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Essai BMW X7 M50d : c’est du lourd !

BMW voit les choses de plus en plus en grand. Je ne parle pas du marché ou de la technologie, mais bel et bien de sa gamme de SUV. Et quoi de plus normal, puisqu’à travers le monde, plus d’un modèle sur trois est un modèle X. La France n’échappe évidemment pas à ce raz de marée.

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Vous savez compter jusqu’à 7 ? Parfait, vous êtes alors enfin prêt à découvrir les 7 modèles X de BMW et tout particulièrement ce nouveau SUV Limousine, le X7. Pour en prendre le volant et vous rendre compte de nos premières impressions, venez avec nous lors de notre essai du côté du lac d’Annecy.

BMW X7 : ke-sa-ko ?

La gamme X de BMW est déjà bien fournie avec les compacts X1 et X2, les familiaux X3 et X5, les sportifs X4 et X6. Cette gamme s’enrichit aujourd’hui avec le X7 qui, comme son patronyme l’indique, chapeaute la gamme aussi bien par ses dimensions que par ses prestations.

Le X7 c’est un engin qui allonge sa ligne sur 5,15 mètres de long, soit 3 cm de moins que la Série 7. À cette longueur de limousine, il faut rajouter une envergure digne d’un aigle royal déployant ses ailes de 2,20 mètres de large. Pour sa hauteur, sachez qu’il y a de grandes chances qu’il vous surclasse avec 1 mètre 80 de hauteur.

Vous l’aurez compris, il ne joue pas du tout dans la même catégorie qu’une Twingo. Il en impose franchement ! Tout comme le parti pris des stylistes qui n’ont pas fait dans la finesse.

De face, on se prend de plein fouet l’immense calandre à doubles haricots caractéristique de la marque. Percée en partie inférieure par de grandes écopes d’air taillées à la serpe et relevée d’une finition mate (dans ma version M Sport). Les optiques sont étrangement fines et accentuent cette impression de puissance, un peu à la façon d’un MACH, les camions made in USA.

La partie arrière est du même acabit avec une verticalité prononcée entrecoupée par des lignes horizontales. Le profil ne fait pas dans la dentelle avec une ceinture de caisse haute légèrement plongeante sur l’avant, un toit horizontal, d’immenses jantes de 22 pouces (sur ma version M) et des barres de toits pour le côté pratique.


Ma BMW X7 du jour !

BMW France a choisi de n’importer que trois motorisations pour le lancement du bestiau. En essence, le client potentiel aura le choix entre X7 xDrive40i et le X7 xDrive40i. Si ce choix est très limité, il offre au moins 340 ch et 450 Nm de couple. Le problème, c’est que sa consommation normée de 9 litres aux 100 km l’affuble de 198 gr de CO2 et donc d’un malus écolo de 10 500 €. Alors les ambitions sur cette version sont très faibles, voire inexistantes.

Bien heureusement, le X7 est propulsé par des moteurs à mazout, bien plus alertes pour ce genre d’engin. Le X7 xDrive30d s’accommode d’un 6 cylindres turbo de 3 litres cumulant 265 chevaux et se tenant à 6,5 litres de diesel aux 100 km. Soit 171 gr de CO2 et un malus de « seulement » 5 113 €.

Celui qui nous intéresse aujourd’hui, c’est le haut de gamme, le X7 M50d. S’il récupère le même bloc que le 30 d, c’est-à-dire un 6 cylindres de 3 litres, la cavalerie franchit un cap pour atteindre 400 pur-sang et 760 Nm de couple. De quoi propulser les 2 460 kg de 0 à 100 km/h en 5,4 secondes. La contrepartie pour atteindre ces performances est les 129 540 € du prix d’achat et les 8 753 € de malus.

BMW X7 : de l’espace à bord

Avec sa taille de limousine, vous vous doutez bien que ce X7 est plutôt du genre accueillant. Il y a même assez de places pour 7 passagers ou, en option, 6 passagers avec la disparition de la banquette arrière. Car ce X7 a été conçu pour cela. Le voyage en classe affaires, mais à plusieurs.

Les sièges sont tous réglables électriquement, même ceux de la troisième rangée qui ne sont pas que destinés aux Lilliputiens. Un gaillard d’un mètre quatre-vingt peut y prendre place. Si, et seulement si, il est un poil souple, car l’ouverture entre les rangs 2 et 3 n’est vraiment pas très accessible et demande quelques notions de yoga.

Quand on parle de voyage, on ne peut omettre la soute à bagages. Ici, j’ai trois chiffres pour vous. 362, 750 et 2 120. C’est le volume en litres qui correspond à chaque configuration 7, 5 ou 2 places.


BMW X7 : le transporteur

Dès les premiers tours de roue, on comprend assez vite que le bestiau n’est pas du genre à laisser entre toutes les mains. Son gabarit qui force le respect n’est pas simple à gérer dans nos contrées. Il faut avoir l’œil pour placer ses 2,20 mètres de large entre les barrières des parkings. Bien heureusement, le SUV dispose de tout un attirail de caméras qui évitera d’accrocher les trottoirs et autres pièges disposés dans la jungle urbaine.

Bien heureusement, il est largement plus aisé de s’approprier l’engin sur routes ouvertes. Comme en ville, on appréciera ses suspensions pneumatiques de série qui flirtent avec le sans-faute. C’est doux et cela absorbe les imperfections de la chaussée.

Le pied droit vous titille. Pas de problème ! D’un doigt assuré, il suffit d’enclencher le mode « Sport Plus » et de positionner la boîte de vitesses en « S », pour transformer ce « minibus » en machine hargneuse. Ainsi configuré, le X7 s’abaisse de 20 mm, les suspensions se raidissent, le moteur change de vocalise et la boîte fait tomber des rapports.

Bon, n’allez pas croire que les ingénieurs de Bavière sont des magiciens. Les lois de la nature sont ainsi faites que les deux tonnes cinq du monstre l’empêchent de se transformer en bête de rallye. Par contre, son couple boîte/moteur relance toujours avec vigueur et ne laisse pas grand-chose lui faire la nique… sauf si une épingle fait son apparition. Là, il faudra prendre patience, et laisser passer l’orage pour récupérer du train avant. Lui, ce qu’il préfère, c’est d’être sur voie rapide. Ici, il enquille les kilomètres en respectant ses passagers.

Performance


Performance
3 / 5
Tenue de route
3 / 5
Habitabilité
5 / 5
Consomation
2 / 5
Prix
2 / 5
Confort
4 / 5

Verdict

  • - Espace à bord
  • - Modularités
  • - Performances du moteur
  • - Le châssis tient le coup
  • - Le gabarit
  • - Poids lourd
  • - Conso : + de 12 litres

Conclusion:


Ce X7 n’est que la suite logique de la gamme des SUV BMW. Il fallait à la marque de Bavière un engin capable de répondre au Mercedes GLS qui profite de sa position sans concurrence pour asphyxier le marché chez nos cousins yankees et sur le l’Empire du Milieu

Pour nous, pauvres Européens, son intérêt est tout de même bien plus limité au vu de notre espace. Sa taille de 36 tonnes limitera clairement son potentiel dans nos vieux centres urbains. Mais à défaut, le X7 offre d’excellentes prestations sur autoroutes et est même capable de crapahuter là ou le bitume s’arrête.