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Essai Volkswagen Passat SW TDI 150 Evo : la rigueur c’est ennuyeux

Bien que ses chiffres de ventes soient phagocytés par les SUV, la Passat continue sa (sur)vie en ne cessant d’évoluer. C’est sans doute de cette idée qu’est issu le nom Evo de la Passat depuis sa mise à jour récente. Quelques détails esthétiques cachent des nouveautés techniques et technologiques de plus grande envergure, à commencer par sa motorisation diesel de 150 ch. Pour autant, la Passat ne révolutionne pas la lignée et ce n’est peut-être pas si mal.

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Esthétiquement, la Passat mise à jour se contente essentiellement de nouvelles signatures lumineuses avant et arrière ainsi que de jeux de lumière à l’ouverture et à la fermeture. C’est plus moderne, plus dans l’air du temps, mais ça ne change fondamentalement rien à ce break ultra pragmatique particulièrement classe dans cette robe Bleu Lapiz et dans cette finition R-Line offrant des boucliers spécifiques, des jantes de 18 pouces ou encore un becquet arrière.

La Passat ne manque pas de coffre

La Passat, dans cette déclinaison break SW, offre un coffre gigantesque et très pratique de 650 litres au minimum et jusqu’à 1 780 litres une fois la banquette rabattue. C’est d’autant plus remarquable que les dimensions extérieures demeurent contenues avec une longueur totale de 4,77 mètres pour 1,83 mètre de largeur et 1,52 mètre de hauteur. Pour autant, la Passat SW ne joue pas à fond le volume de chargement en oubliant les passagers puisque les places arrière sont tout à fait accueillantes pour des adultes. Celui qui aura perdu à la courte paille et héritera de la place du milieu sera certes moins bien loti, mais la situation reste convenable.


C’est bien sûr à l’avant que l’on profite au maximum de cette Passat Break, d’autant plus dans cette finition haut de gamme R-Line qui offre la sellerie en cuir Nappa ainsi que des sièges Sport qui proposent plus de maintien. Bien qu’un peu fermes de prime abord, ils se révèlent agréables lors de longs trajets. Le conducteur bénéficie en plus d’un volant sport ainsi que d’un combiné d’instrumentation Digital Cockpit également mis à jour. Il en va de même pour le nouveau système d’infodivertissement – Discover Pro sur écran de 9,2 pouces – très complet qui va jusqu’à vous permettre de régler le degré de confidentialité de votre véhicule en laissant ou non de la visibilité pour toutes sortes d’applications. De notre côté, le réglage fut exclusivement réglé sur la confidentialité maximale.

Technologique

Peu de surprises de ce côté, la Volkswagen Passat SW R-Line fait le plein avec le Park Assist 3.0, qui nous a annoncé 2 fois une place trop petite alors que nous avons pu nous garer, mais néanmoins pratique. Nous trouvons également le désormais bien connu Travel Assist qui couple le régulateur adaptatif avec l’assistant de direction. Dans les faits, il faut apprécier que son véhicule prenne la main, l’idée est séduisante dans les bouchons, mais nous ne la trouvons pas assez efficace notamment vis-à-vis des motos puisque la voiture a tendance à ne pas serrer assez à gauche sur la dernière voie. Mais cela reste un choix, et libre à vous de l’activer ou non. Il en va de même pour l’intrusif assistant de voie, actif par défaut au démarrage, que l’on peut donc désactiver également.


La grande nouveauté de notre modèle d’essai se trouve sous le capot avec le nouveau moteur diesel de 150 ch. C’est principalement sur les systèmes de dépollution que Volkswagen a travaillé sur ce 2,0 TDI puisqu’un deuxième catalyseur prenant place sous la voiture – afin d’avoir des températures de fonctionnement plus basses que celles du premier – permet un double dosage d’AdBlue. Concrètement, cela permet une baisse de 80 % des Nox grâce à cet ingénieux système élargissant considérablement la plage de traitement des gaz d’échappement par rapport au simple système SCR utilisé jusque-là. Côté consommation, après une semaine d’utilisation mixte et sans effort particulier, nous avons relevé une consommation mixte de 6,5 litres aux 100 km, de quoi autoriser une autonomie de plus de 1 000 km grâce au réservoir de 66 litres. Pragmatique, on vous l’a dit.

La Volkswagen Passat sur la route

Si l’habitacle est très bien fini et que la qualité perçue est omniprésente, la sobriété frôlant l’austérité n’a rien à envier aux sensations une fois le volant en main. Les 150 ch et 360 Nm sont bien suffisants dans la très grande majorité des cas pour emmener les 1 590 kg du break sans faire de folies pour autant avec un 0 à 100 km/h couvert en 9,1 secondes ou encore une vitesse maximale de 210 km/h. L’Allemande ne marque pas de creux particulier à bas régime, mais ne démontre rien de particulier après, c’est suffisant, c’est tout.

La tenue de route suit la même logique, sans la moindre folie avec un train avant un peu paresseux sur petites routes, sans se montrer dérangeant, mais très agréable sur longs trajets. Le confort est bien présent, que ce soit d’un point de vue auditif avec une insonorisation de haut niveau ou au sens plus classique du mot grâce à un amortissement parfaitement calibré pour l’exercice du voyage.

Performance


Performance
4 / 5
Tenue de route
4 / 5
Habitabilité
5 / 5
Consomation
4 / 5
Prix
3 / 5
Confort
4 / 5

Verdict : la raison

Verdict : la passion

  • Confort
  • Consommation
  • Espace à bord hors norme
  • Comportement routier trop neutre
  • Présentation austère

Conclusion:


Alors oui, la rigueur ce n’est pas passionnant, voire assez ennuyeux. Il n’empêche, en prenant de l’âge nous trouvons de plus en plus d’intérêt à cet ennui, car la Passat est un excellent véhicule pour vous transporter d’un point A à un point B, peu importe la distance entre les deux, peu importe le type et l’état des routes empruntées. Sans folie certes, mais très certainement pas sans intérêt d’autant plus dans cette déclinaison break diesel qui propose un espace à bord et un volume de chargement remarquable tout en contenant sa consommation. Il faudra tout de même débourser près de 51 000 € pour prendre possession de notre modèle d’essai.