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Essai Volkswagen Coccinelle Cabriolet : la nostalgie a du bon !

Ne reculant devant aucun sacrifice, j'ai orienté mes congés pour vous, chers lecteurs, de façon à faire un essai pas comme les autres. Évidemment, j'aurais pu faire un road trip sur les routes de Bavière ou le long des canaux hollandais, bien loin de la canicule de cet été. Eh bien non ! J'ai préféré, et vous n'imaginez pas la difficulté, opter pour le soleil écrasant et la douceur de vivre, made in Italy.

+ de photos Volkswagen Coccinelle Cabriolet TSI Couture

Laquelle ?

Ayant choisi le lieu, il me fallait une monture. Le plus simple aurait été une Fiat 500, sauf que mes lombaires me l’avaient interdit. Cet essai au long cours méritait une auto érigée en mythe. Outre la Mini, bien trop picola, il n’en restait plus qu’une : la Coccinelle.

Après une résurrection qui sentait bon l’opportunité marketing. Les ingénieurs de la marque du peuple allemand nous proposent depuis 2013, une nouvelle génération de Choupette. Affûtée comme jamais, avec une base technique de Golf VI, cette Coccinelle new-look mélange, avec tout le sérieux typique de Volkswagen, technologie et nostalgie.

L’étude approfondie de l’offre commerciale de la gamme m’emmène naturellement sur un modèle : la Coccinelle Cabrio 1.4 TSI 150 DSG7. Contre un chèque d’un peu plus de 36 777 €, votre concessionnaire VW, vous présentera une COX propulsée par un 4 cylindres turbo essence à injection directe de 1,4 litre de cylindrée. Il développe 150 chevaux et 250 Nm de couple à partir de 1 500 tr/min. Associé à la boîte automatique à double embrayage et 7 rapports DSG, la consommation moyenne normée se contenterait de 5,7 litres aux 100 km selon le constructeur. Question chronos ? La fiche technique annonce un 0 à 100 km/h en seulement 9,1 secondes, tandis que la vitesse de pointe passe, d’une petite unité, les 200 km/h.

Après le choix mécanique vient celui de la finition et de son équipement. Cela tombe bien, la filiale française de Volkswagen nous propose une série spéciale, au nom bien de chez nous : « Couture ». Elle utilise en base, la finition Exclusive, tout en présentant cette légère French touch qui fait la différence. En plus du système d’infodivertissement qui regroupe le GPS, la caméra de recul et ses radars, la chaîne hi-fi Fender et le streaming Bluetooth, elle vous accueille à son bord avec des sièges en cuir biton. Le cuir noir est agrémenté d’un joli cuir beige capitonné et de surpiqûres claires.

Bien entendu, pour apprécier la Dolce Vita, pas question de se contenter d’un toit ouvrant. Il me fallait vivre l’expérience jusqu’au bout. Le choix du cabriolet est donc devenu une évidence, d’autant plus que sa capote électrique se rabat en sac à dos, derrière les passagers arrière. Cela lui donne du caractère, tout en rappelant la silhouette de son illustre ancêtre. De quoi nous ramener à un passé égayé de souvenirs et de nostalgie.

Cap sur l’Italie du Sud.

Se déplacer en décapotable fait découvrir la route d’une tout autre façon. L’important n’est plus la destination, mais le voyage. C’est cette manière de rouler à l’ancienne que j’ai voulu goûter en rejoignant Santa Maria di Leuca qui se trouve à presque 2 000 km de la capitale.

Je vous fais grâce de la première partie de mon périple qui n’est fait que d’autoroutes. Régulateur calé à 130 km/h, notre Choupette se révèle être une bonne routière. Les bruits aérodynamiques sont tellement bien filtrés que j’en oublie que je suis au volant d’un cabriolet. Heureusement, le tunnel du Mont-Blanc et son bouchon habituel se rapprochent. Ici, c’est la boîte automatique DSG7 qui me régale. Pas besoin de s’occuper de l’embrayage et du moteur, puisque le système gère tout dans une extrême douceur.

Les presque 50 € de droit de passage réglés, je désactive les routes à péage du GPS, pour m’orienter vers les départementales. Vitesse sous les 50 km/h, j’ouvre le toit en appuyant sur un petit bouton calé sur le plafonnier. Il lui faut moins de 15 secondes pour finir l’opération.

Après une semaine gastronomique dans la région de Emilia Romagna à m’être empiffré de parmesan, de tortellini et de pomodori assaisonnés du célèbre vinaigre Leonardi de Modène – eh oui, il n’y a pas que Ferrari dans cette cité –, il est temps de reprendre le volant en direction des Pouilles.

Les escales se succèdent. Baigné de lumière, brûlé par le soleil, envahi par les odeurs d’olivier et de figuier, je redécouvre l’authentique plaisir de conduire, kilomètre après kilomètre. Les routes empruntées se rétrécissent parfois à tel point que le mètre quatre-vingt-un de large de la Coccinelle ne laisse plus un moustique se glisser entre les murs et la carrosserie.

La température me permet de parcourir les villages oubliés de l’Italie avec un ciel éclatant au-dessus de ma tête. Pour l’ambiance, rien de tel que Radio Kiss Kiss qui passe les meilleurs hits Italiens. J’ai même découvert J-AX Con II Cile qui m’a ensorcelé avec son titre Maria Salvador. La chanson tournait en boucle dans ma tête et il était impossible de m’en défaire. En même temps, notre machine, via sa sono Fender, envoie jusqu’à 400 Watts de puissance avec une justesse et une précision rarement entendues dans une auto. Un délice pour les mélomanes !



Dès que la route se libère, les 150 chevaux montent la voix dans un joli feulement, en assénant des reprises énergiques à chaque écrasement de la pédale de droite. Si les remous d’air envahissent un peu trop l’habitacle avec la vitesse, le filet anti-remous est une bonne solution. Avec une température moyenne de 35 °C, autant vous dire que je m’en suis largement passé. Judicieuse attention des ingénieurs, lorsque le toit est ouvert, la clim s’arrête de fonctionner automatiquement. Bien vu !

À croquer !

Cette Coccinelle m’a offert, tout au long du voyage, le droit à un nombre incalculable d’interjections. Des « Que bella machina ! », j’en ai eu à revendre ! La bouille sympa de la Coccinelle Cabriolet et les éléments de style, tel que les jantes, sa robe Champagne et sa capote beige, ses optiques à LEDs et sa stature dynamique lui donnent ce petit plus de séduction que beaucoup d’autres cabriolets ne peuvent espérer. Il n’y a guère que l’habitabilité pour noircir ce tableau idyllique. Si devant tout va pour le mieux avec un espace et un confort de roulement de bonne facture, l’arrière est un peu plus étriqué. Le coffre, malgré ses 225 litres de chargement, est réduit et difficilement logeable. Pour compenser cela, et bien que je voyage léger, j’ai en permanence utilisé les deux places arrière comme malle d’appoint.

Y goûter, c’est y succomber…

Difficile de ne pas tomber sous le charme bien réel de la Coccinelle Cabriolet qui a érigé la départementale et ses routes en art de vivre. Au moindre rayon de soleil, la petite balade s’impose à chaque propriétaire. D’autant plus que sur les 6 000 km de mon périple, Choupette ne m’a demandé qu’un modeste 6,7 litres de moyenne, de quoi faire rougir un bon nombre de diesels.
Note : 15/20

Bien vu :
- Le style néo-rétro
- Les consommations
- Le système de capote

À revoir :
- Le couvre capote
- Le GPS compliqué
- Le coffre est étriqué

Pour finir, voici en prime le match de fiches techniques entre notre Coccinnelle Cab TSI à sa riavle néo rétro, la Mini Cab Cooper S :

Benoit Alves

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