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Essai Land Rover Defender : s’il ne devait en rester qu’un

Après de longues années d’attente avant sa révélation, puis encore quelques mois de patience, le Defender est enfin là, devant moi, pour un essai exclusivement tout-terrain. Je ne vous cache pas que je suis ravi d’être là, sur ce terrain de 160 hectares dédié au 4x4, en cette saison d’automne froide et humide.

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Il est de retour et s’affiche sans complexes. Dans cette version 5 portes, nommée 110 (90 pour la version courte à 3 portes), le Defender est monumental avec ses dimensions inhabituelles. Il passe la barre des 5 mètres de 2 cm tandis qu’il affiche 2,01 mètres de largeur et me toise à jeu égal en hauteur avec son 1 m 97. Je n’ai pas l’habitude !

Néanmoins, je ne fais pas le malin, l’Anglais a dans le regard une détermination qui ne laisse que peu de place au doute, bien décidé à me montrer de quoi il est capable.

Fausse rusticité

Ce que l’on attend d’un Defender, c’est ce côté rustique, basique et rassurant en cas de pépin au milieu de nulle part. C’est un peu la première impression qu’il me donne lorsque je monte, littéralement, à bord. Le sol en plastique gaufré lavable, quelques solides plastiques durs, des vis apparentes, des poignées partout pour se tenir ou s’aider à monter à bord, l’ensemble ne joue pas le grand luxe. Il en va de même pour l’immense coffre, dont le volume de chargement s’établit à 857 litres et jusqu’à 2 m3 une fois la banquette rabattue, en matériaux facilement lavables. L’espace dédié aux différents passagers est tout aussi abondant et voyager à l’arrière ne sera pas une punition, d’autant que les antiques suspensions à lames ont cédé leur place à des multibras.



Cependant, même si certaines commandes paraissent plus grossières que dans un Range Rover, notamment la commande de climatisation manuelle, il n’empêche, ce Defender est bien loin du charme rustique suranné de l’ancien. Quelques plastiques souples font leur apparition, les sièges sont d’un confort et d’un accueil remarquable grâce à leurs multiples réglages, la climatisation automatique 3 zones, l’instrumentation complète et les technologies omniprésentes, à l’instar des prises (6 USB, 1 USB-C et 3 prises 12V).

De fait, le Defender repose sur les bases de l’excellent Range Rover dont il propose la plateforme et ses technologies sans l’abondance du luxe.

En route… ou presque

S’il y a un point sur lequel le nouveau venu n’a absolument aucun droit à l’erreur, c’est sur sa capacité à sortir des sentiers battus pour attaquer des parcours exigeants. Pour ce faire, le 4x4 anglais se débarrasse pourtant de son châssis échelle au profit d’une structure monocoque en aluminium et de suspensions indépendantes. Ces dernières sont probablement un gros plus sur route, mais je ne pourrais pas en juger aujourd’hui.



Non, aujourd’hui seuls le sable, la boue, la terre, la roche, les feuilles mortes et l’eau paveront mon chemin, le tout accompagné de dénivelés en tout genre. Sous le capot de mon Defender D240 se trouve un 4 cylindres diesel de 2,0 litres offrant 240 ch et surtout 430 Nm de couple disponibles dès 1 400 tr/min le tout transmis au système à 4 roues motrices permanentes via une boîte de vitesses automatique à 8 rapports. Il est d’ailleurs à noter que cette motorisation est depuis peu remplacée par un 6 cylindres en ligne diesel MHEV de 3,0 litres développant 250 ch et 570 Nm.

Vrai franchisseur

La très bonne visibilité depuis le poste de conduite aide grandement à se faire à ses dimensions ; pour autant, le conducteur aventurier dispose d’une pléthore de caméras qui proposent toutes sortes de vues notamment de très pratiques vues 3D in situ… en tout cas tant que celles-ci demeurent propres.

Car mon terrain de jeu du jour ne l’est pas, propre. Les pluies des jours précédents et les feuilles mortes qui tapissent le tout m’offrent un grip plutôt précaire que je mettrais plus de temps à apprivoiser que ne l’a fait mon modèle du jour. Ce dernier se joue des pièges avec une facilité déconcertante, bien secondé par son moteur diesel très simple à doser. Celui-ci distille son couple sur les 4 roues avec une précision chirurgicale afin d’offrir toujours la meilleure accroche possible. Le Defender 2020 dispose par ailleurs de différents modes de tout-terrain pour les différentes situations, agissant au mieux sur de la roche, de la neige ou dans la boue par exemple.



Les suspensions pneumatiques sont un atout non négligeable en termes de confort tout en permettant d’augmenter la garde au sol de 22 à 29 cm. Dans cette configuration, le Land Rover démontre l’étendue de ses compétences et les pentes aux allures imprenables ignorées en début de journée finissent par être passées, non sans effort et subtilité dans le dosage. La fiche technique nous avait pourtant indiqué que c’était possible, en proposant des angles d’attaque et de fuite de respectivement 38 et 40° tandis que les pentes sont envisageables jusqu’à 45°. Cela ne vous suffit pas, alors sachez que vous pouvez passer des gués profonds de 90 cm. D’ailleurs, pour cela, vous pouvez enclencher le Wade Sensing qui, en plus de vous indiquer le niveau d’eau, ferme les bouches d’aération.

Conclusion:


Peu de choses résistent à ce nouveau Defender, capable d’évoluer dans des conditions exigeantes tout en préservant votre confort désormais et en vous aidant grandement si vous le souhaitez, en maintenant une vitesse régulière en descente, en modulant l’arrivée du couple selon les conditions, etc.
Demeure la question des tarifs qui limitera l’accès à l’engin aux bourses bien garnies bien que le prix ne soit pas délirant eu égard au produit proposé. Mon modèle d’essai s’échangeait contre 65 100 € (+ 10 000 € d’options) quand son remplaçant demande désormais 68 000 €. Une hausse bien légère pour bénéficier d’un moteur sensiblement meilleur.
Mais à la fin, une seule question demeure, quand est-ce que l’on part à l’aventure, loin ?

Performance


Performance
4 / 5
Tenue de route
4 / 5
Habitabilité
5 / 5
Consomation
3 / 5
Prix
3 / 5
Confort
3 / 5

Verdict : la raison

Verdict : la passion

  • - Passe partout
  • - Style
  • - Technologies
  • - Moteur plein à tout régime
  • - Gabarit conséquent

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