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Essai la golf 2 0 tdi 150 dsg carat quasiment sans faute

Quand en 1974 la première Golf sortait et connaissait un beau succès grâce à la rupture qu'elle proposait par ses formes cubiques, on ne se doutait pas que la petite voiture bicorps avec un hayon, pourrait encore donner lieu à essai d'un nouveau modèle de 7e génération et ce, quarante ans plus tard ! Ce qui peut sembler extraordinaire dans l'affaire, c'est qu'aucun doute n'est permis. Nous avons bien devant nous, sans hésitation ni conteste possible, une Golf. Tout est différent et pourtant la ressemblance trahit les origines.

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Chez Volkswagen on déclare modestement à ce sujet : « Au cours des dernières années, les designers de Volkswagen ont retenu certains éléments de design fondamentaux dans l’histoire de la marque pour retrouver la trace de l’ADN historique. »

Si bien qu'aujourd’hui, alors que la gamme Golf n’a jamais été aussi étendue, nous disposons d’une Golf 5 portes 2.0 TDI 150 DSG Carat au prix catalogue de 33 540 €.

Comme une signature intemporelle

Effectuer le tour du propriétaire de cette berline bénéficiant d’une multitude d’options nécessite que l’on s’en tienne, dans un premier temps, aux fondamentaux, à savoir la ligne, la structure et la mécanique avant de juger le comportement et d’apprécier le confort et l’agrément.

Il est toujours difficile de vouloir procéder à des comparaisons entre deux générations sans disposer des deux modèles côte à côte. Pourtant, ici la nouvelle Golf nous semble moins ronde que sa devancière, effectivement certaines lignes plus anguleuses la rendent un peu plus carrée, comme si l’on voulait rappeler les origines dues au crayon pointu de Giugiaro. Le tour de force des designers ayant œuvré pour cette septième génération – après quelque 30 millions d’exemplaires vendus – réside vraiment dans cette continuité évidente adaptée aux canons stylistiques du moment.

À partir d’une nouvelle plateforme modulaire, un très gros travail a été entrepris pour apporter des gains globaux sur le look, le poids et les qualités routières. Ainsi les porte-à-faux ont été réduits, l’empattement allongé et le style a su habilement accompagner cette mutation pour présenter une voiture aux proportions séduisantes, soulignées par quelques nervures sur le capot, le toit et les surfaces latérales.

À l’avant, une calandre étroite, toute en horizontalité et des feux originaux rajeunissent l’ensemble. À l’arrière, le changement saute aux yeux avec un hayon plus bas en raison du seuil de chargement abaissé, alors que la lunette arrière allant jusqu’aux montants de custode et les nouveaux feux à la géométrie limpide, confirment une signature Golf, que l’on pourrait presque qualifier d’intemporelle. En effet, elle traverse les âges sans dégradation ni dommage au point que, même sans les gros macarons de la marque, on identifierait sans hésitation une Golf.

La plateforme MQB qui sert également de base à d‘autres modèles du groupe, quelle que soit leur marque, a vu ses dimensions augmenter alors que son poids diminuait, tout en assurant une meilleure rigidité de l’ensemble.

Des moteurs de puissance différente peuvent trouver place sur cette plateforme en essence ou diesel, avec un même atout majeur au bénéfice de la consommation, à savoir une masse allégée de 80 à 100 kilos par voiture. Les suspensions McPherson à l’avant et à bras multiples à l’arrière sont connues et éprouvées chez Volkswagen et notre véhicule d’essai était équipé du moteur diesel 2 litres turbocompressé de 150 chevaux couplé à une boîte automatique à 6 rapports. Cette boîte automatique à double embrayage permet d'avoir un passage de rapport sans interruption de la force de traction.

La technologie en force dans l’habitacle

Après ce premier tour d’horizon, nous pénétrons dans l’habitacle. Là aussi, on peut presque dire que rien n’a changé, alors que tout est nouveau sur le plan des technologies au service de l’aide à la conduite. La continuité se retrouve avec les cadrans ronds face au conducteur et une planche de bord assez simple. Le volant est quant à lui un peu encombré de boutons, alors que l’on retrouve le long du levier de la boîte quelques commandes comme celle des divers modes qui voisinent de très près (trop ?) celle de Start ou Stop.

La version « Carat » de notre essai offre un régulateur de vitesse adaptatif, un système de freinage automatique en cas de détection d’obstacle, l’aide au stationnement et un système de navigation et d’infodivertissement fort performant muni d'un grand écran tactile bien pratique d’utilisation.

Des rétroviseurs rabattables électriquement, un dispositif de connexion mains libres pour le téléphone portable dans la boîte à gants, un vaste toit ouvrant translucide, des sièges cuir, une caméra à vision 360 degrés, une climatisation bizone, un frein de parking électrique, des vitres arrière et une lunette sur-teintées complètent un équipement qui nous offre également des jantes 17 pouces et un éclairage au xénon des plus évolués.

La technologie est entrée en force dans l’habitacle. Cependant, l’ensemble de la planche de bord conserve une certaine austérité. Tout respire le sérieux, le rationnel et la qualité, sans la petite note de fantaisie, qui pourrait égayer une console pensée et traitée à l’allemande. 

Avec l’extension des dimensions générales de la Golf 7, l’espace ne semble pas compté à l’avant. À l’arrière, malgré un petit bénéfice de largeur aux genoux, il ne faut pas que les passagers avant prennent trop leurs aises, sinon ceux de l’arrière se sentiront un peu brimés. Pour ce qui concerne le conducteur, il nous semblerait qu’à ce niveau de finition on aurait pu opter pour des réglages électriques du siège.

Si nous passons au coffre, avec son seuil de chargement abaissé, il faut bien constater que malgré l’absence de roue de secours (remplacée par un kit de dépannage avec une bombe), on ne disposera que de 380 litres. Heureusement, la banquette arrière rabattable 60/40 autorisera une longueur de chargement bien pratique en certaines circonstances. 

Presque un sans-faute

Nous partons donc au volant de la Golf équipée d’un moteur diesel et nous nous pinçons pour en croire nos oreilles. Aucun bruit caractéristique du fonctionnement d’une machine au mazout n’est perceptible.

Nous bénéficions d’une accélération bien franche si on le souhaite et une montée rapide et souple des six rapports, surtout si nous sommes en mode Eco. Pourquoi le cacher, nous sommes de fervents adeptes de la boîte automatique. Quand en plus elle bénéficie d’un double embrayage et que, de surcroît, plusieurs modes de conduite sont programmables comme sur cette Golf (Eco, Confort, Normal, Individuel et Sport), nous apprécions de pouvoir tester l’auto selon différentes configurations pour, en général, privilégier le mode Sport, nous permettant d’un coup de percevoir au mieux les limites du comportement.

À peine le temps de rouler quelques hectomètres qu’une succession d’encombrements et de feux rouges font entrer en jeu la coupure automatique du moteur. Certes, le redémarrage s’opère sans problème, mais cette coupure intervenant sans temporisation, juste après qu’on a immobilisé la voiture, devient un peu gênante à force de répétition. On aurait préféré une coupure intervenant seulement quelques secondes après l’immobilisation et sans le blocage de l’assistance de la direction. Heureusement, cette fonction Stop & Start peut être annulée à la demande. Ce que nous faisons.

Plus sereinement donc, nous tentons de capter tous les éléments nous permettant d’établir un jugement. Premier constat, l’auto grâce à la réduction de poids, révèle une agilité que nous ne lui connaissions pas. Comme la direction à assistance électrique affiche une précision exemplaire et que l’on peut faire évoluer sa fermeté selon les modes de conduite, chacun pourra lui accorder une confiance totale selon ses choix.

La tenue de route, sans doute bien servie par un abaissement du centre de gravité, mais aussi par des suspensions très abouties, se hisse à la hauteur des ambitions de son conducteur et lui permet d’aborder tout type de parcours avec la plus grande sérénité.

Le freinage se situe dans la même veine, c’est-à-dire celle de l’exemplarité. Quant au moteur, qui sait si bien se faire oublier, il répond avec beaucoup de couple et des accélérations toniques à toutes les sollicitations grâce à cette boîte DSG particulièrement réactive. Nous émettrons un petit doute quant à la sobriété annoncée. Certes, notre conduite ne se soucia guère d’économie, mais de toute évidence, les chiffres annoncés sont largement dépassés même sans être répréhensible quant aux limitations de vitesse.

Vous l’aurez compris, conduire cette Golf fut un vrai plaisir. Les passagers confirment la qualité du confort général, en soulignant le grand silence de fonctionnement. Cette septième génération nous offre bien une voiture quasi exceptionnelle tirant vers la catégorie Premium grâce à sa présentation, sa finition, son confort et ses performances, autant d’éléments d’appréciation particulièrement aboutis. 

Crédit photographique : Gilles Vitry, La Revue Automobile

Note : 18/20

BIEN VU :

Comportement routier

Niveau d’équipement

Confort général, silence

À REVOIR :

Stop & Start trop rapidement en action

Absence roue de secours

 

Caractéristiques techniques

Moteur : diesel 4 cylindres, 1 968 cm3 turbo compressé, rampe commune

Puissance : 150 chevaux (3 500 – 4 000 tr/mn)

Couple : 340 Nm  (1 750 à 3 000 tr/mn)

Transmission : roues AV motrices

Direction : assistée électriquement

Roues 17 Pneus Bridgestone 225/45 R1791 W

Freins : Disques avant : 312 X 25mm – Disques arrière : 272 X 10 mm

Boîte de vitesses : automatique DSG à 6 rapports

Longueur x largeur x hauteur : 4 250 mm x 2 020 mm x 1 470 mm

Coffre : 310/700 litres

Capacité réservoir : 50 litres

Poids : 1 375 kg

Vitesse maxi : 214 km/h

0 à 100 km/h : 8,6 s

Consommation : urbaine / extra-urbaine / mixte : 5,2 l/ 4,0 l / 4,5 l/100 km

Émissions de CO2 : 118 g/km selon norme Euro 6

Éco taxe : neutre