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Essai Mercedes Classe A berline : pour entrer dans un univers étoilé

Mercedes n’en finit pas de nous proposer de nouveaux modèles. Il semblerait que la firme à l’étoile compte bien produire un véhicule pour chaque segment possible. Nous voilà donc aujourd’hui avec une Classe A… berline. Elle s’intercale entre la A compacte et la sportive CLA.

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Une berline Mercedes pour l’empire du Milieu

Avant de partir sur les routes de notre essai, il est important de faire une petite marche arrière et de se poser sur ce modèle, car la Classe A berline existe déjà depuis quelques mois. Oui, mais… pas sur le sol du Vieux Continent. Ce sont les automobilistes chinois qui ont eu le privilège de l’avoir en vente sur leur marché.

Il faut dire que les habitudes sont dures. Une voiture à hayon n’est pas vraiment aux goûts des consommateurs là-bas. Alors pour pallier ce phénomène étrange, les ingénieurs se sont focalisés sur un greffon de malle au niveau du porte-à-faux arrière. Et voilà, la Classe A berline est née.

Si, en Chine, la Classe A propose un empattement légèrement plus généreux de 6 centimètres, chez nous, la berline et la compacte ont bien le même. Soit 2,73 mètres.

Pour information, ce n’est pas la première fois que nous voyons cela. L’Audi A3 berline a la même histoire et c’est d’ailleurs la concurrente directe de notre Mercedes.


Mercedes Classe A qui a du coffre !

Notre Mercedes porte extrêmement bien son nom. Il s’agit bien ici de la version « Berline » de la compacte, la Classe A. Elle est très loin de la nouvelle CLA qui se veut être une version sportive aux attributs de GT. D’ailleurs, sa carrosserie moins abrupte en poupe lui offre étrangement un meilleur CX. Avec un quotient de pénétration dans l’air de 0,22, la petite est l’une des voitures de production les plus aérodynamiques du marché.

Comparée au modèle à hayon, cette tricorps propose 13 cm de plus en longueur. Ils servent avant toute chose à la soute à bagages qui passe de 370 à 420 litres. Mais ce n’est pas tout, puisque les passagers seront largement mieux lotis avec plusieurs millimètres gagnés ici et là.

Et c’est vrai ! Mon mètre quatre-vingt est bien installé à l’avant et en passant juste derrière, je ne souffre d’aucun manque de place criant. Ce n’est pas Byzance, mais c’est suffisant, sans oublier que, d’après Mercedes, la garde au toit à l’arrière est la plus généreuse de sa catégorie.

À part cela ? Le cockpit est strictement identique à la Classe A compacte. J’y ai donc retrouvé l’immense dalle trônant au-dessus de la planche de bord. Il accueille le digital cockpit, modulable à souhait, et l’écran central qui regroupe le multimédia et les systèmes de contrôle du véhicule. Si tout cela tombe bien sous la main, et que l’on peut même parler à sa Mercedes pour activer des fonctions, je reste toujours perplexe avec l’ergonomie de la boîte de vitesses qui revêt l’allure d’un commodo.

Classe A berline : sous le capot

Sous le capot de notre A berline, on retrouve sans surprise les motorisations équipant la compacte. Soit 5 blocs moteurs à 4 cylindres, que ce soit en essence ou en diesel.

L’offre débute par un 1,5 litre diesel de 116 ch pour la A180d et se terminera d’ici peu par la version AMG A 35 4MATIC qui promet des sensations fortes avec plus de 300 chevaux.

En ce qui nous concerne, nous allons nous contenter des 163 canassons de la A 200 berline. C’est la version « raisonnable » de la gamme. Il existe bien encore la A 180 berline, mais les 136 chevaux sont bien trop loin des prestations que l’on attend d’une Merco.


Revenons sur notre A 200 berline.

Ce 4 cylindres de 1,3 litre est équipé d’un système de coupure des cylindres pour lui permettre d’économiser de précieuses gouttes de carburant sous certaines conditions. Cela lui permet de revendiquer une consommation normée de 5,9 litres aux 100 km soit 133 grammes de CO2. Bon OK… dans les faits, c’est évidemment plus compliqué. Il faudra s’attendre à une moyenne de 6,6 litres sur route et 8 litres en ville.

Ce qui est raisonnable tout de même. D’autant que ce petit cube développe une belle cavalerie. On en dénombre pas moins de 163. Largement suffisant pour taper des démarrages de folie et exécuter le 0 à 100 km/h en 8,2 secondes. Par contre, son couple de 250 Nm sera bien à la peine sur les routes de montagnes extrêmement sinueuses de notre essai. Un phénomène inexistant sur autoroute, car on sent bien qu’elle est faite pour avaler les kilomètres. Enfin, cette belle machine est accompagnée d’une boîte automatique à 7 vitesses et double embrayage. Confortable et lisse, que ce soit en ville ou sur route, elle révélera sa faiblesse en conduite sportive.

Classe A : une berline, non une Mercedes !

La berline Classe A ne fait pas l’impasse sur les aides à la conduite ! C’est simple, de série, vous n’avez pas grand-chose. En réalité, le nécessaire pour passer les 5 étoiles aux crash tests Euro-Ncap. Par contre en passant par la case options, tout s’arrange. À tel point que vous pouvez en faire une copie « miniature » de la limousine Classe S.

Si la berline ne coûte que 650 € de plus que la compacte, elle reste toujours bien chère. La gamme s’articule autour de 29 650 € pour la version de base et 51 400 € pour le haut du panier, c’est-à-dire l’AMG A 35 berline.

Mon modèle, qui est, souvenez-vous, la version raisonnable en essence, mais pourvue de la finition sportive AMG Line, est vendu au prix de 38 750 € auquel il faut ajouter encore plus de 6 000 € d’options en tout genre. Soit une facture de presque 45 000 €.

Performance


Performance
3 / 5
Tenue de route
3 / 5
Habitabilité
4 / 5
Consomation
3 / 5
Prix
2 / 5
Confort
3 / 5

Verdict

  • - Style élégant
  • - Surplus de seulement 650€ /compacte
  • - Espace à bord suffisant
  • - Taille compacte
  • - Comportement pas vraiment joueur
  • - Tarif toujours aussi élitiste

Conclusion:


Cette nouvelle Classe A tricorps devient, de fait, le ticket d’entrée dans la gamme des berlines Mercedes. Plutôt agréable à conduire, capable de recevoir un maximum d’équipements, elle comble un trou, qui était jusqu’à présent béant, dans la gamme du constructeur.

Bon, il faut avoir un portefeuille bien fourni pour en prendre le volant. Mais c’est aussi cela que l’on attend d’une Mercedes, de l’exclusivité.