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Essai Volvo V60 : le break de luxe scandinave

Si les Danois se distinguent en matière de raffinement avec, entre autres, Bang & Olufsen, les Suédois, eux, se défendent sur un autre cœur de gamme mondialement notoire : Volvo. Car la réputation du Suédois comme constructeur de voitures increvables ne relève pas de la légende urbaine.

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N’en déplaise à William Shakespeare, il y a quelque chose de « hygge » en Scandinavie. Certes, les aléas climatiques au royaume du Danemark laissent quelque peu à désirer. Mais les Vikings ne se sont pas laissé abattre par des conditions météorologiques et ont su compenser autrement, notamment dans l’art de vivre, le confort personnel, le raffinement et la philosophie du bien-être.

Cette Volvo V60 est longue, très longue et impressionnante sous de nombreux angles, surtout pour une voiture qui se veut familiale. À l’avant, son design incisif fascine et forge son charisme, avec ce logo qui lui confère ce gage de virilité, aux limites de l’agressif avec une calandre rappelant des dents de requin prêt à avaler les kilomètres.

La V60, comme toutes les Volvo : « difficile d’en dire du mal ».

« Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté », cette invitation au voyage baudelairienne illustre parfaitement l’ambiance qui règne à l’intérieur qui reste à l’image de l’esprit nordique. La recette est simple, prenez une voiture et revisitez ou embellissez tous ses équipements avec des matériaux nobles comme du vrai bois, soignez la finition cuir avec des coutures tout en gardant la sobriété en guise de touche scandinave. Et comme il persiste néanmoins une petite rivalité entre les Danois et les Suédois, le constructeur, pas peu fier du résultat et de la qualité de ses autos, y a apposé fièrement un discret mais remarquable drapeau suédois trônant sur le siège passager. Ainsi, les honneurs ne pourront pas être attribués par erreur à la Norvège, au Danemark et encore moins à la Finlande. Ça, c’est fait !

Luxe tout en étant sobre. Ici, c’est le règne du noir et gris. Tout est épuré, exit les boutons inutiles et place au presque tout tactile. Certes, c’est beau, c’est pratique ! Mais il ne faut pas être maniaque, surtout quand on a pianoté quelques adresses sur l’écran de bord. Même le rétroviseur central est dépourvu de cadre, ce qui lui donne un aspect plus noble et incisif.

Tout est en ordre, car chacun est à sa place. Ainsi, le conducteur et le copilote ont leurs espaces, séparés par une sorte d’accoudoir-tunnel-console… Appelez-le comme bon vous semble, vous voyez très bien ce séparateur que l’on retrouve aussi dans une Panamera ou une Aston Martin. Le démarrage se fait en tournant le bouton aux allures de cristal brillant.

Le levier de vitesse est petit mais élégant, discret mais harmonieusement bien intégré avec l’authentique couverture en cuir. Dans cette Volvo V60 T6, 2 l, quatre cylindres, quatre roues motrices de 316 ch, la boîte de vitesses automatique dispose de 8 rapports.

Le moteur est étonnement bien feutré, et l’on peine à l’entendre, dans sa version diesel. La conduite est d’une sérénité notable. Tout est sous contrôle et visible d’un rapide coup d’œil : rétros, rappel du GPS sur le tableau de bord, affichage tête haute avec rappel de la limitation de vitesse.

Essai du nouveau break Volvo V60

C’est surtout cet écran principal, conçu intelligemment, qui nous a séduits.
Compartimenté en quatre bandeaux, vous avez le récapitulatif essentiel de ce qu’il faut savoir : la route à suivre avec le nom de l’endroit où vous vous trouvez et éventuellement une indication topographique et la radio ou les informations sur l’activité multimédia — parce qu’on aime tous savoir, en un instant, quelle est cette super « zik qui déchire » sans avoir à sortir son téléphone pour shazamer ou jongler entre les différents écrans, au risque d’irriter le conducteur.
Et ensuite, un bandeau consacré aux appareils connectés et un dernier, permettant d’effectuer une recherche locale. Des choix bien évidemment configurables à souhait, qui améliorent grandement l’expérience de conduite pour tous !
On appréciera d’autant plus la disposition naturelle et efficace des commandes sur l’écran principal. Un atout des plus sécurisant, car tout peut presque se commander du bout du doigt sans avoir à effectuer de longs gestes inutiles.

Volvo V60 : Une œuvre d’art design !

Toujours pour renforcer l’expérience : le son ! Et pas n’importe lequel puisque l’auto est montée avec des enceintes Bowers&Wilkins, un système audio tellement fin et précis qu’il est capable de reproduire la justesse de la salle de concert de Göteborg !
Pour les puristes de musique comme moi, c’est un détail qui a son importance. J’ai été d’autant plus surpris de voir que l’auto laisse, via Spotify, la possibilité d’optimiser la qualité acoustique selon des critères d’experts comme « Normal », « Haute » ou « Extrême ». Je vous laisse deviner les réglages du chef d’orchestre.

Et pour parfaire l’expérience de conduite, Volvo a poussé le détail jusqu’aux petites attentions. Alors, je me suis confortablement lové dans des sièges au maintien latéral et lombaire remarquable, puis je me suis laissé tenter par la fonctionnalité des sièges massants « mode avancé », au programme : relaxation des épaules et des lombaires selon différents réglages d’intensité et de vitesse.

Une fonctionnalité qui, en complémentarité de l’immense toit panoramique ouvrant, a fini par me faire oublier mon affreux mal de dos et même le fait d’être assis dans une voiture.

Performance


Performance
2 / 5
Tenue de route
3 / 5
Habitabilité
4 / 5
Consomation
2 / 5
Prix
2 / 5
Confort
4 / 5

Verdict

Conclusion:


La nouvelle Volvo V60 est une œuvre d’art au design scandinave, combinant les atouts gagnants qui vous dissuadent de sortir de l’auto.

On aime :
- La haute qualité de la caméra de recul ainsi que le choix possible entre plusieurs angles dont une caméra 360
- L’intuitivité et l’ergonomie des menus, l’accessibilité des réglages 
- La connectivité aux applications intégrées nativement, comme Spotify, qui simplifie la question logistique concernant le transport et la lecture de sa playlist musicale.

On aime moins :
- L’absence de rangement ou de socle pour la clé carrée, aussi encombrante et du même gabarit qu’un Zippo. 
- Les appellations robotisées T6, T8, D4
- La sensation lorsque l’on effleure les grilles des enceintes Bowers & Wilkins qui donnent cette désagréable impression de caresser une passoire.