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Essai Renault Austral : le faux pas

La Renaulution s’intensifie. Aujourd’hui, nous voici en Espagne. Pour être plus exacts, dans la région de Madrid, afin de prendre en main les toutes premières Renault Austral sortant des chaînes de montage ibériques. Autant vous le dire tout de go, cette information n’est pas anodine. Mais peu importe, venez avec nous découvrir le tout nouveau modèle du losange, Renault Austral.

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Après une Megane E-Tech 100 % électrique et totalement disruptive, Renault abandonne son Kadjar au profit d’un tout nouveau modèle : l’Austral. Pour aller à sa rencontre, nous voilà partis du côté de Madrid. C’est ici que les tout premiers Austral, sortis des usines de Palencia, ont décidé de poser leurs roues pour les essais de la presse automobile européenne.

Après 2 heures de vol à bord du vol Air France AF 1300, nous voici en train d’être dispatchés à travers un parc de Renault Austral, tous identiques. Notre seul choix possible sera sur l’une des deux couleurs. Le bleu roi ou un gris mat. C’est ce dernier que nous choisirons.

L’allure Austral…

Clé en main, nous commençons le tour du propriétaire.
L’occasion de s’arrêter sur son allure, franchement réussie. Le profil pousse les roues aux 4 coins, ce qui libère une belle longueur pour l’habitacle et offre, de surcroît, une stature du genre… robuste. Il faut dire que les superbes jantes de 20 pouces font clairement leur effet. Mais pour avoir droit à cela, il faudra opter pour la finition « esprit Alpine ».
De face, on identifie le nouveau faciès des Renault modernes.
La calandre est large et fusionne sur les côtés avec les optiques à LED très fines. La signature lumineuse fait comme un « C » encadrant la grille à effet 3D, qui se pare d’une sorte de drapeau à damier. En partie basse, la large bouche d’aération est comme ponctuée sur ses côtés par un élégant élément de design déjà vu sur la Megane E-Tech.
En poupe, pas de fanfreluches. La ceinture de caisse de la malle est haute et soulignée par une double bande lumineuse au joli dessin.
Bref… ça sent la qualité, le sport, sans trop faire dans l’original. Largement de quoi plaire au plus grand nombre.


Austral : un cockpit techno & logique

En passant dans l’habitacle, la première bonne impression de l’extérieur se confirme largement. Le saut qualitatif qu’est en train d’opérer Renault est gigantesque. Les plastiques sont de très bonne qualité, les ajustements, irréprochables et le mélange de matières est de très bon goût. C’est simple, l’Austral se place ici en concurrent sérieux des meilleurs modèles premium allemands de la catégorie.
En allumant cet Austral, on lance également le système d’infodivertissement. Derrière le volant sport à 3 branches surmonté par des surpiqûres bleues et rouges se cache un compteur digital de 12 pouces. Il est associé à une vision tête haute reprenant l’essentiel des informations nécessaires pour la conduite.

Au centre de la superbe planche de bord trône un autre écran de 12 pouces. Celui-ci est tactile et placé à l’horizontale. Comme Renault n’a pas cédé aux « boutons bashing », il n’est pas nécessaire de passer par un menu numérique pour contrôler la température ou le chauffage de la lunette arrière. Mieux encore, le multimédia est piloté par un software Google. L’OpenR, c’est son doux nom, réplique l’environnement d’une tablette adaptée à la conduite d’une voiture. On y trouve donc « Maps », Renault travaille au corps le géant américain pour intégrer Waze, Spotify, ses contacts, son agenda, ses consommations et surtout l’assistant vocal Google. De fait, ce système multimédia est tout simplement le meilleur du moment. Tout fonctionne et interagit rapidement. On peut, par exemple, lui demander : « Hey Google, trouve-moi une boulangerie », ou « Hey Google, trouve-moi la station-service la moins chère »… et il s’exécute.
C’est juste tout bonnement génial !


De l’Espace à l’Austral…

L’espace, l’Austral n’en manque pas.
À l’avant, on est bien à son aise et on trouve rapidement la bonne position de conduite. Les sièges vous maintiennent bien, sans être trop fermes. À l’arrière, vous ne serez pas obligé de vous contenter de petits rejetons. Mon mètre quatre-vingts passait largement en enfilade ;-). C’est-à-dire sur la même colonne.

De plus, sachez que la banquette arrière est coulissante.
On peut ainsi choisir entre la place aux jambes et la soute à bagages, ou les deux. Le coffre de l’Austral E-Tech Full Hybrid est homologué à 430 litres, et il peut passer à 555 avec la banquette avancée à son maximum. Le chiffre grimpe à 1 455 litres avec la banquette rabattue.
Notons également que Renault Austral nous propose de multiples espaces de rangement avec, notamment, un coffret sous le repose-main de la console centrale.


Renault Austral : les promesses…

Si la gamme Austral dispose de 6 groupes motopropulseurs bien distincts, nous n’avons eu droit qu’à la version la plus originale et la plus puissante de la bande. C’est-à-dire l’Austral E-Tech 200 Full Hybrid. Ce bloc est le fer de lance technologique et le haut de gamme de ce SUV compact.

Le choix des ingénieurs Renault est encore une fois différent des autres. Ce système hybride n’est pas rechargeable sur une prise, mais dispose tout de même d’une batterie puissante de 2 kWh sous 400 V. Le moteur n’est pas un bloc Atkinson, mais bien un tout nouveau et moderne 3 cylindres turbo de 1,2 litre à injection directe. Celui-ci produit 130 chevaux-vapeur pour 205 Nm de couple. Il est associé dans sa tâche à un moteur électrique et à un alterno-démarreur. Ce moteur accuse l’équivalent de 102 bourricots pour 255 Nm de couple. Les ingénieurs annoncent une cavalerie globale de 200 pur-sang. De quoi expédier un 0 à 100 km/h en 8,4 secondes.
Le chrono est plutôt sympathique, mais le plus bluffant, c’est d’avoir homologué cet Austral E-Tech 200 avec une consommation moyenne de 4,6 litres aux 100 km, soit 104 grammes de CO2.

Si ce chiffre est impressionnant, sachez que j’ai pu le valider lors de mon premier galop d’essai. Sur un parcours de presque 120 kilomètres, qui mélangeait zone urbaine et voie rapide, j’ai pu établir une consommation de 4,7 litres.
Convaincant… non ?
Bon, j’ai joué à fond l’écoconduite en anticipant les freinages et en limitant les fortes charges. Mais sans pour autant exagérer. J’ai roulé dans le flux des autochtones madrilènes sans créer de bouchons et/ou me faire dépasser par les 36 tonnes.

Madrid et ses environs ne sont pas forcément reconnus pour leurs tempêtes tropicales. Pourtant, nous avons pris une douche froide le second jour. Chose étrange, d’autant que nous avions un « road trip » réjouissant, puisqu’il serpentait dans le fameux parc de la Cuenca Alta del Manzanares.


Austral : le faux pas

Avec 200 canassons et le fameux train arrière directionnel 4Control de 3e génération, la balade montagneuse sentait bon la gaudriole.
Le problème, c’est que très rapidement, l’Austral E-Tech 200 s’est avéré dépassé par les événements.

Ce n’est pas le châssis. Bien campé sur ses grosses roues et ses suspensions intelligentes, l’Austral semblait bien armé pour affronter les virolos. Surtout que le mordant des freins était bien là et que le train arrière ne demandait qu’à enrouler les épingles.
Non… le problème venait de la boîte de vitesses.
Impossible de lui demander quoi que ce soit en condition sportive. Elle ne voulait pas relancer la machine. Entre l’écrasement de la pédale de droite et la réaction aux roues avant, nous avons pu compter presque 3 secondes.
Mais 3 secondes, c’est trop tard pour sortir avec vigueur d’un virage. Cette faiblesse mécanique oblige même le train avant à perdre sa tension mécanique et à inexorablement allonger sa trajectoire vers l’extérieur de la courbe.
Un phénomène que je n’ai jamais vu sur une (vraie) Renault… ?

Après avoir soulevé ce dysfonctionnement à l’un des ingénieurs en chef, j’apprendrai que les motoristes sont au courant du phénomène. « C’est un problème de programmation de la gestion de la boîte de vitesses et du e-Motor. L’ensemble marchera parfaitement à la livraison des premiers modèles aux clients. »… ???…


Conclusion:


Gâchis…

C’est le mot qui pourrait qualifier le mieux ce nouveau modèle du losange. Il marque le retour en grâce du losange avec un produit qui pourrait bien devenir la nouvelle référence de son segment.

Son allure devrait plaire. Sa finition Esprit Alpine, Austral devrait même faire tourner les têtes des badauds.
Son habitacle est assez spacieux et dispose de bon nombre de rangements. Le mobilier est bien dessiné et use de bons matériaux parfaitement assemblés et ajustés. La soute à bagages est dans la moyenne, mais dispose de la banquette coulissante pour gagner encore du volume de chargement et de la praticité.

Le multimédia est tout simplement le meilleur du moment. Peu importe la marque ou le coût de celui que vous trouvez chez les concurrents, cet OpenR est aujourd’hui la référence. Sa conception faite en coopération avec Google lui donne un train d’avance par son ergonomie, sa qualité, ses mises à jour et son assistant vocal au TOP.

Sur route, il s’avère très agréable. Le système maximise la récupération d’énergie pour limiter ses consommations. Souvenez-vous, j’ai fait une moyenne de 4,7 litres pour 120 km le premier jour.

Par contre, la boîte de vitesses est dépassée lorsqu’on la sollicite avec vigueur. Impossible dans ce cas de bien exploiter le châssis, qui semble bien affûté pourtant. Il faudra donc attendre la mise à jour du software de cette satanée boîte de vitesses pour avoir un avis tranché.
Et si les motoristes réussissent leur coup, l’Austral E-Tech sera bel et bien le roi des « SUV compacts ». À moins que le tarif que demande Renault pour son Austral ne l’empêche de gagner en popularité…??? 

Affaire à suivre !!!...

Prix de notre Renault Austral E-Tech 200 iconic esprit Alpine : 44 900 €
Consommation moyenne constatée de Renault Austral E-Tech 200 : sous les 5 litres
Photos© Julien Fautrat pour LRA

Performance


Performance
1 / 5
Tenue de route
4 / 5
Habitabilité
3 / 5
Consomation
5 / 5
Prix
2 / 5
Confort
4 / 5

Verdict : la raison

Verdict : la passion

  • + Une Renault qui a de l'ALLURE
  • + Sobriété du moteur hybride
  • + La qualité du mobilier
  • + Le multimédia
  • - La boîte de vitesses...
  • - ... en jouant le pilote de rallye
  • - Le coffre un peu juste en hybride

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