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Essai Subaru Outback : à pleins GAZ !

Les constructeurs japonais ressemblent de plus en plus au petit village gaulois qui résiste à l’envahisseur. La voiture électrique, ce n’est vraiment pas leur « dada », et ce n’est pas Subaru, constructeur atypique, qui nous démentira. Aujourd’hui, nous vous proposons de faire un tour à bord d’un engin qui ne renie en rien ses origines et son héritage. Chers lecteurs, voici l’essai du Subaru Outback, un break volumineux à 4 roues motrices qui sort franchement des sentiers battus de la mode.

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Si le Subaru Outback ne vous dit rien, sachez que c’est une véritable success-story pour la marque, depuis sa première génération en 1995. Il est même l’un des modèles qui fondèrent les bases des engins mélangeant les genres que l’on nomme « Crossover ». Son succès fût tel outre-Atlantique que, deux ans après son lancement, Volvo lançait son Volvo V70 XC, alors qu’il faudra à la marque aux anneaux deux années de plus pour voir le lancement de l’Audi A6 Allroad.
Génération après génération, ce modèle est resté très proche de son pedigree en conservant son adage « on va où on veut, on fait ce qu’on veut, avec elle » !

Outback AWD ou Subaru Boxer ?

Eh bien, c’est les deux, mon capitaine ! Les ingénieurs nippons ne peuvent les dissocier l’un de l’autre. Ils sont l’image même de la marque. Tout comme l’est ce style robuste sans fioritures de ce grand break surélevé. L’allure semble venue du fond des âges avec ces gros blocs optiques rectangulaires et la calandre horizontale en plein centre de son faciès. Le profil avec ses jantes en aluminium de 18 pouces, chaussées de pneus à flanc épais, dévoile un tempérament de baroudeur, qui se comprend également avec les larges arches de roue et une hauteur inhabituelle pour ce genre d’engin. Le popotin dévoile une large porte arrière rehaussée par de gros feux. On est très loin de la tendance actuelle avec les optiques très fines à LED, ou même les lasers… Bien qu’ici, la Subaru nous étonne.

En effet, l’Outback dispose d’une technologie propre pour l’éclairage de son break. L’Eyesight est montée de série sur toutes les Outback depuis 2015, et est développée en interne depuis 1990. La marque fait rarement appel aux équipementiers pour développer ses bolides. Cette technologie utilise deux caméras fixées en haut du pare-brise. Grâce à elles, le cerveau électronique du système analyse la route avec une vision « 3D ». Ici, il identifie l’environnement, les objets en mouvement, comme les piétons, cyclistes, motos, voitures, mais aussi les feux stop et les marquages au sol.
L’intelligence artificielle calcule dans son antre ces informations pour activer les systèmes de sécurité, comme le franchissement de voie, le contrôle de freinage anticollision ou d’une étrange conduite, ou le régulateur de vitesse adaptatif. La vision des caméras couvre un angle de 35°, sur une portée de plus de 100 mètres.

L’intérieur est en parfaite adéquation avec l’allure extérieure.
Pas question pour la firme de transformer l’habitacle de son Outback en sapin de Noël comme certaines nouvelles productions. Ici, c’est plutôt du genre vieille école avec un mobilier costaud à la finition impeccable. Les cuirs se mélangent parfaitement avec les plastiques de bonne facture. La modernité, nous la retrouvons uniquement au centre de la planche de bord qui accueille un grand écran tactile de 11,6 pouces placé à la verticale. Il est lumineux, réactif et son ergonomie est simple. Pas besoin de passer 30 heures de formation pour comprendre son fonctionnement. C’est simple et intuitif… Cerise sur le capot, le système est compatible avec Apple Car Play et Android Auto.


L’aventure à portée de roues

L’espace à bord se révèle généreux et assez accueillant pour une petite famille. Le style robuste et la garde au sol de 20 cm appellent les grands espaces. Ça tombe bien : les 4 roues motrices, au besoin secondées par un X-MODE intervenant sur la transmission CVT, la délivrance du couple, le patinage éventuel d’une roue et implémentant le « Hill Descent Control », vous ouvriront l’accès à des terrains de jeu que les SUV modernes ne pourront jamais atteindre. Ce break offre des capacités de franchissement hors du commun aujourd’hui.

Il faut dire que la robuste transmission intégrale Subaru peut compter sur un gros bloc d’acier sous le capot moteur. Il dispose de 4 cylindres cubant à eux seuls la bagatelle de 2,5 litres. Il ne réclame que de l’essence et de l’air pour développer 169 chevaux pour 252 Nm de couple à 3 800 tr/min.

Ce petit goût d’aventure « old school » ne plombe heureusement pas le comportement de l’Outback sur la route. L’Outback étant typée sous-vireuse, sa conduite est simple et rassurante. Les suspensions offrent un confort appréciable et renforcé par une bonne insonorisation. La sonorité du 4 cylindres atmosphérique est plaisante et est capable de se mettre en sourdine en vitesse stabilisée. La boîte de vitesses est une transmission CVT. Elle évite le travers d’un patinage trop appuyé en singeant artificiellement le passage de 7 rapports. C’est « pour de faux », mais non dénué de sens à l’usage.
En gros, ce Boxer de l’Outback ne nous a pas déplu en usage quotidien. Son couple est bien étagé avec la CVT qui ne patine que si vous mettez les gaz.


Conclusion:


La douloureuse

L’Outback est donc du genre original, alors qu’il se veut ultradiscret. Ses aptitudes au tout-chemin sont d’un autre temps. Un temps où les franchisseurs régnaient en maîtres et faisaient fi de ces baroudeurs des villes que sont les SUV.

Subaru en demande 49 990 €.
Le problème c’est qu’avec son Boxer et sa transmission aux 4 roues, il explose le barème de CO2 avec 193 g. Il faudra donc s’acquitter en sus d’une écotaxe délirante de 13 682 €. Bien heureusement, il y a deux solutions à cela.

La première, et la moins simple, c’est d’avoir une progéniture de trois petits. Ainsi, l’État vous fait grâce de 20 g par enfant, soit 60 g dans l’ensemble. Avec cela, le malus écologique passera à 170 €.
Une belle histoire, mais qui nous obligera à nous reproduire à vitesse grand V. Comme ce n’est pas permis pour tous, il est plus simple de se pencher sur la seconde solution. Le GPL.

En effet, si la filiale française de Subaru ne peut vous proposer de série le GPL. Votre concessionnaire peut faire appel à un spécialiste de la transformation de voiture au Gaz de Pétrole Liquéfié, avant de l’immatriculer. Ainsi équipée, la Subaru Outback passera à 157 grammes de CO2 ce qui limitera son malus à 589€.
De plus, au lieu de faire un plein à 2 € le litre, vous remplirez le réservoir de GPL, qui se trouve à la place de la roue de secours, à moins d’un euro du litre.
Bonus : l’autonomie de l’engin devient spectaculaire avec 900 à 1 200 km de rayon d’action.

Performance


Performance
3 / 5
Tenue de route
3 / 5
Habitabilité
4 / 5
Consomation
2 / 5
Prix
2 / 5
Confort
4 / 5

Verdict : la raison

Verdict : la passion

  • + Un vrai 4x4
  • + Confort de conduite
  • + Moteur et boîte de vitesses, souple
  • + Autonomie de près de 1 000km (avec GPL)
  • - Allure (trop) classique
  • - Le malus... qui impose le GPL

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