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Essai BMW M4 VS Mercedes-AMG A 45 S : les TEUTONS jaunes

La rumeur dit que « le rouge, ça va vite ! ». Eh bien, sachez que le jaune également. Pour preuve, nous voici en main de deux bolides venus d’outre Rhin capable de tenir la dragée haute aux meilleures supercars du moment. Pourtant, elles ne sont que de « simple » évolutions ultrasportives de modèles plus raisonnables. Mais leur passage dans les ateliers de Motorsport pour la Munichoise et d’AMG pour le modèle à l’étoile ont pour effet de les faire jaunir de rage.
N’écoutant que notre courage, nous voilà sur le circuit de La Ferté Gaucher pour prendre le volant de ces deux belles TEUTONNES jaunes. Chers lecteurs, voici le match incongru entre la BMW M4 Competition et la Mercedes-AMG A 45 S 4MATIC.

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La vague JAUNE venue d’Allemagne !

Associé à la joie, à la bonne humeur, au rayonnement, au bien-être et même à l’idéalisme, le jaune est une couleur vive et stimulante… Ce ne sont pas nos deux bolides du jour qui nous feront dire le contraire.

La première est la toute dernière BMW M4 Competition. Comme ses ancêtres, M3, elle use d’un 6 cylindres. Sauf que la technologie y est dorénavant ultraprésente. Si ce bloc ne cube « que » 3 litres, il est gavé d’air par un énorme turbocompresseur à double étage. Pour respecter l’environnement, les motoristes lui ont greffé une injection directe et un système microhybride. Ce dernier est en charge de récupérer l’énergie au freinage, en condition normale de roulage, pour alimenter les systèmes électroniques et de confort.
L’écurie monte à 510 chevaux pour 650 Nm de couple et ne passe que sur le train arrière via une boîte de vitesse automatique à palettes au volant à 8 rapports.

La seconde est bien différente avec des dimensions plus compactes. Elle se contente de 4,44 mètres de longueur alors que la BMW allonge ses lignes sur 4,79 mètres.
Sous le capot de cette Mercedes, on trouve le 4 cylindres le plus puissant jamais produit en grande série. S’il se contente d’une cylindrée de 2 litres, avec son turbo qui souffle dans ses bronches, cette Classe A propose une cavalerie de 421 bourrins pour 500 Nm de couple.
À la différence de la M4, elle envoie sa horde sauvage sur les 4 roues grâce à sa transmission 4MATIC. Ce système intègre une fonction dite « AMG Torque Control », ce qui permet de disposer d’un système de vectorisation du couple sur l’essieu arrière par l’intermédiaire d’un second embrayage. Notre Classe A est donc d’office équipée du mode « Drift ».

Voilà pour la présentation… passons au Match !


La plus belle robe ?

Ce point est totalement subjectif, me diriez-vous… eh bien, cela n’empêche pas d’avoir son avis.
La BMW est la plus clivante des deux avec sa grosse calandre verticale. Certains la comparent à un groin de sanglier et d’autres, comme moi, trouvent que cette version simplifiée de la grille, avec des barrettes horizontales et pas de contour, offre une vraie « gueule bestiale ». N’oublions pas les multiples éléments en carbone, les boucliers largement percés et les quatre canules d’échappement qui font un baroufle digne de son rang.
La Mercedes n’a pas grand-chose à lui envier. La calandre est plus « classique » avec sa bouche horizontale et béante. Elle contraste avec le reste de la gamme grâce aux barrettes verticales de la grille. L’ensemble de cette face avant fait indéniablement penser à la sculpturale AMG GT… du moins de face, car le profil est bien celui d’une Classe A bodybuildée. La proue est très « voyante »… en même temps comment ne pas remarquer l’immense aileron et l’extracteur d’air ?

Il est donc très difficile de les départager. Ceci dit, le point ira à la BMW qui attirera bien plus l’attention des badauds.

La plus belle de l’intérieur ?

Passons à l’intérieur… car c’est bien sympa d’avoir du style, mais on vit bien dans l’habitacle de nos autos. L’une comme l’autre disposent d’un cockpit frôlant la perfection. Les ajustements, le mélange de matières, les systèmes électroniques et les écrans tactiles sont de très haute facture.
Par contre, le mélange des couleurs de la BMW M4 est… très allemand dans le style. À savoir, bien trop original. Le mélange du bleu pastel et du jaune fluo, sans oublier le noir du mobilier est certes super différenciant, mais pas des plus raffiné. En dehors de cette considération, nous ne pouvons omettre de noter que la Mercedes a un coup d’avance sur le multimédia.
La plus petite des deux dispose d’une commande vocale alors que le grand coupé se contente d’une commande gestuelle, qui n’a pas d’autre intérêt que d’amuser la galerie.

Mon point sera pour la Mercedes.


La plus belle pour aller danser ?

Les tempéraments des deux bolides sont diamétralement différents. Nous voilà en train de comparer un 4 cylindres à 4 roues motrices à un 6 cylindres propulsion. Alors question « fun », c’est de prime abord très simple. Sauf que c’est tout l’inverse.
D’une, les performances sont étrangement très proches. Le 0 à 100 km/h ne demande que 3,9 secondes pour les deux modèles. La traction intégrale et les 70 kilogrammes de moins de la petite AMG compensent la différence de puissance en ligne droite. Par contre, dès que la route se fait sinueuse, les deux machines proposent des comportements bien distincts.

La Mercedes est très douée en courbe rapide. Sa traction intégrale avec la répartition de puissance entre les trains roulants fait merveille. Plus on accélère et plus l’AMG semble être aspirée au sol dans les longs virages. Par contre, une épingle, et tout le bénéfice de cette traction est perdu. C’est même quasi impossible de bien placer son museau. Ici, elle réagit comme une traction avant en allongeant inexorablement sa trajectoire.
C’est tout l’inverse de la BMW. En pleine accélération, il faut la tenir virilement, car son popotin ne demande qu’à faire des rondes. En courbes rapides, il faut être patient avec la violente cavalerie. Une épingle et c’est le bonheur. On charge le train avant et l’arrière enroule littéralement, avec une petite glisse pour le style. Le train avant est scotché au sol alors qu’il faut savoir gérer le train arrière… À défaut, il ne faut pas avoir peur de danser le tango.

Les rictus sur les commissures des lèvres sont bien plus importants lorsque l’on pilote la Munichoise. Le point est donc pour la M4.

La plus belle pour le banquier ?

Il reste un point de taille à exposer. Celui du coût.
Bien évidemment ces engins ne sont pas offerts.

La firme à l’hélice vous demande de débourser un minimum de 104 550 € pour sa M4 Competition. Mais à ce tarif, il lui manque pas mal de choses non essentielles et donc totalement obligatoires. C’est pour cela que notre modèle s’affiche à plus de 140 000 €.

La Mercedes est « plus raisonnable » dans son offre. En même temps, ce n’est qu’une Classe A. La firme vous l’échangera contre un chèque de 70 700 €. Tout comme le modèle venu de Bavière, notre petite AMG fait le plein d’options portant son prix à plus de 90 000 €.

Les chiffres étant têtus, c’est bien la Mercedes qui prend ce point.

Conclusion:


Nous sommes donc sur un 2 partout. Un match nul qui n’arrange personne. Mais, en même temps, ne sommes-nous pas ici pour juger le plus beau jaune ? Car peu importe si l’une est plus performante ou l’autre moins chère. Le plaisir sera forcément au rendez-vous.

Par contre, il faut bien avouer que le « jaune citron pas mûr » de la M4 Competition est vraiment très réussi. Il fait donc pencher la balance vers la Bavaroise qui remporte ce duel.
De fait, la BMW M4 Competition devient la plus belle des Teutonnes jaunes.


Performance


Performance
5 / 5
Tenue de route
5 / 5
Habitabilité
3 / 5
Consomation
2 / 5
Prix
1 / 5
Confort
2 / 5

Verdict : la raison

Verdict : la passion

  • + BMW : le fabuleux 6 cylindres
  • + Mercedes : la traction integrale
  • + BMW et Mercedes : la finition
  • + BMW et Mercedes : discrétion assurée !
  • - BMW : places arrières étriqués
  • - Mercedes : le train avant
  • - BMW et Mercedes : le prix

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