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Essai mercedes glc 250d trop parfaite

A l'instar d'un horoscope chinois, Mercedes à ses années et 2015 est sous le signe du SUV pour la marque à l'étoile. Après les présentations des GLA, GLE et GLE coupé et avant la présentation du poids lourds de la gamme GLS, nous étions conviés à l'essai de la GLC. Le programme de ces essais, allant de l'autoroute Allemande au Off-road à travers les vignes en passant par les petites routes sinueuses des Vosges était en totale adéquation avec le leitmotiv de la voiture : »Chez elle sur tous les terrains ». Alors, qu'en est-il vraiment ?

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Après notre essai récent de la Mercedes GLE, c’est au tour de sa petite sœur de passer entre nos mains. Disponible dès à présent avec 2 moteurs essence, GLC 250 et 350 hybrid et 2 moteurs diesel, GLC 220d et 250d nous avons opté pour le plus puissant des diesels, qui, avec 204ch, nous parait le plus approprié au modèle.

Nous passerons rapidement sur l’intérieur, aux standards de Mercedes, élégant et sobre sans tomber dans l’austérité. Dans ce niveau de gamme « fascination », il est bien difficile de trouver du plastique dur et l’ensemble respire le sérieux et le qualitatif. La console centrale en imitation bois ne sera peut-être pas du goût de tous, pour autant elle s’intègre bien à cet intérieur résolument premium. Petit bémol sur l’utilisation du système multimédia qui n’est pas spécialement intuitif et demande du temps pour apprivoiser son usage.

Une fois la position de conduite réglée, entièrement électriquement (siège et volant), est –facilement- trouvée nous commençons notre essai par un bon morceau d’autoroute Allemande, d’abord en douceur, trop habitués à nos autoroutes aussi bonnes que surveillées. Sur ce type de route, le confort est de très bonne facture, entre des sièges moelleux au bon maintien, des suspensions douces qui réduisent à minima les quelques aspérités de la route et une isolation bien travaillée. A allure soutenue, le confort reste le même, juste un léger bruit d’air au niveau des rétroviseurs, et un long trajet même à plus de 180km/h s’envisage sans problème.

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Route sinueuse :

Jusque-là nous avons roulé en mode « confort » (5 modes dynamiques disponibles) mais sur ce type de route la voiture prend trop de roulis et la boite n’est pas toujours assez réactive. Nous passons donc en mode « Sport » puis « Sport+ ». Mais passer sur ces modes n’est pas synonyme de conduire le couteau entre les dents, en réalité nous vous le conseillons même pour de la conduite normale. En effet, la GLC conserve un bon niveau de confort, et les suspensions ne sont absolument pas trop dures, par contre le roulis se retrouve nettement plus contenu et, au final, c’est plus confortable pour les passagers, sur ce type de route. En conduite dynamique il ne faut pas rêver, la Mercedes GLC reste un SUV avec un centre de gravité élevé et un grand débattement de suspension, pour autant la voiture tient son cap, parfois à l’aide de l’ESP certes, mais elle est capable de rouler à des vitesses suffisamment répréhensibles.

Le moteur semble parfois manquer un peu de pèche sur cet exercice, plus dû à la boîte de vitesse 9G-TRONIC, qui, bien que plus réactive en mode « Sport », n’est pas régler pour ça. Un rétrogradage avec les palettes suffit bien souvent à pallier au problème.

Off-road :

Mercedes propose un pack Off-Road (1500€) permettant de réellement sortir des sentiers battus. En plus des 5 modes de conduite dynamique, nous bénéficions de 5 modes Off-road, jouant sur les aides ainsi que sur la hauteur de caisse (jusqu’à 50mm de plus). Pour mettre en exergue les capacités de franchissement de son SUV la marque à l’étoile nous avait concocté un petit parcours de tout terrain à travers les vignes vosgiennes et on peut dire qu’ils n’ont pas fait semblant. Alliant, entre autre pentes à 70%, en monté et en descente, sol rocailleux, croisements de pont ou encore sol mou (sable).

La Mercedes GLC, via ses modes off-road, fait tout toute seule, à peu de chose près. Vous pouvez choisir la vitesse (inclus entre 2 et 18km/h) à laquelle vous souhaitez descendre une pente, via un commodo à gauche du volant, et la voiture freine toute seule … c’est une sensation très bizarre d’être sur une pente importante et de ne pas actionner le frein, nous n’avons d’ailleurs jamais réussi de façon naturelle, voulant régulièrement remettre le pied sur le frein en passant d’une montée à une descente par exemple. La GLC est capable de prendre de gros devers mais également de passer des variations de trous et bosses, mettant un des 4 pneus à plus de 1 mètre du sol. Non non, sur la photo suivante la voiture n’est pas en difficulté, elle passe !!


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Tout ça c’est bien beau, c’est impressionnant et efficace mais pas gratifiant … mais qui achèterait cette Mercedes pour faire du pur 4*4 ?

Au sujet de la consommation, avec notre parcours très varié (route sinueuse de montagne, ville, autoroute etc.) et un rythme plus soutenu que l’usage courant qui en sera fait, nous arrivons aux environs des 8L, ce qui est tout à fait satisfaisant.

La nouvelle Mercedes GLC est effectivement chez elle sur tous les terrains, pouvant passer de l’autoroute à l’off-road, tout en préservant toujours un grand confort et en sachant contenir sa consommation. Il n’y a aucun reproche objectif à lui faire, mais pour notre part, nous avons trouvé qu’elle fait tout très bien, mais sans passion. Mais, n’est-ce pas justement ce qu’on lui demande, de tout bien faire sans être trop démonstrative ? Elle reste par ailleurs, plus vivante que sa concurrente directe l’Audi Q5.

Note : 15/20

Bien vu:

- Confort

- Présentation générale

- Consommation

- A l'aise sur tout le terrain

A revoir:

- Système multimédia peu intuitif

- Manqe un petit rien