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Essai opel astra 2016 1 4 turbo 150 l essence est elle dans le coup

Notre série d'essais de la nouvelle Opel Astra 216 ne serait pas complète sans un test d'une version équipée d'un moteur essence. Car aujourd'hui, même sur le marché des compactes, le Diesel n'est pas forcément dominateur. Face aux récents blocs 1.6 CDTI de 110, 136 et 160 chevaux dont est pourvue la gamme, Opel propose notamment un encore plus nouveau bloc downsizé 1.4 Turbo de 150 chevaux. Montez à bord avec nous, on vous emmène faire un tour.

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Lancée à l’automne 2015, la nouvelle Opel Astra misait au début sur ses motorisations Diesel, avec notamment un cœur de gamme composé des blocs 1.6 CDTI 110 ch et 1.6 CDTI 136 ch, tous deux passés récemment à l’essai dans ces colonnes. Mais la gamme essence est loin d’être négligée, avec, en plus de l’ancien 1.4 Twinport 100 ch uniquement là pour créer une version à prix d’appel, trois blocs de nouvelle génération. Il s’agit du 3 cylindres 1.0 Turbo en 105 ch (le même qui développe 115 ch sur l’Adam), du 4 cylindres 1.4 Turbo proposé en 125 et 150 ch et du 1.6 Turbo de 200 ch.

Situé à mi-chemin, en termes de puissance, entre les moteurs Diesel 136 et 160 ch, le nouveau moteur essence 1.4 Turbo 150 ch est celui que nous avons décidé d’essayer. Il est proposé en finition Dynamic avec une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports et en finition Innovation avec une boîte de vitesses automatique à 6 rapports. Il s’agit de deux finitions haut de gamme assez similaires. Le prix de notre version d’essai (1.4 Turbo 150 Dynamic) est de 24 200 euros, sans malus (117 grammes de CO2/km), contre 26 000 euros pour l’équivalent en 1.6 CDTI 136 et 26 900 en 1.6 CDTI BiTurbo 160.

Au volant de l’Astra 1.4 Turbo 150

L’Astra 1.4 Turbo 150 pèse 1 278 kilos au lieu de 1 360 avec le 1.6 CDTI 136 ch. C’est plus de 80 kilos de gagné, pour une voiture qui s’était déjà considérablement allégée (entre 120 et 200 kilos selon les versions) avec la nouvelle génération. Le surpoids n’est dont plus un défaut pour l’Astra et encore moins avec cette version essence. Le gain par rapport au Diesel est fait sur le train avant, ce qui nous donne une direction encore plus précise, offrant à l’auto plus d’agilité et au conducteur plus de facilité à bien la placer dans les virages. Déjà que cette nouvelle génération n’était pas manchote, loin de là, en la matière, c’est le summum avec ce moteur essence.

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Sur le plan de l’agrément, on ne peut pas demander tout à fait la même chose qu’avec un moteur Diesel. Le couple de 230 Nm arrive entre 2 000 et 4 000 tours. Vous n’aurez rien à 1 500 tours, ça commence un peu à venir à partir de 1 750 tours mais c’est effectivement à partir de 2 000 tours que la puissance se montre vraiment disponible. Une puissance maximale qui ne s’obtient qu’en hauteur et sur une plage réduite : entre 5 000 et 5 600 tours. Il faut donc cravacher un peu pour la trouver, même si on n’est pas forcément obligé de rétrograder pour doubler (ça dépend du temps qu’on a).

Mais par son velouté, son silence de fonctionnement et sa vivacité lorsque c’est nécessaire, ce moteur n’est cependant pas désagréable, loin de là. Il a répondu à nos attentes sur tous les terrains, et notamment les montées (et descentes) de petits cols, avalées à belle allure, qui faisaient partie de notre parcours d’essai. Chaussés de pneus 17 pouces M+S qui consomment un peu plus que des pneus été classiques, nous avons relevé un appétit de 7,3 litres/100 km qui n’a rien de scandaleux, puisque « seulement » 2,2 litres au-dessus du chiffre officiel NEDC. Il n’y a rien de scandaleux, on est dans la moyenne de ce qu’on constate habituellement.

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On sort la calculette

Le choix d’une motorisation essence et non pas Diesel pour un modèle comme l’Astra peut se faire par philosophie mais aussi au bout de calculs tous simplement mercantiles. Ici, en 1.4 Turbo 150, l’Astra coûte 1 800 euros de moins qu’en 1.6 CDTI 136. Avec une différence de 20 centimes entre le sans-plomb et le gazole et un réservoir de 48 litres, cela fait 9,6 euros de différence par plein. Et une consommation de 7,3 litres/100 km, contre 5,5 litres/100 km en Diesel (lire notre essai de l’Opel Astra 1.6 CDTI 136).

Notre formule magique nous donne une différence, sur le poste carburant, de 32 euros en défaveur de l’essence tous les 1 000 kilomètres par rapport au Diesel. Soit 56 000 kilomètres nécessaires avant de rétablir la facture, sans compter l’entretien plus cher en Diesel. Bref, si vous êtes dans la moyenne française (entre 12 000 et 13 000 kilomètres par an), c’est bien l’Astra essence 150 ch qu’il faut choisir !

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(Pour tout le reste – agrément de conduite, vie à bord, équipement –, il n’y a pas de différence. Je vous renvoie aux essais réalisés par mes confrères pour prendre connaissance de nos conclusions.)