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Essai Mini Cabriolet Cooper S : Une John Cooper Works, ou presque

Si la Mini cabriolet est surtout vue comme un objet pour fashion-victim, sa version parée du patronyme " Cooper S " se révèle être bien plus qu'un accessoire de mode capable de promener ses propriétaires le long des boulevards Haussmanniens. Cette petite Anglaise et son moteur turbo essence sont taillés pour damer le pion à un très grand nombre de GTi. Pour preuve...

+ de photos Mini Cooper S Cabrio pack John Cooper Works

Comment y échapper ? La Mini cabriolet est la reine incontestable et incontestée de nos zones urbaines. Son look so trendy et sa taille de lilliputienne font chavirer les cœurs des midinettes et des badauds. Dans la gamme du constructeur, il y en a une qu’il ne faut surtout pas prendre à la légère : la Cooper S. Avec ses 192 chevaux sous le capot, cette Mini n’est clairement pas à mettre entre toutes les mains. Et pourtant, Mini m’a proposé d’en prendre le volant dans les environs de La Ciotat. Alors, gazzz.

Essai

Mignonne ?

Ma bombinette est une Cooper S pas comme les autres. Elle s’équipe en option d’un kit John Cooper Works à 5 900 € qui la fait tomber du côté obscur de la force. Si elle conserve ses gros phares ronds sertis d’un anneau, tout mignons, elle abandonne le chrome pour un noir profond. Un noir qui se retrouve sur les ailes, les jantes de 18 pouces et la grille de calandre en nid d’abeille flanquée du logo « S ». Le bouclier avant, s’il s’épaissit de quelques millimètres, reçoit surtout de nouvelles prises d’air qui se chargent de gaver d’air un moteur qui produit de furieuses vocalises.

Pourvu du kit John Cooper Works, le 4 cylindres injection directe de 2 litres et son double-turbo qui annonce 192 chevaux de série, fait grimper la cavalerie à 211 canassons. La belliqueuse, avec ses nobles pur-sang et une masse qui a su rester sous les 1 300 kg, s'avère capable d’expédier son 0 à 100 km/h en 7 secondes et de franchir les 230 km/h.

En route

Confortablement installé dans l’habitacle, je presse la gâchette centrale de rouge vêtue. Le 4 pattes se met à murmurer dans les graves. Le système d’infodivertissement placé au centre du tableau de bord, paramétré par les gens de Mini, me propose un itinéraire de plus de 300 km mêlant ville, autoroute et voies touristiques de l’arrière-pays.

Bouton

En y regardant de plus près, je m’aperçois que mon bolide dispose du Mini Driving Mode qui permet de gérer l’efficacité et le confort des suspensions, du moteur, de la boîte de vitesses et de la direction. J’ai une quinzaine de kilomètres à parcourir dans La Ciotat. Mes souvenirs de la génération précédente m’obligent à passer en mode Green. Une bonne idée, puisque cette Mini me fait profiter d’une petite mollesse des amortisseurs qui m’épargne l’inconfort des rues au bitume disparate. Pendant ce temps, la boîte automatique à 6 rapports égraine tranquillement ses rapports, sans un à-coup. Dans de telles conditions, l’ordinateur affiche une conso moyenne d’un peu plus de 8 litres.

Le rythme s’accélérera juste après la barrière d’autoroute. Pied au plancher, la cavalerie se met à gronder et me plaque au siège baquet. Et environ 10 secondes après, le bolide atteint la vitesse légale. Fini de faire mumuse… J’active le régulateur de vitesse autoadaptatif à 130 km/h et laisse le radar gérer la distance de sécurité avec les autres véhicules. Le bruit est bien maîtrisé au niveau de la toile, mais les résonances des roulements gâcheront le rendu sonore de ma playlist. Les kilomètres passent et la moyenne reste à 8 litres aux 100 km.

Enfin, le GPS me demande de prendre une bretelle pour rejoindre des départementales. La journée est fraîche, il fait 11 °C, mais un cabriolet se vit cheveux au vent. Alors, d’une petite inflexion, j’enclenche le mécanisme d’ouverture de la toile, les sièges chauffants et le chauffage. Quel plaisir !

Les routes deviennent plus sinueuses et ma machine trépigne depuis trop longtemps. Je passe en mode « Sport ». Bigre… ! La direction pèse maintenant 3 tonnes. La boîte est descendue de 2 rapports, tandis que le moteur monte en régime. J’accélère franchement. L’échappement entame son récital dans les graves et lâche des coups de tonnerre au lever de pied. Tel un vrai kart, elle enroule les virolos à grande vitesse pour qui sait user du transfert de masse et du frein en virage. Sinon, l’ESP – plutôt efficace – ne pourra combler le trop-plein d’espoir du pilote et le train avant affichera des symptômes de Parkinson, pour au bout du compte, tirer tout droit. À ce rythme, la machine est infernale et demande de la dextérité.

Régime salé...

Style, qualité de fabrication, performances et cabriolet. Un mariage qui fleure bon le plaisir de rouler, à condition que le client soit prêt à mettre la main au portefeuille. Car c’est bien là que réside le principal défaut de cette Mini Cabrio Cooper S : elle est tout sauf bon marché ! À son prix de base de 35 350 €, mon modèle d’essai rajoute un déluge d’options qui me vaut un exemplaire à… 44 693 € ! Oui, oui, vous avez bien lu ! Et à ce prix-là…
Note plaisir : 16/20
Note de raison : 4/20

Bien vu :
- Le look méchant
- Les performances
- Une toile efficace

À revoir :
- Le prix
- Coffre rikiki
- L’échappement trop bruyant

Benoit Alves

Votre avis nous intéresse sur :  Essai Mini Cabriolet Cooper S : Une John Cooper Works, ou presque

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cobra
2016-03-16 11:36:33  

Il faut le vouloir car à ce prix, il y a d'autres choix plus intéressant. Elle n'a rien d'exceptionnelle même pour ses performances !

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xavier
2016-03-17 07:49:21  

Monte dedans avant de parler. Et non à ce prix il n'y a rien de mieux que la Mini Cabriolet Cooper S Works

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