Mercedes

Essai de la nouvelle Miss Monde : la Mercedes C Coup?

L'avalanche de nouveaux modèles continue chez Mercedes. Après une nouvelle Classe C convaincante par son efficacité et sa modernité et une S Coupé considérée par notre rédaction comme la voiture la plus belle du moment, voici que le constructeur nous donne les clés de sa C Coupé qui n'est autre qu'un savant mélange de ces deux modèles charismatiques.

+ de photos Mercedes C300 Coupe

La berline pour base…

Comme son nom le rappelle, notre coupé utilise la plateforme et les groupes motopropulseurs des berlines Classe C. En attendant mi-2016, qui verra l’apparition des versions à traction intégrale et d’un V6, le C Coupé s’offre une gamme de deux moteurs diesel, quatre essence et deux turbulents V8 biturbo pour les AMG.

Pour les versions carburant au « mazoute », même s’il n’est plus vraiment à la mode, les ingénieurs motoristes proposent un 4 cylindres de 2,2 litres aidé par une injection directe et gavé d’air par un turbocompresseur. La C 220d Coupé distille 170 chevaux alors que la C 250d Coupé passe à la centaine supérieure avec 204 canassons et offre d’office la nouvelle boîte de vitesses automatique à 9 rapports.

Côté essence, les clients auront plus de choix avec, en entrée de gamme, la C 180 Coupé forte de 156 chevaux issus d’un 4 cylindres cubant 1.6 litre et de trois 4 cylindres turbo de 2 litres sur les C 200, C 250 et C 300 qui développent respectivement 184, 211 et 245 chevaux.

Pour les furieux et les plus fortunés, les magiciens d’AMG proposent tout en haut de la gamme la C 63 AMG Coupé délivrant 478 ch. Si la cavalerie ne vous suffit pas, il vous suffira de rallonger votre chèque de 8 350 € pour atteindre les 102 250 € et ainsi prendre le volant de la version S, qui fait grimper la puissance du V8 biturbo de 4 litres a 510 chevaux.

La S coupé pour inspiration...

Si son patronyme informe sur ses dessous, sa robe est, elle, clairement inspirée de sa grande sœur, la S Coupé. Le plus probant est sa ligne de toit qui plonge tout en douceur sur la malle arrière. Elle est enjolivée par des feux horizontaux pourvus d’une signature à LED spécifique très élégante. Sous cette finesse apparente, on surprend en poupe d’innombrables artifices de style qui donnent tout son caractère à la voiture.

En proue, les projecteurs hauts et larges confirment l’allure sportive de la face avant. La calandre, ornée d’une grille en diamant et du logo dilaté en son centre, joue de ses charmes pour séduire les badauds.

Derrière les deux grandes portes, on retrouve tout le savoir-faire du constructeur. L’ambiance mélange la sportivité et le luxe. Les plastiques, les cuirs, les ajustements sont soignés. L’équipement varie évidemment selon la finition du modèle et la liste d’options est, comme de coutume, digne d’une encyclopédie. Le système d’infodivertissement se commande – malheureusement – , via une molette située au niveau de la console centrale. Les renseignements sont repris sur les compteurs et l’écran central, non tactile. Nouveauté très appréciable : la vision tête haute, qui projette les cartes du GPS et la vitesse sur le pare-brise, fonctionne parfaitement.

Au volant…

Les premiers kilomètres de mon essai, dans la région Toulousaine, se feront avec la C300 coupé. Avec ses 245 canassons, sa finition Sportline et son style AMG, le premier constat est simple : elle me plaît ! Et, apparemment, il n’y a pas qu’à moi, puisque la gent féminine ne peut s’empêcher de tourner la tête à son passage. Et croyez-moi, ce n’est malheureusement pas son pilote qui est reluqué, mais bien cette robe rouge qui lui va à ravir. À ceci se rajoutent des jantes de 19 pouces qui l’habillent parfaitement. Enfin, ce petit son pétaradant à chaque changement de rapport affole clairement l’ouïe de tout un chacun.

Petites départementales trouvées. J’enclenche le mode « Sport + » pour avoir le potentiel maximum de la belle. Pour s’accorder à l’accélérateur, la gestion de la boîte et la direction répondent à la moindre sollicitation avec une réactivité toute nouvelle. Fini le confort de sénateur, le coupé gonfle ses muscles ! À l’évidence, les ingénieurs Mercedes ont tout mis en œuvre pour lui conférer une personnalité valorisante. Ma C300 Coupé me captive au fur et à mesure des kilomètres grâce à l’enthousiasme dont elle fait preuve. Cela sans jamais donner l’impression d’être délicate à maîtriser. En même temps, l’ESP veille au grain ! Peut-être un peu trop parfois. Non déconnectable, il ne laisse passer aucune glisse du train arrière. Côté consommation, alors qu’à allure modérée, le 4 cylindres se contentait d’environ 9 litres, la moyenne s’est vite affolée à plus de 14 litres sur les 10 km de zigzag.



Du grand tourisme... 

C’est le grand retour des coupés affriolants chez Merco ! Comment ne pas succomber à cette ligne si élégante ? Si ma C 300 coupé donne l’illusion d’une certaine sportivité avec sa belle cavalerie, ne la prenez pas pour ce qu’elle n’est pas. C’est avant tout une authentique GT dont le but est d’aligner les kilomètres. S’il existe nettement plus sportif chez ses cousins teutons, la combinaison offerte par cette C Coupé la place en haut du segment. Peut-être de quoi justifier des tarifs haut perchés. Notre modèle a pour prix de base 54 100 € et fait même, avec sa liste d’options à rallonge, grimper l’addition à 66 100 €. Largement de quoi calmer l’ardeur d’un grand nombre d’acheteurs.
Note : 15/20

Bien vu :
- Élégance des lignes
- Tenue de route
- Caractère de GT

À revoir :
- ESP non déconnectable
- Prix ahurissant
- Les consos

Benoit Alves

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