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Essai mini clubman s tout nouveau tout beau

Après les nouvelles trois et cinq portes et en attendant le nouveau cabriolet qui sera bientôt présenté, Mini poursuit le renouvellement de sa gamme avec le tout récent Clubman. Beaucoup plus grand, il vise à présent les concurrentes compactes allemandes...

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Qui aurait cru qu’un jour une Mini ciblerait l’Audi A3 Sportback, la Mercedes Classe A ou bien encore la Volkswagen Golf ? C’est le pari lancé par le groupe BMW sur cette seconde et moderne génération Clubman, la troisième de l’histoire. Mon petit doigt me dit que ça sent bon le succès… 

Mini

Nourri aux hormones de croissance…

En rallongeant le Clubman d’une trentaine de centimètres, Mini se retrouve confronté au problème inverse d’Audi avec l’A1 : diluer son ADN dans plus grand. De la précédente génération, le Clubman abandonne la porte arrière antagoniste au profit de portes à ouverture classique sur les deux côtés, tout en conservant des portes battantes pour accéder au coffre. Les doigts d’une seule main ne suffisent plus à comptabiliser le nombre de portières qui s’élève désormais à six ! Les feux avant s’assagissent et prennent la rondeur vue sur la nouvelle génération de trois et cinq portes. 
L’espace aux jambes arrière progresse gentiment et semble n’avoir rien à envier aux autres compactes. L’ambiance à bord mélange plusieurs codes tels que le rétro, le sport et un peu l’aviation avec les quelques gâchettes – dont celle pour démarrer le moteur – alignées sur la console centrale. 
Cette Anglaise pourrait être belge tant elle manie le grand écart avec une dextérité digne de Jean-Claude Van Damme. Et c’est particulièrement valable sur les prix où, sans les multiples options de personnalisation, les tarifs vont de 29 500 € à 36 000 € sur la John Cooper Works, finition purement cosmétique. Parmi les options aussi inutiles qu’indispensables, on peut noter le rappel lumineux du logo Mini qui s’inscrit sur le sol. Si avec ça, vous n’arrivez pas à conclure, franchement… 

Mini

Suffisant pour se faire plaisir…

192 chevaux. Il n’y a pas de faute de frappe sur la fiche technique du Clubman S. Et si la course à la puissance touchait à sa fin ? Mini démontre, en tout cas, que l’on peut faire grandir une voiture et choisir de ne pas jouer à celui qui en a le plus sous le capot. Alors que la barre des 400 chevaux est en passe d’être franchie chez les compactes, la Cooper S développe environ deux fois plus de chevaux en attendant, il est vrai, la JCW de 231 ch. Quand bien même, c’est quelque chose qui mérite d’être souligné. 
Paradoxalement, Mini utilise le « gros » moteur de BMW, à savoir le 2 litres TwinPower Turbo. Bridé pour ne sortir que cette puissance et un couple maximal de 300 Nm (en overboost), il peut clairement en donner plus comme il l’a montré chez BMW, notamment sur le X1 tout juste essayé. Cela se ressent en haut du compte-tours où l’aiguille ne joue pas à l’alpiniste et préfère rester dans les pistes sans risque. Il compense par une disponibilité hors pair dès le ralenti, lui conférant ainsi une belle élasticité et une allonge appréciable : on peut tout faire en troisième !
Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, sa consommation est raisonnable puisque nous n’avons jamais dépassé les 9L/100 km sur notre parcours enchaînant virage sur virage. La preuve que le downsizing n’est pas une fatalité… 

Mini

Une vraie Mini !

Une Mini, c’est une position de conduite basse et des sensations à allure modérée. En résumé, c’est une voiture ludique ! Mais pas seulement. Alors oui, l’arrière bouge un peu – moins avec l’empattement long du Clubman –, mais il gigote quand on le lui demande, sauf que la traction n’oublie pas non plus d’être efficace. Pour cela, elle peut compter sur un fantastique train avant. Imaginez un doberman que l’on n’aurait pas nourri depuis plusieurs jours, prêt à sauter sur tout ce qui bouge. C’est exactement ce que vous tenez dans les mains, un gros molosse. Bien en laisse avec la direction calibrée comme il faut, bien qu’artificielle dans son ressenti. 
Comme tout bon toutou, le Clubman aboie. Le son du moteur est d’ailleurs amplifié pour lui donner de la voix dans l’habitacle en mode Sport et, à chaque rétrogradage, l’échappement simule un double débrayage. À propos de la boîte justement, la transmission manuelle de série est parfaitement guidée à l’aide de son débattement court, sportif. Si vraiment vous préférez jouer avec les palettes, la boîte automatique à huit rapports fournie par le japonais Aisin, très bien gérée et plaisante à utiliser, est en option. Sans lui faire offense, je maintiens tout de même ma préférence pour le bon vieux levier de vitesse… 

Conclusion

Bien que considérablement agrandi, le Clubman (II) S mérite encore son label Mini en conservant une conduite typée kart. Cette caractéristique lui permet de s’affranchir de la folle course à la puissance qui sévit chez ses concurrentes… 

Bien vu :
- Ludique !
- Boîte manuelle
- Confortable !
- Consommation raisonnable

À revoir :
- Tarifs/options

Prix Mini Clubman Cooper S : à partir de 29 500 €

Note : 17/20

Crédit photo : Julien Fautrat pour La Revue Automobile