logo La revue auto

Essai Kia Sportage : les choix de la singularité

Le marché des SUV est en pleine explosion et le segment est saturé. Pour se démarquer, une seule solution : l’originalité. Et c’est ce que fait le nouveau Kia Sportage, qui devient pour la première fois hybride.

Exterieur_essai-kia-sportage-les-choix-de-la-singularite_0 Exterieur_essai-kia-sportage-les-choix-de-la-singularite_1 Exterieur_essai-kia-sportage-les-choix-de-la-singularite_2
Voir la galerie photo

Lancé en 1994 sous la forme d’un robuste 4x4, le Kia Sportage est rapidement devenu un SUV compact aux premières heures du segment. Au fil des générations, il est aussi devenu un best-seller pour la marque, dont le nom a plus de notoriété que celui de son constructeur, comme s’amuse à le rappeler Kia. Et pour cause : plus de 6 millions d’exemplaires ont été écoulés dans le monde, dont plus de 105 000 unités en France. Mais l’heure est au changement pour ce SUV compact, qui doit revoir sa copie pour continuer sur sa lancée.

Sans surprise, le Kia Sportage profite de la nouvelle plateforme N3 du groupe coréen aussi partagée avec le Hyundai Tucson, un autre SUV qui ne connaît pas la crise. Permettant de sensiblement améliorer ses aspects dynamiques et techniques, elle permet au Sportage d’embarquer un très large éventail de motorisations, des blocs diesel à une version hybride rechargeable, en passant par des moteurs hybrides à deux ou quatre roues motrices.


Cette dernière est l’une des offres les plus singulières dans le paysage des SUV compacts électrifiés : depuis le retrait du Toyota CH-R 4WD, il ne reste plus que le Lexus UX250h 4WD et le Subaru XV e -Boxer dans le segment. Les Honda CR-V e:HEV et Toyota RAV4 proposent aussi des versions à transmission intégrale, mais ils sont plus gros de 10 cm et se trouvent à la lisière du segment supérieur.


Une sobre mécanique de 230 ch

C’est donc avec cette version qui se détache du Tucson que nous avons décidé d’essayer le Kia Sportage. Car sous le capot, le tandem mécanique est parfaitement similaire. On y retrouve le moteur 1,6 T-GDi de 180 ch associé à un moteur électrique, pour un total de 230 ch et 350 Nm de couple. La boîte est ici une unité automatique avec six rapports, contre sept sur les motorisations purement thermiques.

À l’usage, la gestion ne diffère pas de ce que l’on connaît déjà sur le Tucson ou les autres modèles hybrides du marché. La batterie de 1,49 kWh de capacité apporte ce qu’il faut en support électrique pour aider à maintenir les consommations, forcément plus élevées dans cette version : car avec un arbre de transmission classique (il ne fait pas le choix ici de moteur électrique arrière comme ça peut être le cas sur le Yaris Cross Hybrid, par exemple) et une surcharge de 66 kg, le Sportage Hybrid 4x4 a affiché une consommation moyenne de 7,7 l/100 km. Soit près d’un litre de plus que son homologue à deux roues motrices chez Hyundai.

Sur la route, le Sportage ne se veut pas aussi dynamique que son style le laisse penser. Il s’agit avant tout d’un SUV familial qui préfère être mené en bon père de famille, plutôt que le couteau entre les dents avec un mode Sport bien trop vif dans ses paramétrages. Son confort est de bon aloi, de surcroît associé à une excellente insonorisation, et ses mouvements de caisse apparaissent bien plus tard qu’à bord d’un Tucson, plus mobile sur ses amortisseurs à des vitesses plus basses.

Il faudra sans doute préférer la version à deux roues motrices pour profiter pleinement du comportement (à peine plus) dynamique du Sportage. Et c’est cette dernière qui se montrera en toute logique plus efficiente et plus performante : la vitesse maximale de 193 km/h (198 km/h relevé au compteur) est similaire, mais les accélérations seront moins bridées par la physique.


Un intérieur plus classique mais technologique

Côté style, le Kia Sportage joue aussi la carte de l’exotisme avec un faciès reconnaissable de loin. C’est l’une des caractéristiques des SUV compacts d’aujourd’hui, contraints de se différencier pour s’attirer les faveurs de la clientèle.

En revanche, toutes les versions sont logées à la même enseigne à l’intérieur avec, là c’est plus étonnant, un habitacle traditionnel dans sa présentation. En tout cas un peu plus que celui du Tucson. Mais cela profite à l’ergonomie globale avec notamment la présence d’une grande dalle incurvée, composée d’une instrumentation et d’un écran central tactile de 12,3 pouces chacun. La visibilité est mieux maîtrisée ici, si bien qu’on en oublie presque l’absence d’un affichage tête-haute. Quelques molettes subsistent, notamment sur la console centrale, mais pour épurer l’habitacle, Kia a installé sa fameuse Touch Bar héritée de l’EV6 qui, d’une simple pression, permet d’accéder aux différentes commandes de la climatisation ou de l’infodivertissement.

Plus long de 30 mm (une longueur totale de 4,52 m), avec 10 mm de gagnés sur l’empattement et 20 mm sur le porte-à-faux arrière, le Sportage promet 2,6 cm d’espace aux genoux supplémentaire à l’arrière. Les passagers installés sur la banquette inclinée y trouveront leurs aises, mais on s’y sent à peine à l’étroit, notamment derrière les imposants dossiers avec un porte-manteau intégré au dos des appuie-tête.

C’est dans le coffre que les gains sont les plus visibles, notamment dans cette version hybride qui a l’avantage d’offrir le plus grand espace de la gamme, que ce soit en version 4x2 ou 4x4. Avec 587 litres, elle devance la version hybride rechargeable (amputée par la batterie de 13,8 kWh) et les versions mild-hybrid, où habite dans le coffre la batterie du système 48 V. Banquette rabattue, le volume total peut grimper à 1 776 l. Soit des volumes dans la moyenne haute de la catégorie.


Conclusion:


Une formule à succès ?

Le Kia Sportage revient dans la danse des SUV compacts, où les propositions ne manquent pas. Le nouveau Sportage entièrement retouché et on ne peut plus moderne ne manque pas d’arguments. À commencer par son coffre gigantesque en version hybride, son équipement de série toujours généreux et sa dotation technologique.

Mais c’est bien son nouvel éventail de motorisations qui lui permettra d’inscrire son nom dans la plupart des top ventes mensuels, avec des moteurs qui répondent à tous les besoins. Difficile sans nul doute d’aller chatouiller le Peugeot 3008 HYbrid ou le Renault Captur e-Tech, par exemple, mais, à l’image du Hyundai Tucson, on l’imagine assez facilement dans le top 10 de chacun de ces segments.

La grille tarifaire du Kia Sportage débute à 29 990 € avec la version Essence en finition Motion. La version hybride débute seulement avec le niveau Active, où elle démarre à 37 490 € en version 4x2 et 39 490 € en version 4x4. Il faudra compter respectivement 44 990 € et 46 990 € avec le haut de gamme GT-Line. À noter qu’une version hybride rechargeable 4x4 sera lancée au mois de mars, moyennant une rallonge de 3 800 € par rapport à la version sans prise de recharge.

Performance


Performance
3 / 5
Tenue de route
4 / 5
Habitabilité
4 / 5
Consomation
5 / 5
Prix
3 / 5
Confort
4 / 5

Verdict : la raison

Verdict : la passion

  • + Gueule d’enfer
  • + Consommations maîtrisées
  • + Volume de coffre généreux
  • - Mode Sport inadapté
  • - Train arrière ferme
  • - Grille tarifaire un peu élevée

nos annonces Kia

  • Kia Sportage
    1.7 CRDI 115CH ISG ACTIVE BUSINESS 4X2

    Diesel : Manuelle
    34996 km : Occasion
    Indépendant: Seine-et-Marne
    Mise en circulation : 19/09/2017
    Garantie : 43 mois
    Prix de vente : 18 890 €
    Mensualité : NC
    Prix constructeur : 29 620 €
    Remise de : -10 730 €

  • Aiways U5
    Standard

    Electrique : Automatique
    0 km : Neuf
    Concessionaire: Paris
    Mise en circulation : 21/05/2022
    Garantie : 60 mois
    Prix de vente : 33 300 €
    Mensualité : 299€/mois*
    Prix constructeur : 39 300 €
    Remise de : -6 000 €

  • Aiways U5
    Premium

    Electrique : Automatique
    0 km : Neuf
    Concessionaire: Paris
    Mise en circulation : 21/05/2022
    Garantie : 60 mois
    Prix de vente : 37 230 €
    Mensualité : 404€/mois*
    Prix constructeur : 43 230 €
    Remise de : -6 000 €