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Essai Toyota bZ4X : a-t-il une place sur le segment ?

Spécialiste réputé des véhicules hybrides depuis 25 ans, Toyota fait un pas de plus vers l’électricité en présentant son premier SUV entièrement propulsé par ions. Mais il ne sera pas simple pour la marque nippone de se faire une place sur ce marché devenu très concurrentiel en l’espace de 2 ans, et le positionnement du bZ4X n’est pas plus simple à comprendre que son nom ésotérique.

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Commençons donc par comprendre ce nom, ça sera plus simple que de comprendre son design. Les deux premières lettres sont issues de la nouvelle stratégie de Toyota, Beyond Zero, pour arriver à la neutralité carbone, tant à la production qu’à l’usage, de leurs véhicules d’ici 2050. « bZ » deviendra une sous-marque électrique du constructeur et verra donc la gamme s’étoffer. Le 4 situe le modèle dans cette nouvelle famille. Nous pouvons donc nous attendre à 3 véhicules plus petits et, sans doute, des plus gros. Le X, assez basiquement, indique qu’il s’agit d’un crossover.

Design compliqué

Toyota ne s’est pas toujours illustrée par des dessins faisant l’unanimité et, bien que le constructeur semblait sur la bonne voie avec une gamme plutôt sympathique avec les actuelles Yaris et Corolla ou encore la nouvelle Aygo Cross, le bZ4X tombe dans l’inutile complexité. Globalement, le dessin ne semble pas très heureux et affiche nombre de lignes en tous sens qui manquent à la fois d’homogénéité et de légèreté. Les arches de roue en plastique noir, qui s’étalent plus que de raison, notamment à l’avant en venant jusqu’aux feux, nous semblent parfaitement dispensables. Néanmoins, le SUV a le mérite de sortir des sentiers battus et, sans doute, certains y trouveront leur bonheur… les goûts et les couleurs.

Habitacle d’électrique

L’un des avantages de l’électrique est l’espace à bord que l’on peut dégager, par exemple grâce aux planchers quasiment plats. Ici, grâce à la nouvelle plateforme e-TNGA dédiée aux véhicules électriques de la marque, des batteries dans le plancher et des moteurs compacts, il est capable dans 4,69 mètres de libérer de la place pour les occupants. Néanmoins, nous nous attendions à un peu mieux, puisque le coffre, bien que très correct, ne propose que 452 litres, mais il est facile d’accès avec une grande ouverture et dispose d’un espace pour ranger les câbles dans un double fond.



Les passagers arrière disposent d’une place généreuse pour les jambes, mais les grands gabarits seront gênés par une garde au toit un peu juste tandis que celui du milieu le sera aussi par un dossier bombé. À l’avant, outre l’absence incompréhensible d’une boîte à gants, la position de conduite ne sera pas aisée à trouver et il faudra trouver l’équilibre entre un accoudoir, placé trop haut et un peu gênant, et un petit volant, qui aura pourtant tendance à gêner la vision vers le petit écran de combiné d’instrumentation.

Globalement, les matériaux, sans être critiquables, n’affichent pas une qualité perçue élevée par endroit, et l’ensemble est relativement austère. Du côté positif, l’ergonomie est bien pensée, nous trouvons encore des commandes de climatisation physiques bienvenues. Pour sa part, l’écran d’infodivertissement de 12,3 pouces est presque trop grand et rend son côté droit moyennement accessible sans décoller le dos de son siège et quitter franchement la route des yeux. Le système GPS est, lui, très clair, mais nous a souvent semblé légèrement en retard sur les intersections ; une simple habitude à prendre. Notons par contre l’absence de planificateur de trajet et de recharge, dont il sera difficile de se passer tant que l’infrastructure sera à ce point insuffisante. Très réactif, le système se montrera frustrant pour les technophiles endurcis qui ne trouveront pas assez de fonctions à explorer, quand les conducteurs classiques seront ravis de ne pas se perdre dans ces nombreuses fonctions qu’ils jugent souvent très peu utiles.

La Toyota bZ4X à l’usage

Disponible en 2 ou 4 roues motrices avec un ou deux moteurs, le SUV japonais puise son énergie, dans tous les cas, d’une batterie de 71,4 kWh. Attention, il s’agit ici de la capacité totale, et non de la capacité utile qui ne nous a pas été communiquée, mais il est aisé d’imaginer que l’on peut enlever 10 %. Notre modèle d’essai est, pour sa part, équipé des 4 roues motrices et de 2 moteurs de 80 kW, un sur chaque essieu, pour un total de 218 ch et 337 Nm. Des valeurs suffisantes pour expédier les 2 005 kg de 0 à 100 km/h en 6,9 secondes et permettre des accélérations et relances suffisamment franches.

C’est un casse-tête pour les ingénieurs d’amortir correctement un lourd véhicule surélevé sans en dégrader la tenue de route. Toyota ne fait pas de miracle ici, mais ne trébuche pas pour autant. Si les aspérités et autres dos-d’âne se font ressentir à basse vitesse, l’amortissement se montre bien plus agréable dès que les vitesses s’élèvent un peu. Il en va de même pour la sensation de lourdeur volant en main qui s’estompe lorsque le rythme augmente, mais il conviendra néanmoins de ne pas forcer le bZ4X, qui manque tout de même de dynamisme. Il s’agit d’un SUV familial à conduire comme tel.



Notre modèle d’essai en 4 roues motrices reçoit d’office le X-Mode, une suite d’aides pour la conduite en dehors des sentiers battus : aide à la montée et à la descente, gestion du couple sur chaque roue séparément, etc.

Batterie et recharge

D’ici à novembre, les bZ4X seront vendus avec un chargeur embarqué AC de seulement 6,6 kW et recevront ensuite un chargeur de 11 kW. Si le petit chargeur vous suffit, vous n’avez pas besoin d’attendre donc. Concernant la charge rapide en DC, Toyota se contente de proposer un chargeur de 150 kW qui peut paraître un peu juste, mais est, selon le constructeur, un bon compromis entre vitesse de charge et préservation de la batterie. Ainsi équipé, et dans le meilleur des cas, le SUV est capable de récupérer 80 % en 30 min. Ce choix permet au constructeur de garantir sa batterie 10 ans ou 1 million de kilomètres avec une capacité de 70 %.

Conclusion:


Proposée entre 47 et 57 000 € (prix définitifs annoncés le 1er juillet), la Toyota bZ4X ne se place pas dans la fourchette basse d’un segment déjà bien chargé. À ce tarif-là, il manquera le planificateur de trajet ou une charge plus rapide pour sérieusement convaincre. La consommation moyenne de 17 kWh aux 100 km relevée lors de notre essai en douceur ne sera pas non plus un critère décisif, puisqu’il se situe dans la moyenne de la concurrence.

Performance


Performance
4 / 5
Tenue de route
3 / 5
Habitabilité
5 / 5
Consomation
3 / 5
Prix
3 / 5
Confort
4 / 5

Verdict

  • + Espace à bord
  • + Garantie 1 million de kilomètres
  • + Autonomie
  • - Intérieur austère
  • - Design compliqué

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