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Essai Toyota Hilux : la légende des sables 1er partie

Le constructeur japonais, Toyota, qui avait lancé au début des années soixante un programme de véhicules à quatre roues motrices digne des Jeep de la Libération, créa sans le savoir, une légende de l'automobile.

C'est en effet en 1958 que le premier pick-up Toyota Hilux sortit des chaînes de montage du géant nippon. Aujourd'hui, il cumule plus de 18 millions d'unités vendues à travers le monde. En Europe, il domine sans vergogne la catégorie avec une part de marché de 23,1 %. Chez les irréductibles Gaulois, ce pourcentage grimpe encore à un peu plus d'un quart du marché avec 25,6 % soit 3 271 immatriculations en 2015.

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Le roi du désert  !

Gagnant petit à petit des galons pour son endurance, sa robustesse, ses capacités de chargement et ses aptitudes en tout-terrain, le Hilux devint rapidement un roi du désert. À tel point qu’une bataille porte aujourd’hui son nom : « The Toyota War ». Il s’agit de la dernière phase du conflit tchado-libyen en 1987.

Alors que l’aviation française venait de bombarder les places fortes du général Mouammar Kadhafi, les troupes tchadiennes utilisaient plusieurs dizaines, si ce n’est des centaines d’Hilux, pour affronter, au sol, des tanks et des soldats 7 fois plus nombreux qu’eux. Cet Hilux avait pour lui sa rapidité d’action, sa capacité de charge (une mitraillette lourde ou même des lance-roquettes tiennent dans sa benne) et sa robustesse en tout-terrain pour en faire une véritable arme de guerre.

Imaginez la publicité faite par les photos de l’époque, montrant des combattants roulant dans la poussière dans des pick-up flanqués du gros logo « TOYOTA » sur le panneau arrière de leur engin. Revers de la médaille et 20 ans après cela, le Toyota Hilux est le véhicule des guerres civiles et des conflits low-tech partout en Afrique et en Amérique du Sud.

Tellement robuste que nos confrères de Top Gear lui avaient également consacré tout un épisode. Durant 45 minutes, le trublion de l’émission, Jeremy Clarkson le noya dans une marée, le brûla, l’installa en haut d’un immeuble que l’on allait faire exploser quelques minutes après…, rien n’y fit, le Hilux redémarra à chaque tentative, sous le regard stupéfait de l’animateur.

La 8e génération…

Autant vous le dire tout de go, le Hilux qui parcourait les sables du Sahara et celui que nous propose Toyota, n’ont plus grand-chose en commun. Conservant sa robustesse sans faille, mais délaissant son look d’armoire normande des anciennes générations, le nouvel opus lorgne de plus en plus vers les SUV modernes.

De face, la double-calandre mélange, en partie supérieure, la grille de type « Keen Look » unifiée aux projecteurs, alors que le bouclier enveloppant percé par une calandre inférieure trapézoïdale s’inscrit dans la ligne de style Under Priority de Toyota. Enfin, les antibrouillards repoussés aux extrémités du bouclier renforcent l’impression d’assise solide de l’avant.

En poupe, le Hilux gagne en finesse grâce à ses feux arrière redessinés et dotés de déflecteurs qui améliorent l’efficacité aérodynamique. Les flancs quant à eux abandonnent les élargisseurs d’ailes bien délimités au profit d’une transition plus douce entre le bouclier et les passages de roue musclés, un détail qui ajoute au raffinement des lignes. Pour finir, l’allure générale gagne en élégance grâce au montant central noir des carrosseries Double Cabine et Xtra Cabine, et au choix de nouvelles jantes alliage 17 ou 18 pouces.

À bord de l'Hilux

Le côté rustique passe aux oubliettes. Certes, on est encore loin de l’habitacle raffiné des berlines d’Audi ou bien du cockpit d’avion de chasse de la nouvelle Peugeot 3008. Mais le nouvel Hilux dit au revoir aux plastiques costauds façon jouets Fisher-Price et à l’agencement intérieur des automobiles des années 80.

Le tableau de bord se vide de ses boutons au profit d’un écran tactile de 7 pouces qui sert de système d’infodivertissement. Ainsi le pilote (ou le copilote) peut appairer son Smartphone en Bluetooth, écouter en streaming sa musique et se rendre à bon port grâce au GPS.

Habitacle

Dans la continuité du rajeunissement intérieur, le levier de vitesses a été raccourci pour adoucir la sélection, désormais plus comparable à celle d’une voiture de tourisme. En outre, le choix du mode de conduite, dont le mode 4x4, s’effectue encore plus simplement par des boutons adjacents à la boîte de vitesses.

À bord, 5 passagers seront plutôt bien accueillis tandis que de nombreux rangements font leur apparition. La boîte à gants comprend un compartiment inférieur fermant à clé, ainsi qu’un compartiment supérieur, relié à la climatisation, pouvant garder au frais deux bouteilles d’eau de 500 ml.

La suite de notre essai Toyota Hilux est ici, en cliquant sur Essai Toyota Hilux : plus SUV, mais toujours Pick-Up.

Essai

Performance


Performance
3 / 5
Tenue de route
3 / 5
Habitabilité
3 / 5
Consomation
2 / 5
Prix
3 / 5
Confort
2 / 5

Verdict