Essai Lapierre e-Explorer 6.5 : le vélo électrique à l’aise partout

Le monde de la mobilité est en pleine mutation, et le tout-voiture tend à laisser sa place à un système multimodal où véhicules partagés, transports en commun et véhicules particuliers de tout type prendront place. Un changement avant tout urbain, certes ; ces zones étant les mieux équipées pour que certains puissent se passer de voiture. Il est donc temps à La Revue Automobile d’essayer des vélos, tel ce Lapierre e-Explorer de conception française.

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Peu sectaires, nous aimons aussi la bicyclette à la rédac, certains d’entre nous pédalant (très) régulièrement. C’est mon cas. Alors, quand les Cycles Lapierre, une très belle marque française, me proposent d’essayer un modèle de sa nouvelle gamme, je fonce sans hésiter et choisis un VTT semi-rigide (entendez, avec un amortisseur uniquement à l’avant).

Un e-Explorer 6.5 donc, sans surprise puisque vous avez lu le titre. Pourquoi ce choix, alors que j’aurais pu opter pour un modèle plus urbain, justement ? Parce qu’il correspond plus à ma pratique et que c’est un bon moyen de le juger. Il est ainsi très capable en ville mais également en dehors. Cependant, nous le verrons plus loin, il n’est pas pour tout le monde.

Un vélo massif

C’est la première chose qui me vient à l’esprit en le découvrant, d’autant que la seule couleur disponible, un marron, ne l’affine pas visuellement, au contraire même. Il n’avait pourtant pas besoin de ça !



En effet, le Lapierre e-Explorer voit son tube inférieur hypertrophié afin de laisser place à la grosse batterie Bosch de 500 Wh. De son côté, le pédalier reçoit le moteur Bosch et manque tout autant de finesse esthétique, à l’instar des soudures non polies et franchement grossières, décevantes sur un Lapierre, ou sur n’importe quel vélo qui s’affiche à ce tarif… 3 199 €. Il en va de même pour la béquille, peu élégante, mais dont la fonction première (faire tenir le vélo) est parfaitement remplie.

Mais le fabricant français n’a pas tout faux, loin de là. Le reste du vélo est plutôt plaisant, avec des sections de bonnes dimensions, des câbles arrière cachés dans le cadre et des pièces de qualité. Le poste de pilotage est d’ailleurs très agréable, avec une selle Royal Vivo Ergo accueillante qui repose sur une tige amortie sur 4 cm tandis qu’à l’avant nous trouvons une fourche SR Suntour avec 80 mm de débattement. Après une semaine d’essai sur divers terrains, force est de constater que le confort global est franchement bon.

Pas simple à manipuler

Nous le verrons plus loin, le vélo est très facile à l’usage, sauf lorsqu’il s’agit de le manipuler, par exemple pour monter des escaliers ou le mettre dans un ascenseur (cas fréquent des utilisateurs urbains). En effet, avec son poids de 26,3 kg (en taille M) et la batterie dans la barre inférieure avant, il est bien compliqué de le faire basculer en levant la roue et de le maintenir ainsi, d’autant qu’il est plutôt volumineux.

A contrario, une fois le cintre en main, le e-Explorer 6.5 ne fait pas son poids. L’architecture du cadre est, comme toujours chez Lapierre, très agréable et le VAE (Vélo à Assistance Électrique) se montre étonnamment agile pour un vélo de ce poids. La roue avant est excellemment guidée et répond aux injonctions de son pilote sans rechigner.



Néanmoins, avant l’achat, il faut bien prendre en compte la position de conduite, semi-couchée et plutôt dynamique. Les cyclistes préférant un guidon plus haut et une position avec le dos droit devront passer leur chemin. Pour les autres, ce sera un vrai plaisir avec un cintre de 68 cm offrant un compromis parfait entre finesse de pilotage et capacité de se faufiler en ville sans embarquer de rétroviseurs ou d’autres cyclistes. L’équilibre du vélo étant très bon, il offre une bonne agilité pour tourner promptement, quel que soit le terrain. En ville comme en forêt, le Lapierre e-Explorer démontre son savoir-faire et donne plaisir à être piloté. D’autant que le freinage est aussi progressif que mordant et le silence d’utilisation, étonnant, que ce soit au niveau de la transmission, des pneus de 27,5 pouces (WTB Intersector) ou du moteur électrique.

Assistance électrique

Comme de nombreux VAE, le Lapierre e-Explorer 6,5 dispose d’un écran qui affiche la vitesse instantanée, le reste de batterie sur 5 niveaux (nous aurions préféré un pourcentage) ainsi que le mode d’assistance sélectionné. Il en existe 5 : pas d’assistance, Eco, Tour, Sport et Turbo. Le mode Eco ne sert qu’à gommer le surpoids par rapport à un VTT sans assistance, tandis que le mode Turbo est, bien entendu, celui qui aide le plus.



Le moteur placé dans le pédalier et aidé par un capteur de pression rend la prise en main et l’utilisation de ce vélo particulièrement naturelles, d’autant que le capteur est très réactif et l’assistance survient au moindre coup de pédale. Il conviendra d’ailleurs de faire attention en mode Turbo, lorsque l’on est en stationnaire sur son vélo, chaque petit coup de pédale pour rester en place donne de l’allant au vélo, la courbe de couple (70 Nm tout de même !) n’étant pas lissée pour éviter ce léger désagrément. Il convient simplement de sélectionner un mode d’assistance inférieur pour cette situation.

D’un autre côté, cela rend le vélo très réactif en cas de besoin, pour une relance après un gros freinage, pour démarrer ou pour les départs en côte qui se font avec une facilité déconcertante.

Côté autonomie, avec votre serviteur de 100 kg (c’est parce que je suis grand, hein, ne jugez pas !) et une balade exclusivement en mode Tour mêlant routes et chemins de terre, j’ai vidé la batterie après 87 km à rythme soutenu. Une belle performance donc.

Conclusion:


Le Lapierre e-Explorer s’affiche à un tarif costaud pour lequel nous aurions aimé quelques efforts supplémentaires de présentation (vraiment, ces soudures…). D’un autre côté, ce VAE fait l’impasse sur rien, ou presque, avec une grosse batterie, un moteur de qualité, une agilité étonnante, une belle autonomie, une fabrication très correcte (à part les soudures, et non, je ne suis pas monomaniaque) et un équipement complet (porte-bagages pour 25 kg, garde-boues avant et arrière en aluminium, éclairage suffisamment puissant, batterie amovible…). Bref, à part un style massif et quelques détails, c’est un vélo très recommandable.

  • Autonomie
  • Confort
  • Agilité
  • Freinage
  • Les soudures non polies !!
  • Poids conséquent

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