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Essai Honda Jazz Crosstar e:HEV : la malicieuse hybride

Malgré une excellente réputation de fiabilité, Honda semble avoir du mal à se faire une place en France et ce n’est pas la Jazz qui dira le contraire. Pourtant, la citadine au look de monospace ne manque pas d’arguments, a fortiori ces temps-ci en proposant exclusivement une motorisation hybride. Entre malice et économie, n’envoyez pas valser la Jazz trop vite.

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Alors, il est vrai que la Jazz n’a jamais bénéficié d’un physique facile. La nouvelle itération ne déroge pas forcément à la règle malgré son grand regard rond que l’on dirait issu d’un manga. Dans l’ensemble, la citadine japonaise est haute et relativement étroite. Bref, n’insistons pas, le format monospace n’a jamais été une réussite esthétique, quelque soit la même au plus haut de sa gloire.

La déclinaison Crosstar de la Jazz se la joue baroudeuse contre un surplus de 2 500 € en proposant l’accastillage classique du genre, les protections en plastique noir, les barres de toit ainsi que la garde au sol surélevée (ici de 16 mm). La Jazz ajoute à cette déclinaison les jantes de 16 pouces ainsi qu’une calandre et des boucliers avant et arrière spécifiques. Si la Crosstar n’est pas un canon de beauté, elle n’est pas repoussante pour autant et ses promesses de modularité incitent sérieusement à se diriger dans l’habitacle.

Définition du pragmatisme

La Honda Jazz, c’est sans doute ce que l’on peut faire de mieux en termes d’espace intérieur. Dans son format contenu (4,09 m de long sur 1,73 m de large sur 1,56 m de haut), la Nippone est capable d’accueillir des adultes de bons gabarits aux places arrière, que ce soit en espace aux jambes, à la tête ou aux coudes. Elle facilite même l’accès à ces places par l’ouverture des portières quasiment à 90°, de quoi installer un siège auto sans se contorsionner par exemple ou encore charger des objets encombrants.



En effet, grâce à l’ingénieuse banquette « magic seats », il est possible de relever l’assise pour dégager un bel espace. Inversement, si l’on rabat le dossier de la banquette, le coffre correct de 300 litres se transforme en immense malle à plancher plat de 1 200 litres. Tout simplement génial !

La Japonaise propose en plus deux boîtes à gants, un rangement dans l’accoudoir, des vide poches non négligeables, une sono de 300 W, des sièges hydrofuges et un écran multimédia de 9 pouces avec navigation et compatible Apple CarPlay et Android Auto, ou encore les radars de stationnement avant et arrière. Il faut dire que notre version Crosstar, à 27 100 €, n’est disponible qu’en version haute Exclusive.

Une vraie citadine

Outre ses nombreux aspects pratiques qui rendent le quotidien plus simple, la petite Honda est particulièrement à l’aise en ville. Au-delà de son encombrement contenu, c’est sa conduite qui satisfait en zone urbaine grâce à une excellente visibilité, une direction légère et sa carrosserie étroite.



Cette finition Crosstar propose un amortissement légèrement plus souple que la déclinaison normale, rendant la Jazz appréciable en ville, ne craignant ni les dos-d’âne ni les pavés. Les sièges également proposent un accueil satisfaisant au quotidien sans faire dans l’exceptionnel pour autant tandis que la motorisation sait se montrer performante et peu bruyante.

Le 1,5 litre essence i-VTEC de 97 ch secondé par deux moteurs électriques dispose d’une puissance cumulée de 109 ch pour 253 Nm de couple. L’ensemble permet à la Jazz d’accélérer de 0 à 100 km/h en 9,3 secondes pour une vitesse maximale de 173 km/h. La citadine roule ainsi majoritairement en électrique, déchargeant et rechargeant sa batterie selon que l’on accélère ou que l’on freine. Un mode B permet d’ailleurs une plus forte régénération, sans se faire particulièrement plus puissant que le mode normal cependant. Garante de douceur en ville, la boîte CVT à convertisseur de couple fait son office à merveille tandis que la transition entre thermique et électrique est très peu perceptible, sauf en cas de forte sollicitation de la pédale de droite. La plupart du temps, le moteur thermique sert avant tout à alimenter le moteur électrique et non directement à faire tourner les roues.

Dans ces conditions urbaines et périurbaines, la Jazz nous a gratifiés d’un excellent 4,2 litres aux 100 km.

Manque de polyvalence

Très efficace en ville, la Jazz convainc nettement moins sur autoroute où son insonorisation n’est clairement pas dimensionnée et le volume sonore à bord se révèle fatigant à la longue. Ajoutez à ceci le 4 cylindres qui s’emballe et la boîte CVT qui mouline sur ce terrain et vous obtenez un résultat assez moyen avec une consommation qui s’envole à 6,9 litres aux 100 km. Le tableau n’est pas tout noir et la Japonaise offre des accélérations et reprises correctes grâce à son poids contenu de 1240 kg. Mais dans l’ensemble, l’autoroute n’est pas son terrain de jeu.



Tout comme les routes secondaires. La Jazz saura y circuler sans problème, bien entendu, mais son châssis brille par l’absence de dynamisme sans pouvoir être sauvé par des pneus basse consommation, attention sur route humide.

Conclusion:


Pas amusante pour un sou, la Jazz n’en demeure pas moins un excellent choix selon votre usage. Quasi parfaite en ville, très pratique et économe, modulable de façon absolument géniale dans des dimensions réduites, la Jazz saura vous emmener faire de longs trajets à l’occasion. Si vous êtes principalement urbain, cette Jazz vous comblera et les samedis chez Ikea ne seront même pas un calvaire !

Performance


Performance
4 / 5
Tenue de route
3 / 5
Habitabilité
5 / 5
Consomation
4 / 5
Prix
4 / 5
Confort
4 / 5

Verdict

  • Espace intérieur
  • Magic Seats géniaux
  • Consommation en ville
  • Douceur d'utilisation
  • Consommation sur autoroute
  • Bruit sur autoroute

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