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Essai nouvelle Fiat 500 e : « encore une autre voiture électrique ? »

« Elle doit vraiment avoir quelque chose cette nouvelle Fiat 500 e pour que les Italiens se retournent à son passage », observe très justement un journaliste.

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La scène se passe dans le centre-ville de Turin et relève d’un classique du journalisme automobile. Vous croisez par hasard l’ancêtre du modèle essayé, tout de suite vous flairez la belle image à saisir et puis, comme c’est votre jour de chance, vous remarquez que toute la famille est présente. Ainsi, lorsque nous avons garé la nouvelle Fiat 500 e aux côtés d’une authentique 500 – prononcez cinqociento – de sa grande sœur d’antan la 500L et de la cousine 127, la réaction typique aurait été d’entendre des regrets ou de la nostalgie et l’incontournable leitmotiv que je reconnais souvent user : « mais que s’est-il donc passé ? ».

Et pourtant, sans le savoir, nous nous étions garés sur une place où se déroulait le tournage d’un film. Le directeur et réalisateur se sont immédiatement approchés pour non pas nous demander de quitter les lieux, mais pour admirer la nouvelle 500 e dans un écrin bleu menthe à l’eau : « que machina Bella, que Bella musa… », pendant qu’il était en train de faire le tour du propriétaire, le réalisateur Claudio ne tarissait point d’éloges et de superlatifs pour décrire la merveille qu’il découvrait.
Il prit place à bord et s’enquit immédiatement de son prix. Incrédule, je lui demandais confirmation :
— Vous préférez l’électrique à l’authentique ?
— Absolument
— Mais pourquoi donc ?
Il ne dit mot et ne put expliquer la raison de son coup de foudre.

Je creusai la piste pour voir où iraient ses limites de choix :
— Vous devez aller à un rendez-vous romantique, laquelle prenez-vous ?
— L’électrique, lance-t-il aussitôt
— Vraiment ? Mais pourtant elle a moins de charme que…
— Oui, mais elle sera nettement plus appropriée et confortable pour y faire l’amour.
Aussi déconcertant qu’il puisse être, l’argument était imbattable.

L’équipe s’approche et commence aussi à admirer la nouvelle citadine électrique. La conversation se lance, puis le cameraman rappelle son staff à l’ordre, le tournage doit reprendre, nous continuons notre balade dans la ville qui est l’alliance parfaite d’un Milan au côté sauvage de Naples.

Au détour d’une ruelle, deux jeunes femmes sortent pour la pause déjeuner. Nos regards se croisent, elles restent interdites devant la voiture et nous font des signes pour que l’on s’arrête. Hélas, un tramway nous suit de près, sans doute le conducteur était happé par le nouveau dessin lumineux de l’arrière avec ses phares trop parfaits, son logo à la police ultrarobotisée et minimaliste, mais surtout son clignotant ultrafuturiste.

L’enjeu était de faire une nouvelle citadine électrique tout en gardant l’esprit 500 mais en innovant et ne pas tomber dans le « encore une nouvelle voiture électrique » explique le président de Fiat Brand. Ainsi, 96 % du véhicule émule la Fiat 500 et se veut pionnière en matière d’écologie en mettant en place le programme Seaqall qui consiste à recycler les matières plastiques repêchées des océans pour leur donner une utilité saine et réelle notamment pour la sellerie conçue à partir de fils provenant du recyclage des déchets plastiques de la mer. Pas étonnant de voir le règne du plastique et son omniprésence à travers l’habitacle.


Pas de levier de vitesses disgracieux, tout se pilote au doigt et au bouton : Drive, Neutre, Recule, Parking.
Détail surprenant, deux poignées d’ouverture pour les portes : une électrique et une mécanique. Dans l’espace où vous insérez votre main pour saisir ladite porte, les curieux remarqueront un clin d’œil avec cette mention chauvine : « made in Torino ».

Et pour incarner le rôle de l’ambassadeur de cette citadine électrique, Fiat a choisi Leonardo di Caprio. Notre beau gosse superstar iconique incarne selon une consœur : « un rôle clé voire délicat qui pourrait nuire à l’image de la 500 ». Pourtant, notre Leonardo a bien évolué depuis le naufrage du Titanic et étonnamment n’a pas changé depuis le Loup de Wall Street. Il a le même minois toujours aussi craquant, un peu too much certes, mais force est de constater que l’image de Di Caprio comme ambassadeur des premières Toyota Prius est bien ancrée dans l’esprit du public. Ajoutez à cela que Torino, berceau des usines Fiat, est notoire pour être une ville qui éblouit par son cinéma. C’est donc pour cela que le choix de l’acteur Leonardo di Caprio se révèle être un choix judicieux.

Performance


Performance
4 / 5
Tenue de route
4 / 5
Habitabilité
2 / 5
Consomation
3 / 5
Prix
2 / 5
Confort
3 / 5

Verdict : la raison

Verdict : la passion

  • - La conduite en mode Range
  • - Le choix entre trois silhouettes
  • - La reconnaissance vocale du « Hé Fiat ! »
  • - Les mélodies au démarrage et à l’arrêt
  • - L’omniprésence de plastique
  • - Autonomie vers 200 km
  • - La vue arrière avec le CAB

Conclusion:


Reste à savoir comment le reste du monde, notamment européen, accueillera ce que Fiat a placé comme meilleur espoir pour réincarner la renaissance d’un ancien rêve italien et a fortiori de son emblématique automobile.