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Peugeot 408 : manque de souffle…

… ou souffle nouveau ? La question mérite d'être posée, car le secteur automobile est en pleine transformation. La réglementation pousse de force les constructeurs vers la propulsion électrique provoquant des chocs à répétition sur les ventes, sans oublier la pandémie et la crise d’approvisionnement des semi-conducteurs. Dans ce marasme, Peugeot compte insuffler un nouveau souffle à sa gamme grâce à ce nouveau modèle, la Peugeot 408.
Heureux que nous sommes, nous avons pu la contempler lors de son programme de finalisation technique. Voici l’histoire de notre rencontre avec cette toute nouvelle Peugeot 408.

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Cela fait longtemps que la presse spécialisée européenne parle d’un nouveau modèle dans la gamme Peugeot. Les rumeurs se tournaient jusqu’à présent vers une 308 SUV. Eh bien, elle n’avait pas complètement tort… bien que ce ne soit pas le cas.

Du projet P54…

Notre histoire avec la Peugeot 408 commence tout simplement par un mail laconique de nos amis de la presse chez Peugeot. Celui-ci nous invitait à « découvrir le prochain modèle de la marque Peugeot » à la soufflerie de Saint-Cyr-l’École, puis dans l’antre des concepteurs de voitures de la marque, à l’ADN de Vélizy.

Pouvoir suivre un tel processus n’est pas chose régulière pour nous. On a plutôt l’habitude de jauger un produit fini et roulant. Plus une chose est rare, plus elle est convoitée. C’était bien évidemment le cas pour la rédaction qui était en émoi. C’est donc la courte paille qui imposera son choix du rédacteur et de l’artiste de l’image. Ils auront le privilège de voir ce fameux « projet P54 » qui, à cet instant, ne portait pas le nom de Peugeot 408.

… à la Peugeot 408

Pour entendre le nom de Peugeot 408, il nous aura fallu attendre de pénétrer dans un lieu unique en France. Ce lieu cache dans son antre une hélice géante de plusieurs tonnes capable de générer des tempêtes. Cet endroit sert aux ingénieurs-aérodynamiciens de base technique pour vérifier leurs calculs sur ordinateur.
Que voulez-vous ? Il n’y a rien de tel que le test grandeur nature !

Peugeot nous a proposé donc de vivre les derniers tests de validation de l’aérodynamique, du moins, juste derrière les vitres blindées du système. Si la silhouette n’était pas encore limpide, on pouvait apprécier la belle teinte rouge et les jantes sculptées noir argent de ce P54.

Le chef de cabine a monté la lumière et l’on a vu, bâton en main, un opérateur empoignant une longue tige qui s’est mise à produire sa blanche fumée. Il est passé et repassé, re-repassé sur les flancs et les ailes, lorsque tout à coup, l’ingénieur en chef a clamé : « Tout est OK. On est bien sur 0,28 de CX. »


Le premier contact avec la Peugeot 408…

Après une série « d’applause » de la foule en délire, le patron de la presse a ouvert les portes du ventilateur géant et nous a offert l’opportunité de nous approcher de la 408.
Oui, ce chiffre était bien présent sur la malle arrière et ne laissait plus de doute sur le nom de ce nouveau modèle.

En dehors de ça, il était enfin temps pour nous de découvrir l’allure de cette lionne qui, pour le coup, va détonner dans le paysage automobile actuel.

Il n’est en fait pas question d’une 308 SUV, mais bien de quelque chose de différent. Cette Peugeot 408 est une sorte de berline, aux lignes agressives, plus haute que sa grande sœur 508, mais largement moins qu’un SUV comme le 3008. J’apprendrai plus tard que sa hauteur est à mi-chemin entre ces deux modèles.

Si le profil montre une légère propension à prendre de la hauteur pour une berline, il reste donc moins haut qu’un SUV. Pourtant, il en reprend bien les codes stylistiques avec des arches de roue massives revêtues de noir. Par contre, la ceinture de caisse plongeant vers l’avant dévoile ses prétentions sportives.
Un effet de style qui s’avérera parfaitement en adéquation avec la trogne de cette 408. Alors que la tendance est à refermer les calandres, Peugeot nous propose une véritable gueule béante. L’architecture de celle-ci n’est pas uniforme et pousse inéluctablement le regard vers le centre et l’emblème Peugeot. Les optiques fines sont poussées sur la partie supérieure, bien aux extrémités. Ici, la signature lumineuse perce le bouclier vers le bas jusqu’aux monumentales écopes d’aération.
Notre petit tour de machine continue avec la poupe. Le dessin est un chouïa moins agressif, bien que la partie basse, en noir, et le travail du dessin de celui-ci ne manquent pas de caractère. Juste au-dessus, c’est la ligne de feux horizontale coupant la malle qui offre l’assise visuelle de la lionne. Le tout est largement accentué par la vitre arrière très inclinée.


Dans l’ADN… Peugeot

Il nous aura fallu attendre 3 semaines pour poser notre popotin dans l’habitacle de la Peugeot 408. Pourtant, il n’y a rien de nouveau dans le sens où l’on connaît déjà ce mobilier.

En effet, c’est lors de la seconde présentation de la berline « crossoverisée » dans l’ADN Peugeot que la marque nous a offert une version finie à 98 % ainsi que les quelques informations techniques essentielles.

La 408 est en fait un projet de longue date.
Il a été conçu en parallèle du projet de la nouvelle 308. C’est pour cela qu’il en reprend un maximum d’éléments, dont le mobilier. En prenant place à son bord, on retrouve la superbe planche de bord de la berline compacte. Elle offre au conducteur un espace digne d’un cockpit d’avion avec un mini-volant, des compteurs digitaux modernes et surélevés. Le multimédia se pilote sur une grande dalle tactile et réactive trônant au centre de la planche de bord. Détail important, celui-ci offre des raccourcis accessibles et programmables à souhait. Cela évite de se perdre dans les menus et sous-menus pour vos commandes les plus utilisées.
Les plastiques sont d’excellente facture et ne souffrent pas la comparaison avec certains modèles se disant premium. Les ajustements sont également de qualité.


D’un point de vue technique, cette 408 reprend la toute dernière plateforme Peugeot, la fameuse EMP2-evo. Reconnue pour sa légèreté et son évolutivité, elle équipe également la nouvelle 308. La grande différence, c’est que sur 408, les ingénieurs l’ont largement étirée. Sa carrosserie passe à 4,80 m et son empattement atteint un stupéfiant 2,80 m entre les essieux.
À quoi cela peut-il bien servir ?
Eh bien, à proposer un espace immense dans l’habitacle.
Les passagers arrière n’auront jamais l’impression d’avoir les genoux DANS les sièges, à moins de faire 2,20 m… et encore, je ne suis pas certain que cela suffise.

L’autre avantage de ce châssis, c’est qu’il offrira une large gamme de moteurs. Si à l’instant où je vous écris cet article, nous n’avons pas encore exactement les groupes motopropulseurs, nous avons retenu que la Peugeot 408 disposera des derniers moteurs turbo essence PureTech, et surtout des moteurs hybrides rechargeables de la maison. Les deux marient un moteur turbo essence de 1,6 litre à un moteur électrique, le tout accumule entre 180 et 225 chevaux. Comme ils disposent d’une batterie au lithium-ion, ces Peugeot 408 Hybrid pourront parcourir plus de 50 km sans une goutte d’essence.

Peugeot annonce d’ores et déjà que cette berline sera également proposée en version Peugeot e-408. Il y aura donc une version 100 % électrique.


Conclusion:


Les ventes de voitures sont à l’arrêt.
Si la réglementation, la crise sanitaire, le problème d’approvisionnement en puces et les velléités faussement écologiques des technocrates plombent le secteur automobile, il faut bien avouer que les constructeurs sont devenus très timides stylistiquement parlant.
À défaut de produire des voitures qui plaisent, ils se contentent de faire des voitures qui ne déplaisent pas. Avec 408, Peugeot souffle un vent nouveau.

Nouveau, parce qu’en lançant cette 408, Peugeot démontre, encore une fois, l’inventivité de nos ingénieurs. Et si, comme moi, vous n’en pouvez plus des gros blocs d’acier que sont les armoires normandes roulantes que l’on nomme SUV, sachez que cette 408 est faite pour vous.
Avec sa silhouette originale et non dénuée de charme, elle conjugue l’espace à vivre des SUV et l’allure d’une machine sportive hors norme.
Tout ça doit avoir un prix…

Si je ne peux vous donner la grille tarifaire exacte, la responsable de produits m’a annoncé que ses prix seront légèrement supérieurs à ceux de la 308, tout en restant sous les prix d’une 3008. Ce qui devrait rendre cette Peugeot 408 ultraconcurrentielle, à moins qu’en en prenant le volant, elle nous déçoive…
Il faudra donc attendre nos essais Peugeot 408 pour en avoir le cœur net.


Photos© Fabien Legrand pour LRA

  • + Allure différente
  • + Espace à bord
  • - Puissance max 225 ch et en hybride
  • - Pas de 408 PSE.. mais, pourquoi ?

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