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Essai Seat Leon eTSI 150 : la nouvelle Espagnole a la bougeotte

Contrairement à sa cousine allemande, la Volkswagen Golf, la Seat Leon change sensiblement d’une génération à l’autre, notamment d’un point de vue esthétique. Pour cette quatrième génération de compacte espagnole, il en va de même avec une quasi-révolution en tous points, faisant passer la Leon de bonne auto à excellent choix.

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La Seat Leon s’affirme plus que jamais et propose une plastique encore plus désirable, a fortiori avec ce beau Rouge Désir. Lignes sculptées, face avant pleine de caractère, flancs en relief. Impossible de rester insensible à ses charmes et rarement l’essai d’une compacte aura attiré tant de regards.

La finition FR de mon modèle d’essai, plus sportif dans sa définition, n’y est sans doute pas étrangère avec ses boucliers avant et arrière spécifiques. L’arrière, par ailleurs, est également très réussi avec une élégante signature lumineuse qui traverse toute la poupe. Je dois avouer me réjouir que Seat n’ait pas fait dans le conservatisme pour sa compacte tant le résultat est plaisant.

Une compacte très moderne

La Leon grandit de 9 cm (4,37 mètres), se plaçant dans les grands gabarits du segment, au profit de l’habitacle et de ses occupants. Grâce à un empattement supérieur de 5 cm, ce sont les passagers arrière qui gagnent en liberté de mouvement d’autant que la garde au toit demeure correcte excepté pour les grands gabarits si vous sélectionnez le toit ouvrant panoramique. Quant au coffre, il demeure dans la moyenne basse de la catégorie avec seulement 380 litres. Une Peugeot 308 propose par exemple 420 litres malgré 9 cm de moins.

Passons rapidement sur les très beaux sièges Sport et le volant spécifique de notre finition FR et arrêtons-nous sur la présentation intérieure. La planche de bord est bien plus agréable que l’ancienne, épurée et moderne et affichant des matériaux et une présentation pour le moins corrects. Heureusement me direz-vous, car les prix pratiqués rendent exigeant. Si le prix d’appel est de 21 490 €, comptez tout de même 35 170 € pour mon modèle d’essai, certes équipé de la motorisation eTSI de 150 ch et de la boîte de vitesses automatique DSG7 et de quelques options.



Face au conducteur, une instrumentation numérique qui vous permet de choisir ce que vous souhaitez afficher puis un écran de 10 pouces permet de gérer le système d’infodivertissement. Les qualités du système, fluide et ergonomique, et de son affichage, esthétique et peu sensible aux reflets, ne cachent pas le trop-plein de choses à gérer, malgré quelques raccourcis possibles. Il est par exemple dommage de ne pas avoir un bouton dédié aux divers modes de conduite ou encore des commandes plus simples pour la climatisation, celles, sensitives, de la Leon n’étant pas parfaites sans compter qu’il faut passer obligatoirement par l’écran pour gérer la force de la ventilation.

Technologique

Avec cette version haut de gamme vient son lot d’aides et assistances à la conduite bien connues dans le groupe Volkswagen. Ainsi nous trouvons le Travel Assist qui permet à la voiture de suivre sa voie et conserver ses distances avec le véhicule qui précède, et le régulateur adaptatif qui s’adapte en fonction des panneaux et du GPS.

Bien entendu, la Leon reçoit l’insupportable mais obligatoire maintien dans la voie, qu’il est de bon ton de désactiver (après plusieurs manipulations soit à l’écran soit au volant), mais qui se réenclenche à chaque démarrage. J’aurais, là encore, aimé un bouton facile d’accès.

La Seat Leon à conduire

Équipée du moteur eTSI de 150 ch et 250 Nm allié à la boîte de vitesses à double embrayage à 7 rapports, la Leon ne déçoit pas, mais semble destinée à se tenir éloignée des zones urbaines à forte densité. Confortable, elle surprend parfois par sa boîte qui donne des à-coups à faible vitesse. De plus, il est assez difficile de descendre sous une moyenne de 10 litres aux 100 km dans ces conditions, même en usant autant que possible du mode roue libre pourtant efficace.



La Leon eTSI, équipé de la microhybridation de 48 V se veut pourtant un peu plus économe avec la coupure des cylindres et sa batterie qui seconde le moteur lors des relances à bas régime.

Dès que l’on sort des villes, la compacte se montre nettement plus économe et il n’est pas difficile de descendre sous les 6,5 litres aux 100 km sur route. Là, par contre, la compacte montre une tenue de route un peu flottante que l’on n’attend pas d’une Seat, d’autant plus FR. La tenue de route est globalement bonne, mais le train avant ne se montre pas incisif et l’ensemble paraît bien neutre. À défaut, la Leon démontre un confort appréciable bien que l’amortissement soit un peu ferme en compression.

Heureusement, il suffit de changer de mode de conduite sur Sport pour retrouver ce que j’attendais de cette Seat, un ressenti dans la direction et un train avant plus précis. Grâce au truchement de l’amortissement piloté, l’Espagnole change de visage et se montre fort agréable en conduite dynamique avec un train arrière relativement mobile. L’ensemble devient même amusant avec une motorisation qui ne rechigne pas à l’effort, capable d’accélérer depuis l’arrêt jusqu’à 100 km/h en 8,1 secondes.

Performance


Performance
4 / 5
Tenue de route
4 / 5
Habitabilité
4 / 5
Consomation
3 / 5
Prix
4 / 5
Confort
4 / 5

Verdict : la raison

Verdict : la passion

  • Tenue de route
  • Esthétique réussie
  • Espace à bord
  • Ergonomie avec le tout numérique
  • Volume de coffre un peu juste
  • Quelques à-coups avec la boîte automatique

Conclusion:


Avec cette quatrième génération de Leon, Seat frappe un grand coup. Bien finie, bien dessinée avec un habitacle accueillant, la compacte se rend désirable. Même si les tarifs paraissent élevés, ils demeurent placés avec justesse par rapport à la concurrence et font de cette Espagnole un choix particulièrement intéressant.