logo La revue auto

Essai Audi Q4 40 e-tron : Pour cadre pas trop dynamique

Audi continue son offensive sur le marché de l’électrique et cela passe par un nouveau SUV, segment très porteur actuellement, situé à mi-chemin entre un Q3 et un Q5. Il offre différents niveaux de batteries et de performances et, surtout, s’inscrit totalement dans l’univers Audi. Nous avons pris le volant du Q4 40 e-tron de milieu de gamme sur les routes bretonnes afin de nous forger un avis.

Exterieur_essai-audi-q4-40-e-tron-pour-cadre-pas-trop-dynamique_4 Exterieur_essai-audi-q4-40-e-tron-pour-cadre-pas-trop-dynamique_1 Exterieur_essai-audi-q4-40-e-tron-pour-cadre-pas-trop-dynamique_2 Exterieur_essai-audi-q4-40-e-tron-pour-cadre-pas-trop-dynamique_3
Voir la galerie photo

Contrairement à son cousin ID.4 de chez Volkswagen, l’Audi Q4 e-tron n’affiche pas un design différenciant des autres modèles du constructeur. Ainsi, le nouveau venu, tout électrique soit-il, reprend les codes stylistiques des modèles Q avec une (trop) grande calandre octogonale – ici fermée puisqu’électrique –, le bandeau lumineux à l’arrière ou encore des traits marqués au-dessus des ailes avant et arrière. Néanmoins, sans s’affranchir de la ligne Audi, il propose un style presque plus sobre encore sauf pour la face avant assez chargée. Celle-ci dispose, par contre, de nouveaux feux Matrix LED dont on peut choisir la signature lumineuse parmi 4 modèles via l’écran multimédia.

Côté dimensions, le Q4 se situe logiquement entre les modèles Q3 et Q5, au centimètre près puisqu’il affiche 10 cm de plus que le premier et 10 de moins que le second en longueur avec 4,59 mètres. Grâce aux porte-à-faux assez courts et à l’empattement de 2,76 mètres, ce sont bien les occupants qui en profitent le plus.

Moderne austérité

Commençons par le coffre dont le volume de chargement va de 520 à 1 490 litres selon la configuration, tels la banquette rabattue ou le plancher au niveau du seuil pour la praticité ou abaissé pour augmenter le volume.

À l’intérieur, nous trouvons une généreuse habitabilité tant pour les passagers avant qu’arrière. Ceux-ci bénéficient à la fois d’un espace aux jambes conséquent et d’une garde au toit satisfaisante, même pour les grands gabarits. Si ce n’est l’arrière de la console centrale, le passager de la place du milieu ne sera pas trop mal loti grâce au plancher plat, néanmoins son dossier sera un peu plus ferme et moins accueillant que celui des autres occupants. À l’avant, les sièges de notre modèle d’essai sont, à l’instar de la banquette, tendus de cuir noir de qualité et aussi accueillants que savent l’être des assises Audi.



Avec des tarifs débutant à 42 800 € pour la 35 e-tron de 170 ch équipé de la petite batterie de 55 kWh, le Q4 e-tron peut vite afficher des tarifs indécents comme avec notre modèle d’essai 40 e-tron Edition One fort de 204 ch et de la batterie de 76,6 kWh qui s’échange contre 80 070 € (60 250 € hors option). À ce prix-là, heureusement, rien ne manque ou presque en termes d’équipement.

Devant le conducteur, nous trouvons une planche de bord très proche de celle de la nouvelle A3 avec un bel écran d’infodivertissement de 11,6 pouces, ergonomique et réactif tandis que derrière le volant à double méplat s’affiche une instrumentation entièrement numérique et paramétrable désormais bien connue chez le constructeur allemand. Notons la présence fort bienvenue de commandes de climatisation physique, évitant le passage par un écran, toujours moins pratique. Enfin, apprécions, en plus de la qualité d’assemblage et de celle des matériaux, de nombreux rangements dans les contre-portes ou sous la console flottante où l’on trouve deux prises USB-C ainsi que le chargeur par induction pour les smartphones.

Globalement, l’ensemble ne souffre pas la critique, mais ne respire pas la joie pour autant en affichant plus d’austérité que le parlement européen.

Inutile châssis sport

Tout est fait pour que l’on passe un moment agréable au volant avec une multitude d’aides et d’assistances à la conduite, une puissance et un couple suffisants avec 204 ch et 310 Nm ou encore les palettes au volant qui permettent de moduler la puissance du freinage régénératif.

Dans les faits, c’est une impression un peu en demi-teinte. Très loin d’être mauvais, l’Audi Q4 40 e-tron nous laisse sur notre faim. Il faut dire qu’avec son seul moteur synchrone à l’arrière, il n’est pas dédié à la performance. En sensation, c’est fichtrement frustrant, surtout pour de l’électrique dont on attendra volontiers un peu plus. Les performances sont loin d’être mauvaises et le 0 à 100 km/h en 8,5 secondes est suffisant au quotidien, mais n’impressionne franchement pas, il faut dire que le bestiau pèse plus de 2 tonnes. Il en va de même pour la conduite en générale, douce mais avare en sensations, très feutrée. Nous ne venions pas chercher un modèle sportif, certes, mais espérions plus de dynamisme.



Dès lors, le choix du châssis sport et des jantes en 21 pouces nous paraît très dispensable. En effet, si la tenue de route, bien que très neutre, est très convaincante, il nous paraît bien plus intéressant de laisser ces options au dynamique Q4 50 e-tron de 299 ch et d’opter pour les jantes de 20 pouces et l’amortissement piloté pour la 40 e-tron. En effet, notre modèle d’essai se montre trop ferme sans le justifier par ses performances.

Excellent point par contre pour le freinage et les palettes au volant. Très facile d’utilisation, elles permettent dans de nombreuses situations de se passer de la pédale de frein tout en jouant sur la régénération de la batterie. Le tout est très fluide, sans à-coups. Cela joue sans doute sur la consommation que nous n’attendions pas à un si bon niveau. Avec 17,7 kWh aux 100 km relevée sur notre essai de 350 km, c’est plutôt une bonne surprise, d’autant plus sur un parcours peu urbain, mais n’empruntant jamais d’autoroute néanmoins. Cela nous donne une autonomie théorique de 432 km grâce à la batterie de 76,6 kWh utiles.

Conclusion:


Notre essai pourrait se résumer un peu trop basiquement à « un peu trop mou en moteur, un peu trop ferme en amortissement », mais ce serait négliger le travail accompli sur ce Q4. Certes, il n’est pas parfait et les tarifs peuvent vite s’envoler, mais il n’en demeure pas moins un bon compagnon de route qui ne sera pas trop stressant sur long trajet avec une autonomie correcte et une capacité à tenir les fortes charges intéressantes (jusqu’à 125 kW en courant continu et de 5 à 80 % en 38 minutes).

Performance


Performance
4 / 5
Tenue de route
4 / 5
Habitabilité
4 / 5
Consomation
4 / 5
Prix
2 / 5
Confort
3 / 5

Verdict

  • + Style
  • + Consommation honnête
  • - Châssis sport inutile
  • - Tarifs

nos annonces Audi

  • Audi A3
    2.0 TDI 150CH S LINE 8CV

    Diesel : Manuelle
    44063 km : Occasion
    Indépendant: Seine-et-Marne
    Mise en circulation : 24/08/2017
    Garantie : NC mois
    Prix de vente : 22 880 €
    Mensualité : NC
    Prix constructeur : 37 645 €
    Remise de : -14 765 €

  • Audi Q3
    2.0 TDI 150CH BUSINESS LINE S TRONIC 7

    Diesel : Automatique
    50735 km : Occasion
    Indépendant: Seine-et-Marne
    Mise en circulation : 04/05/2017
    Garantie : NC mois
    Prix de vente : 24 880 €
    Mensualité : NC
    Prix constructeur : 44 700 €
    Remise de : -19 820 €

  • Aiways U5
    Standard

    Electrique : Automatique
    0 km : Neuf
    Concessionaire: Paris
    Mise en circulation : 17/10/2021
    Garantie : 60 mois
    Prix de vente : 32 300 €
    Mensualité : 299€/mois*
    Prix constructeur : 39 300 €
    Remise de : -7 000 €

  • Aiways U5
    Premium

    Electrique : Automatique
    0 km : Neuf
    Concessionaire: Paris
    Mise en circulation : 17/10/2021
    Garantie : 60 mois
    Prix de vente : 37 230 €
    Mensualité : 404€/mois*
    Prix constructeur : 43 230 €
    Remise de : -6 000 €