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Essai Mercedes GLA 250 Fascination AMG

La Mercedes GLA est certainement le crossover compact le plus désirable du marché. Largement de quoi attiser ma curiosité, et suffisamment pour en prendre la clé. J'ai choisi la GLA 250 Fascination qui offre avec sa finition, ses 211 canassons et sa boîte automatique à 7 rapports un compromis alléchant entre style, dynamisme et raison. Du moins sur le papier ! Alors contact...

+ de photos Mercedes GLA 250

Belle à en rougir !

Pour moi, c’était de l’ordre de l’impossible que je puisse dire un jour qu’une Mercedes rouge était belle. Pourtant, admirez les photos ! Notre GLA mélange avec style, le rouge de sa carrosserie et le noir laqué de ses appendices sportifs.

Même, si une GLA n’est autre qu’une Classe A haute sur pattes, il n’en demeure pas moins qu’elle impose sa stature. En véritable reine des villes, notre GLA regarde ses congénères d’un œil perçant, souligné par des LED de jour. En plein centre de la calandre noire trône une grosse étoile. C’est comme si le propriétaire se devait d’être fier de sa monture. De profil, la GLA singe les voitures de course ! Le capot semble immensément long et l’habitacle reculé au maximum. Les jantes noires à cinq branches style AMG mesurant 19 pouces et chaussées de pneus taille basse, font échos au bas de caisse noir très travaillé qui longe le soubassement. La poupe, avec ses deux canules d’échappements, son diffuseur d’air et un badge « GLA 250 » sur la malle, annonce que ce n’est pas un SUV carburant au mazout.

À la pompe !

Notre « petit » bolide rouge ne carbure qu’au super sans-plomb et délivre la bagatelle de 211 chevaux pour 350 Nm de couple. La cavalerie vient d’un 4 cylindres de deux litres gavé par un turbocompresseur. La fiche technique indique un 0 à 100 km/h en 8,5 secondes, tandis que la vitesse maxi se stabilise à 225 km/h. Alors, quand j’ai pour la première fois tourné la clé, je m’attendais à quelques frissons au démarrage. Mais quel désappointement ! Notre moteur n’a pas la voix qui colle avec ses prestations. Très feutrée et même ordinaire, la sonorité de ce bloc manque cruellement de saveur !

Par contre, après une petite centaine de kilomètres, notre GLA 250 n’a pourtant pas à rougir. Élastique et souple à bas et moyen régime le moteur travaille en bonne collaboration avec la boîte automatique 7 rapports DCT. L’agrément général de la mécanique est bien réel et les performances permettent de laisser loin derrière les moteurs marchant au mazout. La mécanique peut compter sur un châssis efficace, au comportement routier sain et rigoureux, pour parfaire un tableau d'envergure. Sa suspension rehaussée de 4 cm par rapport à la Classe A la met à l’abri de la « caillasse » des chemins non revêtus d’un beau goudron lisse ou des trottoirs de nos agglomérations.

Le cockpit…

Notre modèle est pourvu de la plus belle finition : « Fascination » et du pack AMG Line. Ce style sportif se retrouve également, dans l’habitacle. Mercedes utilise la recette habituelle : beaucoup de noir, notamment sur le ciel de toit. Les sièges imitent des baquets à l’avant et à l’arrière. C’est cliché, mais ça fonctionne à merveille !

En ce qui concerne le confort. Pas de miracle ! Les grosses jantes, couplées aux suspensions sport, font bien remonter les imperfections de la route. L’insonorisation sur autoroute aurait mérité d’être peaufinée, mais avec 451 litres sous le cache-bagages, la malle offre de quoi voir venir pour les voyages au long court.

Évidemment moderne, la GLA reçoit un système d’infodivertissement de qualité qui fait la part belle à la connectivité. Pour la contrôler, il suffit de lorgner, au centre du tableau de bord, l’écran semblable à un iPad. Malheureusement, pas question de le piloter avec votre index : il n’est pas tactile. Pour valider une commande, il faudra passer par la molette et ses innombrables menus.

Plaisir !

C’est le mot qui caractérisera ce GLA 250 Fascination lors de mon road-trip. Certes, il coûte cher, très cher même. L’addition se monte à 50 950 €. Mais, le « menu » de cette Mercedes me semble globalement justifié. D’abord parce qu’il est vraiment beau, merveilleusement bien fini et qu’a chaque coup de pédale de droite, on largue en 2 secondes n’importe quel turbo diesel. Cependant, en tant que journaliste, je me dois d’être honnête : l’inconfort de son amortissement, les bruits aérodynamiques et l’habitabilité limitée de la banquette arrière restreindront son potentiel client aux jeunes couples.
Note : 16/20

Bien vu :
- Le look
- La finition intérieure
- Les performances des 211 ch

A revoir :
- Le tarif élitiste de notre version
- Le système GPS non tactile
- Habitabilité arrière

Place à notre comparatif de fiches techniques. Le match se fera entre notre Mercedes GLA 250 DCT et sa concurrente bavaroise le BMW X1 sDrive20i :

Benoit Alves

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