Volkswagen

Essai Volkswagen Up! GTI : à l'ancienne, mais pas trop

Que ce soit par ses concept-cars ou quelques modèles de sa gamme, Volkswagen est imbibé par son passé automobile. C'est d'autant plus le cas avec le badge GTI, apparu en 1976 avec la première Golf du nom. Dernière née dans la gamme sportive, la Volkswagen Up! GTI se présente comme une interprétation moderne de la bombinette des années 70.

+ de photos Volkswagen UP GTI 2018

Le poids, cet ennemi
Si la Volkswagen Golf GTI est encore disponible sur le marché malgré ses 42 ans de carrière, la digne héritière de la GTI originelle est la Volkswagen Up! GTI. C’est en tout cas ce que le constructeur tente de mettre dans nos mémoires, après nous avoir assuré que la compacte tenait déjà ce rôle. Preuve en est avec la communication axée sur l’héritage sportif de la marque, et la comparaison des fiches techniques entre la citadine moderne et la première compacte sportive de l’histoire.

Un raccourci pas forcément usurpé, tant la Volkswagen Up! GTI évoque son illustre aïeule. À commencer par des dimensions ramassées et un poids maîtrisé de 997 kg pour la nouvelle sportive. De ce fait, elle ne réclame pas l’artillerie lourde en matière de mécanique, et respecte donc l’essence même du célèbre badge. Modernité oblige, le moteur atmosphérique est enterré pour de bon, au profit d’un 3 cylindres 1,0 litre turbo de 115 ch pour 200 Nm de couple.

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Un châssis bien trop contrôlé
Dérivé de sa version plus sage que l’on retrouve dans la gamme de la Volkswagen Up!, le trois-pattes ne manque pas de souffle. Forcément aidée par une masse à trois chiffres, la voiture avoue un 0-100 km/h en 8,8 secondes, alors qu’au chapitre des reprises, elle réclame près de 7,0 secondes sur le 3e rapport à l'exercice du 80-120 km/h. Malgré une boîte longue, le moteur délivre un caractère assez attachant, une fois passée la barre des 3 000 tr/min. Le tout dans une sonorité, certes artificielle, mais plaisante par la note rauque délivrée à l’échappement.

En conduite plus sportive, la Volkswagen Up! GTI avoue vite ses limites. Outre une position de conduite de pure citadine, avec un volant réglable uniquement en hauteur, le châssis n’est pas à la hauteur des performances : l’amortissement présente des effets de pompage étonnants et le moindre excès d’optimisme, ne serait-ce que pour faire pivoter l’arrière volontairement, est castré par l’électronique non déconnectable. Si l’ESP intervient progressivement sur les freins (pas de quoi entamer leur excellente endurance toutefois), il ne laisse aucune latitude pour s’offrir un sourire sur le visage.

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Comme à l’ancienne ?
Avec un peu plus de dosage à l’approche du virage, il est possible de contourner les garde-fous électroniques. On profite ainsi de la santé de l’un des meilleurs 3 cylindres que j’ai pu essayer pour ressortir du virage, sans que les 115 ch ne requièrent le contrôle de traction. C’est bien plus gratifiant que de sentir l’ABS sollicité par l’ESP, même si le rythme adopté est un peu moins rapide qu’à l’accoutumée. Finalement, la Volkswagen Up! GTI se déguste avec un peu de retenue, à des vitesses par forcément excessives pour en tirer le meilleur. Peut-être est-ce là l’âme de la Volkswagen Golf GTI des années 70 ? J'en attendais toutefois un peu mieux de cette petite sportive.

De son aînée, la Volkswagen Up! GTI reprend toutes les références stylistiques. On note la préparation cosmétique finalement sobre, mais bien exécutée avec les liserés rouges, les badges GTi aux quatre coins et les jantes de 17 pouces. Cependant, la Up! demeure encore haute sur pattes, et ce malgré une assiette abaissée de 15 mm par rapport à la version conventionnelle.

L’habitacle suit la même trajectoire avec quelques inserts spécifiques et un traitement à peine sportif. Et on ne peut pas rester insensible à la sellerie à carreaux écossais caractéristique, qui habille des sièges confortables, mais au maintien perfectible en virage. On regrette au passage certaines pingreries à ce niveau, tel que le pédalier moulé dans du plastique dur, des vitres électriques non séquentielles ou un système GPS tributaire d’un smartphone.

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Elle tient presque ses promesses
Si l’on s’attendait au retour de la GTI à l’ancienne, on se retrouve au volant d’une puce des villes certes vitaminée, mais dotée d’un châssis bien trop muselé par l’électronique et bourré de compromis. Mais la Volkswagen Up! GTI arrive toutefois à se montrer attachante, notamment dans un segment disparate.

Affichée à partir de 16 790 euros en carrosserie trois portes (17 290 euros en cinq portes), l’Allemande n’a pas à rougir devant la Renault Twingo GT à peine plus onéreuse. Seule une Abarth 595 pourrait lui donner des leçons en matière de sportivité, mais la radicalité de l’Italienne et son prix de 18 600 euros ne lui donnent pas l’avantage.

Note : 4/5

Bien vu
 : Caractère étonnant du moteur
Poids plume
Comportement rassurant

À revoir
 : Châssis muselé par l’électronique
Position de conduite surélevée
Quelques détails ergonomiques

Soufyane Benhammouda

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cobra
2018-02-01 10:58:47  

pourquoi une si petite auto pese 1 tonne!!!!!!!!!!!!!!!!non l on ne fait pas de progres plutot l inverse alors les jeunes seraient ils plus ---------

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