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Essai Audi Q7 50 TDI : 2019, un bon cru

La seconde génération de l’Audi Q7, lancée en 2015, n’est certes pas dépassée, mais nécessitait une mise à jour afin de continuer de séduire durant quelques années supplémentaires. C’est donc chose faite en ce milieu d’année 2019 pour ce gros SUV qui bénéficie désormais des dernières évolutions de la marque, esthétiques mais surtout techniques.

C’est sur les petites routes irlandaises que nous avons été conviés afin d’en prendre le volant.

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Tandis que la France suffoque sous une canicule supplémentaire, c’est sous un ciel menaçant et des températures divisées par deux que je prends possession d’un Q7 restylé gris équipé d’une motorisation diesel 50 TDI.

Esthétiquement, le restylage demeure assez léger, mais bienvenu. Outre la nouvelle signature lumineuse, comme il est de coutume lors d’une mise à jour, le SUV reçoit un nouveau profil plus dynamique – principalement au niveau des bas de caisse – ainsi qu’un bouclier avant bénéficiant de grilles d’aération élargies. Le changement le plus important se situe cependant au niveau de la calandre Singleframe ; toujours trop grosse à mon goût, elle gagne pourtant en élégance avec une forme légèrement plus sobre et un cerclage nettement plus fin.

L’arrière utilise la même recette ou presque avec de nouveaux feux et un bouclier redessiné avec de nouvelles sorties d’échappement. L’arrière n’a jamais été la partie forte du Q7, très haut et plutôt plat. Pour contrecarrer cela, les designers ont ajouté une barre chromée essayant de conférer un peu d’horizontalité à cette poupe. Très réussie sur les berlines A6 et A8, c’est très peu esthétique sur ce SUV.

Un habitacle tout en modernité

L’intérieur évolue plus largement avec une planche de bord inspirée de celle de la nouvelle Q8 (lire notre essai). Concrètement, l’écran déporté au-dessus de la planche de bord s’y intègre désormais, épurant les lignes tandis qu’un deuxième écran de 8,1 pouces prend place juste en dessous. Ce dernier est dédié à tout ce qui est climatisation et accessoires. Les deux écrans, MMI Touch response, étant bien entendu tactiles avec le fameux retour haptique, l’ensemble recevant une interface plus ergonomique.

Le combiné d’instrumentation se présente également via un large écran de 12,3 pouces permettant d’afficher diverses interfaces dont 3 nouvelles, y compris une version Sport.



Le reste de l’habitacle n’évolue pas ou peu, les assises sont toujours accueillantes tandis que la position de conduite est toujours trop typée « chaise de bureau ». Le rang deux pour sa part propose un espace très convaincant même pour des adultes de grande taille, excepté à la place du milieu qui conviendra tout de même à des passagers de taille moyenne.

De son côté, le coffre est toujours immense avec près de 800 litres, largement grevé lorsque l’on relève, électriquement via un simple bouton, les sièges de la troisième rangée. A contrario, en rabattant l’ensemble des rangs deux et trois, nous obtenons un volume de chargement jusqu’à 2 050 litres, considérable !

Le Q7, un modèle qui a tout capté

Personne ici ne souhaite que j’énumère la pléthore d’aides et assistances à la conduite que propose le nouveau Q7. Il faut dire qu’avec 30 capteurs divers et variés, le SUV offre tout ce que la marque allemande fait de meilleur sur le sujet en proposant des aides recalibrées afin d’être toujours plus précises. Vous me pardonnerez, je n’ai pas testé le nouvel assistant de freinage d’urgence, sans doute un peu par lâcheté. Les petites routes désertes de l’Irlande n’étaient pas l’endroit propice pour tester l’assistant de conduite en embouteillage, pas plus que l’assistant adaptatif de la vitesse et j’ai eu vite fait de déconnecter l’assistant de maintien de voie plus encombrant qu’autre chose sur petites routes sinueuses avec un engin de ce gabarit. Mais sachez que tout est là si l’envie ou le besoin vous en prend.

Une offre qui tient la route

Question tarif, le Q7 50 TDI débute à 73 380 € en finition Advanced et grimpe jusqu’à 95 530 € en finition Avus Extended. Des prix qui s’entendent hors options, bien entendu, n’en demandez pas trop !

Néanmoins, pour ce prix je peux compter sur les 4 roues motrices et directrices rendant le paquebot presque civilisé en zone urbaine et plus agile dès que le trajet se fait sinueux. Au vu de l’engin, la tenue de route est remarquable, contenant parfaitement le roulis grâce aux barres stabilisatrices adaptatives livrées automatiquement avec l’option (indispensable) de suspension à air adaptative. Nous sommes très loin de l’impérialité routière d’une berline A6 ou A8, tout en fluidité là où le Q7 passe plus en force sans pour autant dégrader le confort général de bonne facture.



Confortable également, la puissance disponible. Non content de proposer 286 ch et un couple important de 600 Nm, le V6 diesel de 3,0 litres reçoit une microhybridation via un système 48 volts qui contribue à contenir autant que possible la consommation du gros bestiau. À l’instar du moteur de la S7 récemment essayée, ce système alimente un compresseur électrique palliant l’absence de turbo à bas régime. Ainsi pourvu, les performances sont en hausse tandis que la consommation prend le chemin inverse. Dans la même optique, un alterno-démarreur 48 V permet un mode roue libre éteignant le moteur pendant un maximum de 40 secondes entre 55 et 160 km/h lorsque l’on soulage l’accélérateur tandis que le Start & Stop est actif dès que la vitesse descend sous les 22 km/h.

À l’usage, ce V6 propose tout ce que l’on peut attendre de lui si ce n’est un miracle auditif. À défaut, il sait se faire plutôt discret. Côté performances, le couple conséquent permet des relances faisant oublier le poids délirant (pourtant en baisse) du Q7 tandis que la boîte Tiptronic 8 ne souffre pas la critique.

Performance


Performance
4 / 5
Tenue de route
3 / 5
Habitabilité
5 / 5
Consomation
3 / 5
Prix
3 / 5
Confort
5 / 5

Verdict

  • Design plus sobre
  • Planche de bord plus ergonomique
  • Mise à niveau technologique
  • Poids
  • Tarifs

Conclusion:


Le Q7 2019, sans être une révolution apporte une évolution bienvenue, tant dans le style que dans la technique. La nouvelle planche de bord donne un vrai coup de vieux à la précédente tandis que l’amortissement adaptatif donnant accès automatiquement aux barres stabilisatrices adaptatrices offre un réel gain de dynamisme. Finalement, si vous êtes client, son seul vrai défaut est qu’il ne sera pas disponible avant la mi-septembre 2019.