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Essai Lexus CT 200h : l’hybride tient toujours la corde

Dévoilée au Salon de Genève en 2010, la Lexus CT 200h a été la première berline compacte à motorisation Full Hybrid sur le segment premium. Lexus avait pour mission de proposer un design plus moderne que celui de la Prius. À ce jour, la CT 200h est désormais l’un des modèles hybrides les plus vendus de la marque. Depuis son lancement début 2011, les ventes mondiales de la CT 200h ont atteint environ 300 000 unités, dont 75 000 en Europe, l’un des marchés les plus dynamiques pour ce modèle. Faisons un tour de cette compacte tant appréciée.

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Lexus CT 200h : le style

La CT 200h adopte un design extérieur dynamique destiné à séduire une clientèle plus jeune. Toujours dans un style très caractéristique des marques asiatiques, on retrouve des formes anguleuses, presque acérées, qui manquent un peu de charme selon nous. Plus en détail, l’impact visuel de cette calandre du millésime 2019 est renforcé par un nouveau maillage et un bouclier avant redessiné. Les projecteurs adoptent d’ailleurs une technologie à LED.

Le choix de designs pour les jantes a été renouvelé pour plus de sportivité. Les jantes seront proposées dans une gamme de 15 à 17 pouces. Le modèle F SPORT bénéficiera même de jantes 17 pouces dotées d’une finition plus foncée.

L’arrière évolue également grâce à de nouveaux feux reprenant le « L » de Lexus pour créer une poupe élargie plus sportive. Les lignes supérieures et inférieures de la zone émettrice de lumière des feux arrière s’élargissent en s’incurvant vers l’extérieur pour accentuer la largeur des feux conférant une forme de stabilité au véhicule.

« La CT 200h a été redynamisée en accentuant sa modernité. Elle adopte un style plus émotionnel et plus audacieux qui en fait la berline compacte premium idéale pour une clientèle qui apprécie une conduite à la fois dynamique et soucieuse de la protection de l’environnement », Chika Kako, ingénieur en chef de la CT 200h.


Lexus CT 200h : l’habitacle

L’habitacle de la CT 200h est soigné bien que j’admette que nous l’avons tout de même trouvé un peu austère. On semble ici dans l’efficacité et l’équipe de design a cherché à offrir au conducteur un poste de conduite plus enveloppant et dynamique. Le volant trois branches est d’ailleurs inspiré de la mythique supercar LFA.

Le principal changement apporté au millésime 2019 est l’adoption d’un écran plus large pour les systèmes de navigation Premium Lexus qui passent de 7 à 10,3 pouces pour une meilleure lecture des informations par le conducteur.


Lexus CT 200h : sur la route

La CT 200h a introduit la deuxième génération de la technologie hybride de Lexus associant un moteur essence et un moteur électrique sur le segment des berlines compactes premium, le Lexus Hybrid Drive.

La maîtrise des émissions et de la consommation a progressé grâce à des technologies de motorisation efficaces comme l’adoption du cycle Atkinson pour le moteur essence, la recirculation des gaz d’échappement (EGR) et la récupération de chaleur des gaz d’échappement (EHR).

Le système associe un moteur essence 1,8 litre de 99 ch avec un puissant moteur électrique 82 ch. La puissance totale développée de 136 ch s’avère présente même si la batterie peine à suivre en mode EV. Le moteur essence vient assez vite en assistance pour assurer un maintien de la charge. Aucune prétention d’affoler les chronos, mais la conduite est plaisante, on ne s’occupe pas, et surtout on ne sent pas, la gestion moteur électrique/essence. Nous n’avons pas pu tester le véhicule suffisamment longtemps pour confirmer les dires de la marque, mais d’après Lexus, la CT 200h affiche une consommation remarquable de 3,6 l/100 km en cycle mixte associée à des émissions de CO2 exemplaires de 82 g/km.

4 modes sont disponibles à la conduite. Normal, EV, ECO et SPORT. En fonction du mode choisi, l’accent est mis sur le rendement, la consommation et les émissions ou sur les performances et le comportement dynamique. Les modes EV, ECO et Normal privilégient une conduite coulée. Jusqu’à 45 km/h, la CT 200h fonctionne automatiquement en mode EV sur de courtes distances, selon les circonstances, et n’utilise que son moteur électrique au bénéfice des émissions et du niveau sonore.

Le mode ECO limite la réponse de l’accélérateur aux sollicitations agressives et ajuste la climatisation pour mieux maîtriser la consommation.

Le mode SPORT privilégie l’apport de puissance du moteur électrique pour un style de conduite plus dynamique exploitant pleinement les performances et l’agilité de la CT 200h. Le mode SPORT s’accompagne également d’une intervention plus discrète des systèmes de contrôle de la stabilité du véhicule (VSC) et de l’antipatinage.

L’illumination des panneaux, le sélecteur du mode de conduite et la lumière centrale du combiné d’instruments passent automatiquement du bleu au rouge en mode Sport et l’indicateur du système hybride se transforme en compte-tours. Une UX très bien orchestrée avec laquelle on se prend au jeu, notamment en mode ECO où on peut vite jouer à « celui qui consommera le moins ! »

Côté tenue de route, la CT 200h n’a pas à rougir, l’adhérence est bien présente, on peut prendre du plaisir à jouer avec le châssis plutôt rigide développé avec un centre de gravité suffisamment bas pour limiter le roulis.

En termes de sécurité, Lexus s’avère bien placée et offre un panel d’équipements intéressant comme le système de sécurité précollision qui vous informe d’un danger dans certaines situations allant jusqu’à réduire la vitesse du véhicule. Le maintien en file de circulation ou LKA, la lecture de panneau ou encore les feux de route adaptatifs qui permettront au conducteur de rester en feux de route sans éblouir les autres usagers de la route.

Performance


Performance
2 / 5
Tenue de route
3 / 5
Habitabilité
3 / 5
Consomation
2 / 5
Prix
3 / 5
Confort
3 / 5

Verdict

  • - Une hybride sans recharge
  • - Aura de la marque
  • - Technologie hybride robuste
  • - Presque aucune autonomie 100% électrique
  • - Attention au tarif qui grimpe vite
  • - Habitacle un brin désuet

Conclusion:


Le design toujours un peu trop anguleux mériterait un peu plus de rondeur bien que nous comprenions la démarche favorisant le dynamisme. Côté motorisation, nous restons partagés, l’électrique est assez limité, mais dans l’ensemble, la conduite est plaisante et le comportement est bon. Pour conclure, côté tarif, on démarrera à 30 000 €. Un tarif qui monte vite et dépassera rapidement les 43 000 €.

Bonne route ! #drivesafe