une gamme complète

La marque allemande mérite que l’on s’y intéresse tant elle semble sur une bonne dynamique ces derniers temps. Outre les Insigna Sport Tourer et le pratique mais peu sexy ludospace Combo Life, Opel présente sur son stand son SUV hybride, le Grandland X Hybrid4.

Sous sa robe biton rouge et noir nous trouvons un groupe motopropulseur hybride composé d’un 1,6 litre essence PureTech de 200 ch et de deux moteurs électriques de 109 ch (un à l’avant et l’autre à l’arrière) pour une puissance combinée maximale de 300 ch. Cette solution technique lui permet donc de profiter d’une transmission sur les 4 roues.

Grâce à sa batterie de 13,2 kW/h, le SUV compact est capable de parcourir jusqu’à 52 km en tout électrique tandis que le 0 à 100 km/h est parcouru en tout juste 7 secondes pour une consommation officielle (WLTP) de 1,6 l/100 km et seulement 36 g/km de CO2.

Le Grandland X Hybrid4 s’affiche à partir de 47 750 € avec la finition haute Elite et 51 500 € en finition Ultimate. Des tarifs qui vous font bénéficier des meilleurs équipements et technologies disponibles.

Nous n’y échapperons pas

Si l’électrification arrive en douceur sur ce SUV hybride, la Corsa e ne fait pas dans la demi-mesure en proposant une motorisation entièrement électrique de 136 ch et 260 Nm alimentée par une batterie de 50 kWh. Ainsi pourvue, l’autonomie de la citadine est annoncée à 330 km (WLTP) et une recharge de 30 minutes pour retrouver 80 % de charge via une wallbox.

Outre l’équipement complet, le 0 à 100 km/h effectué en 8,1 secondes et divers modes de conduite (Normal, Eco et Sport), l’Opel Corsa e présente un chargeur universel sur lequel divers embouts peuvent prendre place afin de charger la citadine n’importe où, de la prise domestique au superchargeur en passant par les prises publiques. Bien vu !

Tenue de sport exigée

Qui se souvient de l’Opel Elektro GT de 1971. Ce petit coupé tout électrique destiné à la compétition était déjà capable d’une vitesse maximale de 200 km/h.

En 2019, Opel remet le couvert avec une Opel Corsa e Rally. Comme son nom l’indique, elle est destinée à courir en compétition. Loin d’une simple étude ou proposition, le modèle écumera les routes dès 2020 lors des manches du championnat allemand des rallyes. Pas loin d’une vingtaine de véhicules participeront ainsi à une course monotype, l’ADAC Opel e-Rally Cup, qui servira de tremplin pour de jeunes pilotes qui pourront ensuite évoluer vers des catégories supérieures telles les Corsa R2 du Championnat d’Europe Junior Rallye.

Affichée à 50 000 €, la sportive électrique embarque des motorisation et batterie inchangées, mais une automobile fortement modifiée pour la compétition. Ainsi l’amortissement, le freinage et les pneumatiques sont dédiés à la compétition tandis que l’ABS et l’ESP sont entièrement désactivés.

Outre l’image de marque liée à la compétition, la Corsa e-Rally est un challenge d’un point de vue technique vis-à-vis de la sécurité autour de l’électrique, tant pour les pilotes, la voiture que pour les spectateurs. Le gros travail effectué en ce sens bénéficiera à terme à l’ensemble des modèles électriques du groupe PSA tel le Combo Life électrique prévu pour 2022.