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Essai smart fortwo cabrio concentre de plaisir

La nouvelle Fortwo a un an et c'est un véritable succès, puisqu'en 2015 Smart a augmenté de 72,5 % ses ventes en Europe. C'est dans ce contexte avantageux que la marque lance sa Cabrio. Loin d'être une version anodine qui se limite à faire acte de présence, en France elle représente 20 % des Fortwo vendues. C'est en Espagne, et plus précisément à Valence, que je me suis rendu pour un essai placé sous le signe du plaisir urbain.

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Comme pour beaucoup de gens, rouler en ville n’est pas une réjouissance. Entre les bouchons, les places de stationnement difficiles à trouver, les manœuvres à effectuer et autres joyeusetés, ça devient rapidement une punition.

Mais il existe des solutions et l’une d’entre elles est la Smart Fortwo. Petit pot de yaourt citadin apparu en 1998, elle a révolutionné le déplacement urbain pour la chose autoportée. J’aurai attendu ses 18 ans pour enfin l’essayer. Petite bouille sympa, jeune et dynamique, elle se contente de 2,69 m en longueur pour tout juste 1,66 m en largeur.

Dimensions réduites à l’extérieur, mais pas à l’intérieur

Malgré mon mètre 97, je n’ai eu aucune sensation de claustrophobie une fois installé derrière le volant. Au niveau des jambes, je n’éprouve aucune difficulté à trouver ma place et n’ai même pas besoin de reculer le siège à son maximum. Par contre, j’apprécie le siège réglable en hauteur me permettant de passer, de quelques millimètres, sous le toit. Avant de partir, je décide d’enlever ce dernier, ce qui me prend 12 secondes via le bouton dédié sur la console centrale. Je pourrais également le faire en roulant, car l’opération est possible même à la vitesse maximale de 155 km/h. Cependant, souhaitant profiter pleinement de ce cabrio de poche, j’enlève également les arceaux de toit amovibles, qui trouvent leur rangement dans le hayon du coffre. Celui-ci passe d’ailleurs de 340 L à 260 L une fois ceci effectué.
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L’intérieur est de facture convenable, avec notamment des sièges en cuir. Les plastiques ne sont pas des meilleurs, mais n’ont rien de choquant. Le pack Cool & Media, de série sur ma version Prime, offre la climatisation automatique, l’écran tactile de 7 et la navigation avec informations trafic. Le système multimédia est complet avec un port USB, le Bluetooth ou encore mirrorlink. Je trouve également les essuie-glaces et phares à LED automatiques et le pack Stationnement (option à 650 €) qui offre le radar et la caméra de recul.

Jouet pour adulte

Le temps doux et ensoleillé est idéal et m’aura permis de rouler tout l’après-midi sans toit et seul un bonnet m’accompagnera une fois le soleil couché. C’est une pure citadine et je décide donc d’aller me perdre dans le centre historique de cette ville que je ne connais pas.

En route, je peux apercevoir des morceaux du circuit urbain de F1 de la ville, mais je réserve à ma minuscule Smart Fortwo Cabrio un type de circuit totalement différent. Plutôt qu’une piste large de 15 mètres et des virages peu serrés, j’opte pour les plus petites rues possible et des virages à angle droit au minimum.

C’est là que je découvre tout le potentiel de la Smart. Quelle agilité, quelle vivacité, glisser dans les petites rues du centre historique, se faufiler partout sans se poser de question est un réel plaisir. Je passe devant le Palais du Marquis des Deux Eaux à l’impressionnante façade rococo, puis devant la gothique Loge de la Soie ou encore le long du Marché central style art nouveau avant de faire un tour dans le quartier El Carmen réputé pour son street-art. Ma Smart en efface d’ailleurs crânement les pavés. L’absence de toit me permet de profiter pleinement de toutes ces façades changeantes en plus de parfaire mon bronzage diaphane de saison. Aucune petite rue ne me résiste et les 6,95 m de rayon de braquage (7,30 m entre murs) simplifient tellement le demi-tour que, même dans la bonne direction, je m’offre un demi-tour juste pour le plaisir d’avoir besoin d’en refaire un deuxième !
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Petit bémol pour le ralenti peu agréable, notamment lorsque l’on est sur le point de s’arrêter, la voiture vibre comme si elle allait caler. Les ingénieurs présents lors de l’essai nous ont dit s’en être rendu compte et que ce serait réglé sur les voitures de série qui arriveront dès ce printemps en concession, à voir !

Après avoir pu apercevoir l’étendue historique et artistique de la ville, je m’éloigne des petites routes et me lance sur les grandes artères de 4 ou 5 voies menant à la mer et au port, en passant par la très moderne Cité des Arts et des Sciences.

Quand les voies s’élargissent

Ma Smart Cabrio s’est montrée jusque-là amusante et fun, mais elle était dans son élément naturel. Dès que les routes s’élargissent et que la circulation se fait plus rapide, le moteur 3 cylindres turbo de 0,9 L et 90 ch allié aux 995 kg de l’engin la rendent dynamique et elle offre de bonnes relances qui peuvent être améliorées si l’on actionne le bouton Sport. Les palettes au volant – disponibles en option – me manquent cruellement. Elles auraient parfait ce petit bolide axé sur le plaisir de conduire.

La boîte auto à double embrayage Twinamic est plutôt agréable bien que manquant un poil de reprise en bas du compte-tours. Un peu plus de répondant et des rapports de boîte légèrement moins longs la rendraient simplement fabuleuse en ville alors qu’elle est seulement géniale actuellement.
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Sur les quelques kilomètres de route me menant à la plage, je note que la voiture offre un confort tout à fait correct et que les remous d’air sont peu présents tant que les fenêtres restent montées. De quoi profiter pleinement de ce petit cabriolet, a fortiori sur la fin de mon parcours, longeant la mer et sa plage sans fin.

Voilà une petite voiture bien sympathique, avec un caractère visuel bien affirmé et une tenue de route de bonne facture vu le faible empattement. Le cabriolet offre une sensation de liberté supplémentaire par rapport à la Smart, l’impression de vivre la ville autrement, avec le sourire. Reste que ce plaisir n’est pas à la portée de tout le monde. Le premier prix avec le moteur de 71 ch en finition « Pure » débute à 15 250 € et notre version Prime de 90 ch s’offre contre 20 600 € au minimum. Quant à ma consommation, elle aura varié de 7 à 12 L de moyenne selon mon type de conduite, sur un trajet exclusivement urbain.
Note : 16/20

Bien vu :
- Dimensions
- Rayon de braquage
- Dynamisme

A revoir :
- Prix un peu élevé
- Vibrations au ralenti
- Start and stop moyen