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Essai MINI cabriolet 2018 : Indémodable MINI

Faut-il réellement vous parler du « record historique de ventes de MINI dans le monde en 2017 » de 372 000 unités ? Non. On s'en doutait un peu à vrai dire… et pour s'en convaincre, il suffit de faire un tour dans la rue et d'observer. À Paris, à Londres, à Istanbul ou bien dans le monde entier, l'on croise toujours une MINI.

+ de photos Mini Mini 2018

Et la MINI que l’on essaye aujourd’hui n’est pas vraiment une nouvelle MINI. Celle-ci est « actualisée, car il s’agit d’une mise à jour plutôt que d’une nouveauté », précise-t-on à la Communication de la citadine So British. En effet, pourquoi changer la recette d’un produit qui marche ?!

?La petite bombinette, descendante de la voiture de Mr Bean, reste fidèle à l’originale en termes de proportions et d’esprit. MINI, c’est l’essence de la plus petite voiture qui offre le plus d’espace. Et cette dernière se distingue grâce à une nouvelle motorisation 192 ch, quelques fioritures et autres enluminures qui, au-delà de séduire, se révèlent être un atout de personnalisation notoire.

Le détail le plus probant reste bien évidemment le nouveau logo en 2D, censé lui forger un côté vintage et faire un clin d’œil en référence à l’ancienne. Il y a également ces nouveaux rétroviseurs qui projettent sur le sol un logo MINI. Soit ! C’est un concept.

Nouvelle MINI Copper Cabriolet 2018

Mais ce qui nous a le plus charmés, ce sont les feux stop qui arborent le motif « union Jack », serait-ce un excès de chauvinisme de la part d’une voiture fabriquée en partie à Oxford ? Ou alors serait-ce une caractérisation de l’humour anglais, sorte de pied de nez pour enfoncer le clou auprès des Européens après le Brexit ? Quoi qu’il en soit, la vision de ce drapeau britannique, intégré à des feux full LED sur le séant de cette citadine couleur starlight blue, a quelque chose de fascinant.

Et comme la frénésie royale ne s’arrête pas en si bon chemin, le constructeur historiquement britannique propose de pousser la customisation à son climax grâce à des inserts décoratifs MINI Yours, qui sont pour certains phosphorescents et s’illuminent lorsque vous passez dans un tunnel. Ou encore la personnalisation des ouïes latérales où vous pourrez y inscrire en 3D un message, un nom de votre choix. Ceci, bien évidemment en option… Oh my God !

Côté motorisation, la « grosse » nouveauté réside dans la nouvelle boîte de vitesses automatique à double embrayage à 7 rapports couplée à un « start and stop » intelligent, pour optimiser et réduire la consommation. Ainsi, fini le fameux levier de vitesses, à enclenchement à crans, avec tissu en cuir, désormais place à nouveau levier électronique quelque peu déroutant.

La nouvelle MINI est équipée d’un nouvel écran — tactile, bonjour les belles traces de doigts insupportables ! — couleur de série, avec une nouvelle interface. C’est bien beau, mais niveau configuration, on regrettera une absence d’affichage plus précis pour le guidage GPS.

Parmi la pléthore d’équipements et services proposés : un service de conciergerie, une carte 4G de série, une deuxième prise USB et quelques curiosités comme le « Find Mate ». Contrairement à ce que laisserait penser son nom, il ne s’agit pas d’un nouveau club de rencontre entre possesseurs de MINI, mais plutôt d’un porte-clé traçable via un GPS, que vous accrochez au sac à main de votre compagnon, en vue de l’espionner ! Autre petite fonctionnalité censée améliorer le confort des « communications téléphoniques », l’installation d’un micro supplémentaire à l’arrière. Loin de nous, toute idée paranoïaque, ces gadgets raviront les services secrets notamment le GCHQ !

À conduire, la MINI est toujours aussi délectable. Comme de grands enfants, on saute à bord d’une Cooper S cab et à peine le moteur démarré, on décapote pour rouler cheveux aux vents. Ne la comparez surtout pas à un kart, car elle n’a rien d’un véhicule tape-cul, même si elle sait être d’une souplesse étonnante et d’une agilité fantastique dans les virages. En ville, elle se faufile partout, telle une petite souris. Son gabarit compact s’immisce parfaitement dans les voies étroites de Paris, notamment celles où les conducteurs aiment bien rouler au milieu de deux voies.

Une fois la capitale quittée, sur les routes de campagne, on a tout de suite envie de la pousser dans les tours, alors on désactive l’ESP et l’on enclenche le mode sport qui s’active dorénavant avec un bouton. Mais si vous voulez vraiment décupler le plaisir de conduite, il faudra absolument passer sur l’incontournable boîte mécanique, dont le passage de rapport se fait avec une précision redoutable.

Pour les plus snobs, qui, en dépit de l’offre de customisation et des éditions spéciales existantes, souhaitent se distinguer encore plus de tous les possesseurs de MINI. Il reste cet ultime choix qui est l’acquisition d’une indémodable ancienne MINI Austin. Et pour cela, il y a l’atelier My MINI Revolution, un garage tenu par Adrien Harang, un passionné qui restaure et remet en état et à neuf – allant même jusqu’à transférer le volant à gauche – ces anciens bolides d’antan. Un gage d’authenticité qui rassurera les passionnés qui n’ont pas envie de se soucier des problèmes et autres contpersonnalisati anciennes.

On aime :
- Sa couleur flashy et originale starlightblue
- Les feux full LED au motif Union Jack
- Son côté punchy et bombinette même en Cooper

On aime moins :
- Le tout en option, qui fait grimper les prix !
- La vision arrière dans le rétro intérieur réduite à cause de la capote rabattue
- L’étroitesse du coffre dans la version cabriolet

Daniel Latif

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