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Essai Tesla Model Y : Ce qu'il faut comprendre ...

Si tout le monde connaît les moindres recoins, finitions et motorisations de l’emblématique constructeur étasunien, en ce qui me concerne – à part cette fois où j’avais embarqué à l’arrière d’un taxi Tesla – il s’agit de ma toute première fois au volant d’une Tesla.

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« C’est votre première fois dans une Tesla ? », me lance-t-on alors que je suis en train de faire « toc-toc » sur le toit panoramique dont le verre semble couvert d’une couche plastique. Oui, j’avoue, pendant des années, j’ai fait partie de ces badauds qui restaient sidérés devant le passage d’une Tesla. Discrète, car électrique, mais remarquable par l’intérêt qu’elle suscite alors qu’il ne s’agit que d’un design somme tout assez simpliste rappelant les dessins de prototypes d’antan.

Force est de constater qu’à l’intérieur, c’est passablement fini, mais c’est sobre, simple et épuré. Malgré tout, on ne peut pas dire que c’est de mauvaise qualité, tout en sachant que l’on est loin des standards des voitures haut de gamme habituelles.

Continuant mon inspection minutieuse, mes yeux se posent sur ce tableau de bord. Une planche vide, comme une table, avec des boiseries qui donnent envie de toquer, encore, dessus pour vérifier si c’est « du vrai ou pas ».

Pas de compteur de vitesse, ce dernier est discrètement affiché en digital en haut de l’écran central à gauche, accompagné de l’affichage de la limitation en cours, sur ce que l’on pourrait assimiler à une tablette de la marque à la pomme.
Car il n’y a aucun bouton à l’intérieur – sauf les warnings qui se trouvent au niveau de l’éclairage central – et tout se pilote, commande, programme depuis cette tablette centrale. Même l’ouverture de la boîte à gants ! C’est vous dire…
Sur l’écran, vous avez une fenêtre vous informant des infos depuis la dernière recharge, la consommation actuelle, etc.

Étrange curiosité, cette autre fenêtre où l’on aperçoit la Tesla que l’on est en train de conduire évoluant sur une route modélisée. Le souci du détail, rendu possible grâce aux nombreuses caméras installées sur la voiture, pousse même jusqu’à représenter l’environnement du véhicule, comme les feux de signalisation, les panneaux, les bornes d’appel d’urgence étant, elles, symbolisées par des cônes de Lübeck.
Même les poubelles apparaissent dans cette cinématique infinie !
De quoi hypnotiser les passagers et parfois même déconcentrer le conducteur qui voit certains véhicules apparaître ou changer de gabarit soudainement.

La Tesla Model Y est en permanence connectée à Internet. Outre le fait de pouvoir la contrôler, la géolocaliser ou donner un accès via son téléphone portable, il y a ces applications natives qui permettent d’alterner différents supports multimédias. Ainsi, vous pouvez déjà vous évader en écoutant les radios du web, radios locales ou étrangères grâce à TuneIn et retrouver vos podcasts ou autres titres préférés grâce à Spotify.

Concernant la navigation, celle-ci se fait via une carte façon Google Earth avec vue aérienne sur les différentes topographies. On appréciera le fait de pouvoir chercher d’autres paramètres ou configurer d’autres applications tout en gardant un rappel de la navigation dans un coin de l’écran.


En quête du superchargeur

Entrer une adresse dans le GPS n’a jamais été aussi simple. Une pression sur le bouton de commande vocale, vous énoncez l’adresse et la voiture reconnaît très précisément ce que vous venez de dire. Bluffant !

Mais les trajets en Tesla n’ont pas la simplicité que l’on connaît avec nos bonnes vieilles voitures à moteur thermique. En Tesla, vous n’entrez pas qu’une destination finale, mais vous regardez en fonction des différentes étapes si le trajet en vaut la chandelle. En effet, de Paris, si vous souhaitez mettre le cap à Nantes, l’ordinateur de bord calculera nécessairement en fonction de l’autonomie restante, des points de passages inévitables pour recharger. Ici, passage obligé au superchargeur de Saint-Saturnin pour un coup de boost. Ceci rend d’une façon ou d’une autre le trajet moins spontané, moins enthousiaste et vous restreint nécessairement à une délimitation géographique.

Bienvenue au club Tesla

L’épineuse question de la recharge commence très rapidement quand vous jetez un œil à la carte des bornes de recharge et à tout le maillage à travers l’Europe.
On se souvient toujours de cette belle promesse de vente ou coup marketing de Tesla qui annonçait la charge gratuite pour tous les clients sur leurs superchargeurs. Eh bien, cela, c’est du passé.

Maintenant, il faut payer et surtout attendre. Sur une autonomie promise pour avoisiner les 500 à 600 km, j’ai pu parcourir 350 km environ, avant de passer au stand recharge.
Bienvenue au club des Tesla.
Question convivialité entre les utilisateurs de Tesla : zéro !
On connaît tous l’esprit fraternel des motards, qui se regardent, se saluent, discutent, on la retrouve aussi chez les Porschistes ou chez les riders en longboard électrique… eh bien chez Tesla, c’est chacun dans son coin !

En effet, arrivé à la borne de supercharge, il y avait quatre autres Tesla, toutes en train de charger, avec à leur bord des couples sur leurs téléphones, ennuyés, ennuyeux, mais surtout : tous m’ont vu arriver et aucun n’a daigné me faire l’amitié d’un sourire, d’un bonjour… bref, juste un rapide coup d’œil dédaigneux pour ensuite retourner dans la torpeur. Même son de cloche sur la route, lorsque l’on croise une Tesla, aucun enthousiasme de la part des autres. On peut définitivement le dire : l’esprit Tesla n’est pas là.

Côté performance, la Tesla Model Y est un véritable foudre de guerre. Elle monte sans peine jusqu’à 240 km/h. Abat le 0 à 100 km/h en 5,1 secondes, vous donne l’impression de rouler à 35 alors que vous êtes déjà à 65. Son équilibre est bluffant, un poil effrayant, elle ne bouge pas, supporte d’être malmenée, mais reste toujours sur la trajectoire et d’une précision redoutable.
Un petit défaut notable, le frein régénératif en permanence, qui freine sec dès que vous levez le pied de l’accélération. Un aspect qui enlève tout le plaisir et la sérénité de la conduite. Pour ce qui est de l’autonomie, tout dépend de votre façon de conduire. Pour la recharge, on entre dans une autre dimension, entre réalité et théorie, chiffres incompréhensibles, puissance des chargeurs… il faut vivre l’expérience d’une recharge pour comprendre comment le débit de charge peut-être des plus fluctuants et que la promesse du 80 % de recharge en 15 minutes n’est pas aussi claire et atteignable. Il règne un certain flou sur le réel processus de charge, de la vitesse et de l’énergie fournie par les superchargeurs, entre autres. Tellement d’avis divergents sur comment bien charger, comment préserver sa batterie qui d’une semaine à l’autre varient, se contredisent qu’on ne sait plus en quelle école croire. En cause, les charges rapides qui sont probablement la raison de l’usure et de la dégradation de l’autonomie des batteries.

Chouette mais très gadget

Revenons sur un des éléments des plus marquants sur cette Tesla : les portes. Certes, les poignées d’ouverture à la façon d’une Aston Martin, ça impressionne. Mais d’une façon pragmatique, ce n’est absolument pas naturel, cela laisse des traces de doigts qui irriteraient le plus laxiste d’entre nous. D’ailleurs, avis aux maniaques, abstenez-vous de regarder l’écran central, celui-ci est parfois flouté de traces de doigt et d’empreintes digitales… Ceci expliquerait très certainement la présence d’une chamoisine. J’ai cherché comment verrouiller l’écran, je n’ai pas trouvé et ça devenait compliqué… Et pour cause, ne vous avisez pas de frotter l’écran, vous risqueriez d’activer des fonctionnalités sans le vouloir. Petite astuce, pliez la peau de chamois en deux pour ne pas déclencher les fonctionnalités tactiles. De rien !

Conclusion:


La kékéisation de Tesla sera inévitable

Tout le monde rêve devant une Tesla, tout le monde rêve d’une Tesla. Et c’est cet état d’esprit qui me fascine le plus. Car la voiture, du fait d’être électrique, procure un inconfort à la longue qui donne ce tournis que l’on connaît tous lorsque l’on tourne sur sa chaise ou que l’on monte dans un manège à centrifuge. Oui, je suis sensible en voiture et la différence de sensation entre un moyen de locomotion dont le moteur est thermique ou électrique se perçoit réellement.

Les nouveautés sur cette Model Y sont la Boom box, une enceinte située dans le coffre avant qui permet de diffuser et écouter la musique. Combiné à la puissance des enceintes à l’intérieur vous avez de quoi faire un bon festival improvisé sur une aire d’autoroute. Vous voyez l’image ?

Autre curiosité, ce coffre à jeu, qui recèle un contrôle antipollution qui, quand vous l’activez, vous gratifiera d’un beau bruitage de pet !
Surprenante passion pour la flatulence qui s’étend également avec la possibilité de changer le bruit du clignotant par une large déclinaison de prouts. Il y a le pet sur demande, pet avec clignotant, pet démesuré, pet odorant (heureusement qu’il ne l’est pas), le falcon heavy, pet monotone, court et super, le pas un pet. Oui, c’est drôle, ça amuse la galerie, les enfants seront servis… mais j’avoue qu’au bout d’un moment, j’ai fini par désactiver cette option.

La facétie ne s’arrête pas en si bon chemin. Lorsque vous êtes à l’arrêt, vous pouvez aussi modifier le klaxon avec le fameux bruit de fanfare de la cocaracha, des applaudissements, des citations, des bruits de batteries avec le célèbre « tudum tschiii » et même la possibilité de charger jusqu’à cinq sons personnalisés. Je vous parie qu’il y en a qui vont mettre des sirènes de police, pompiers (ça pourrait bien passer avec le rouge multicouche de la Tesla) ou autre avertisseurs deux tons…

Dernier élément qui parachèvera de vous faire vous croire dans un Joué club, la mélodie inquiétante et fantomatique comme dans Scooby-Doo lorsque vous enclenchez la marche arrière. Les kids vous demanderont même de faire le trajet en marche arrière, chose que vous ferez aisément grâce aux caméras de recul.

Autonomie Tesla Model Y Grande Autonomie : entre 430 et 520 km.
Puissance Tesla Model Y Grand Autonomie : 351 chevaux.
Prix Tesla Model Y Grande Autonomie : 59 990€ hors bonus.
Jusqu'à 2.100 litres d'espace à baguages pour la Tesla model Y.

Performance


Performance
4 / 5
Tenue de route
4 / 5
Habitabilité
5 / 5
Consomation
4 / 5
Prix
2 / 5
Confort
1 / 5

Verdict : la raison

Verdict : la passion

  • + La puissance immédiate
  • + La technologie embarquée
  • + La gestion de l’autonomie
  • + Le réseau de superchargeur Tesla
  • - Inconfort des suspensions
  • - Un style disgracieux
  • - Entrée de gamme à 60.000€

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