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Essai Mercedes Classe V et Marco Polo : invitation au voyage et même plus...

On en a tous croisé un, il y a peu, par-ci, par-là, mais on ne les remarque guère en raison de leur couleur sombre ou de leur marquage publicitaire. Les Mercedes-Benz Classe V font partie des grands monospaces qu’utilisent, en raison de leurs grands espace et modularité, les navettes d’aéroport, pour transporter, entre autres, stars et célébrités en tous genres. Mais son utilité et sa popularité s’étendent également auprès des ambulances ou même des pompes funèbres… En résumé, depuis son lancement, Mercedes-Benz est fier d’avoir écoulé plus de 209 000 unités à travers le monde et souhaite continuer son expansion avec les pays du Moyen-Orient, l’Inde et la Chine.

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Les Mercedes Benz Classe V présentes à Stuttgart, dans un lieu ultra-confidentiel, n’ont rien de ces simples voitures « navettes », mais plutôt quelque chose de « Byzance » comme l’a vanté un membre du directoire chez Mercedes-Benz. En effet, il suffit de voir la déclinaison AMG Line, une finition plus sportive arborant des jantes de 19 pouces. Parmi les nouveautés, on notera : l’assistance au vent latéral et des sièges massants entièrement inclinables.

Classe V, pour les déplacements d’affaires, professionnels ou même pour les familles. Mais le V qui a pour référence le mot Van, s’illustre parfaitement pour le Marco Polo. Certes, la référence en termes d’exploration reste limitée comparée à un Christophe Colomb, ou un Jacques Cartier, mais lorsqu’on aperçoit ce Marco Polo avec son toit déployé, on ne peut s’empêcher de voir un Volkswagen Combi de luxe !


En effet, lorsqu’on embarque à bord de ce berceau, les idées fusent, les fantasmes refont surface et des réminiscences des plus romantiques surgissent. Selon ces dames, le Mercedes Marco Polo serait le véhicule idéal pour faire du « glamping », traduisez « camping glamour ». Tiens donc, madame aurait-elle soudainement l’envie de réaliser son fantasme de se faire un beauf ?

Pourtant le Marco Polo n’a rien du beauf. La classe, il l’a, car il hérite le cockpit du Classe V. Et c’est le cas de le dire quand on remarque ces sièges cuirs blanc nappa truffe, le niveau de finition du tableau de bord et des matériaux utilisés… l’on se dit que M. Camping a dû très certainement gagner au loto !

Les sièges avant se retournent du côté marche arrière. Ainsi les passagers peuvent recréer une ambiance caravane avec frigo et cuisine, équipée de plaques au gaz. Foison de rangements optimisés et astucieux, un miroir pour se faire beau avant de sortir. Une modularité qui permet de configurer un lit double en bas, nécessitant un peu de gymnastique pour tout mettre en place – mais ça, ça fait partie du piquant et du charme du camping –… et offre un étage avec lit superposé (qui supporte 200 kg) et son toit ouvrable pour passer la nuit à la belle étoile, en toute sécurité.

Doté d’un nouveau moteur 4 cylindres diesel OM654 de 239 ch et 500 Nm, relié à une boîte de vitesses 9G-Tronic qui promet « une consommation inférieure et un confort encore amélioré en termes de bruit et de vibrations ». Promettant une vitesse de 215 km/h, censé abattre le 0 à 100 km/h en 8,6 s, le Marco Polo ne consommerait que 6,3 l/100 km.

Tout invite à l’échappatoire et au voyage. Pourtant, lorsqu’on prend en compte la liste des options comme ces super jantes 19 pouces noir alu, la peinture métallisée bleu cavansite qui scintille lorsqu’on parcourt le Marco Polo du regard, on devient tout de suite plus pragmatique. Cette voiture ne devrait pas quitter le showroom, ou au pire un musée !

Conclusion:


L’étrange paradoxe du camping presque de luxe ne s’arrête pas en si bon chemin. En effet, la plus large voiture pour les grandes familles dévoilera au Salon de Genève une version du Classe V 100 % électrique baptisée Classe V EQV !