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Essai Suzuki Swace : Taxi Driver

Un peu à la manière d’un médecin accoucheur qui vous apprend au dernier moment que ce sont des jumeaux, il en va de même pour cette Suzuki Swace. Après un Across cloné à partir du Toyota Rav4, la marque japonaise dispose d’un second modèle repris cette fois-ci de la Toyota Corolla Touring. Si le Across apporte une bouffée d’oxygène au constructeur qui propose un bon rapport qualité/prix, en est-il de même pour cette Swace ?

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On dit que je ressemble à « Alain, de loin »

La Suzuki Swace, c’est un peu le syndrome « Alain de loin » (Delon ? Non non, de loin) des Inconnus. On pense qu’il s’agit d’une Toyota Corolla, mais en s’approchant, les différences commencent à apparaître. Obviously, le badge Suzuki dans un premier temps puis la calandre au dessin spécifique. Autant celui de la Corolla reprenait les traits des optiques, autant la Swace arbore une calandre plus traditionnelle. Cette dernière est moins large et sépare ses antibrouillards du reste.

Comme pour le Across, vous vous doutez bien que de profil, il n’y a pas de réelles différences tandis qu’à l’arrière seul le diffuseur, plus classique, permet de la distinguer.
Dans son ensemble, le design est typique des productions du constructeur Toyota et le style sert avant tout la fonctionnalité (et non l’inverse comme chez les constructeurs européens). D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que Suzuki a opté pour la version Touring et non la berline afin d’avoir une carrosserie « pratique », dans sa gamme.



À l’intérieur, c’est le jeu de l’erreur (et non des 7), avec comme seul changement le logo du constructeur sur le volant. La planche de bord n’est pas un modèle de gaieté, mais a le mérite d’offrir une bonne ergonomie (avec un écran tactile de 8 pouces trônant dessus) ainsi que de bons assemblages et quelques plastiques moussés.
On reste également bien installé à bord tandis que les passagers disposent d’un bon espace aux jambes ainsi qu’une garde au toit correcte. Le volume de coffre quant à lui est vaste avec 596 l allant jusqu’à 1 606 l (via la banquette 1/3 - 2/3). Si cela ne suffit pas, il y a également des bacs sur les côtés renforçant ses aspects pratiques. Bref, fonctionnellement c’est du tout bon.

Tran-quil-lle (avec l’accent marseillais)

Lorsque l’on parle de Toyota, les passionnés vont vous citer les Supra, le commun des mortels va vous mentionner ses véhicules hybrides. Mais si (il faut le souligner) pour une fois, Toyota propose un bloc de 184 ch pour y donner un peu de performances, la Suzuki Swace ne se contente que du plus petit bloc.
Réaliste, le constructeur sait que ce type de puissance séduira plus et c’est donc sans surprise que l’on retrouve sous le capot, un 4 cylindres de 98 ch associé à un bloc électrique de 72 ch pour un total de 122 ch. Le bloc électrique est avant tout là pour aider le moteur thermique, mais permet néanmoins de parcourir 2 km sans rejeter le moindre gramme de CO2, en pensant à appuyer sur le bouton « EV ».

Au quotidien, il émane une bonne symbiose entre les 2 moteurs, le thermique ne prenant le relais que lorsque c’est nécessaire, pour une montée en régime comme pour une recharge de la batterie. Si ce dernier fait entendre de la voix, la Swace dispose tout de même d’une bonne isolation.
Mais l’une des choses que j’apprécie le plus sur les hybrides comme les véhicules électriques, c’est bien la capacité à jouer avec le mode « brake » afin d’optimiser la régénération de la batterie. S’il est possible de l’enclencher via le levier de vitesse, on ne le sent finalement que très (voire trop) peu et il n’est malheureusement pas possible de régler son niveau.
De ce fait, on est incité à développer une conduite souple et on remarque rapidement que la Swace se montre très agréable en ville et confortable, chaussée avec les jantes 16 pouces de série (les seules disponibles d’ailleurs).



Étonnamment, si cette dernière semble placide, elle dispose tout de même d’une direction ferme, précise et remontant correctement les informations de la route. Elle dispose également d’un freinage adapté à sa vocation ainsi qu’à sa technologie, à savoir progressif et qu’il faudra anticiper.
En fait, on en vient à comprendre pourquoi ce genre de véhicule peut plaire aux taxis : c’est simple à conduire, consomme peu (avec un très bon 5 l/100 relevé) et dispose d’aspects pratiques.
Mais dès que l’on souhaite emmener ce paisible break un peu plus loin, on se retrouve avec les mêmes travers sur la transmission e-CVT. Cette dernière n’étant pas faite pour être brusquée, elle pédale un peu dans la semoule lorsque l’on appuie franchement sur l’accélérateur.
De même, cette dernière est capable de laisser le moteur à haut régime plutôt que de passer un autre rapport pour soulager ce dernier. Il faut alors donner un petit coup d’accélérateur pour qu’elle y pense…

La Swace est aussi dotée des derniers équipements de sécurité tels que le régulateur de vitesse adaptatif ou encore le système d’avertissement de précollision. En revanche, tout comme le Across, cette dernière fait l’impasse sur le GPS, même en option. Compte tenu du système multimédia un peu à la traîne, ce n’est pas un mal et cela vous permettra surtout de profiter d’Android Auto/Apple CarPlay.

Le cas à part

Dans un marché dominé par les SUV, on peut dire que les breaks font office de rareté. Si en plus, il faut chercher les versions hybrides NON rechargeables équivalentes à la Suzuki Swace, il ne subsiste que son clone, la Toyota Corolla break. Si d’emblée, l’original peut séduire par un réseau après-vente plus fourni, la Swace se montre toutefois plus intéressante grâce à son rapport qualité/prix.

En effet, la Suzuki simplifie sa gamme avec seulement 2 finitions et des tarifs allant de 29 550 à 31 050 euros, mais elles se montrent complètes. On y retrouve le démarrage sans clé, la climatisation automatique, la lecture des panneaux ou encore les sièges chauffants. Le constructeur ne propose d’ailleurs comme option que la peinture, à 700 euros.

Comparativement à la Swace, la Toyota Corolla Touring Sport se négocie de 29 250 à 33 550 euros – au travers de 5 finitions – auxquels il ajouter quelques centaines d’euros pour l’équiper correctement.

Pour les amoureux de cette carrosserie en voie de disparition, souhaitant augmenter l’autonomie en tout électrique (environ 45/50 km), il reste à titre d’exemple la Renault Megane Estate E-Tech. Sa technologie étant différente, elle va se payer plus cher avec des tarifs démarrant à 40 200 euros pour la finition milieu de gamme, Intens.
Tout cela pour dire que la Swace est un oiseau rare pour qui veut s’affranchir de la recharge et souhaite avoir le meilleur rapport prix/équipements.

Conclusion:


Il est clair que vous ne choisirez pas la Suzuki Swace pour son design, mais plutôt pour son physique (de break). En raison de son volume de coffre, de ses aspects pratiques, elle se montre intéressante tandis que sa prise en main facile permet d’enchaîner les kilomètres. Bien pensée techniquement, elle vous épargnera un trou dans votre budget ou un tassement de vertèbres. Bref, la Suzuki Swace est une espèce rare qu’il est intéressant d’envisager.

Performance


Performance
2 / 5
Tenue de route
4 / 5
Habitabilité
4 / 5
Consomation
5 / 5
Prix
4 / 5
Confort
3 / 5

Verdict : la raison

Verdict : la passion

  • + La consommation maîtrisée
  • + De la place partout
  • + Bien équipée
  • – Boîte e-CVT patine trop
  • – Manque de punch

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