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Essai Dacia Spring : la démocratisation attendra

Depuis son renouveau en 2004 sous le giron de Renault, la marque roumaine joue la carte de la démocratisation avec un succès enviable. La Logan puis le Duster ne me feront pas mentir quand la Sandero affolera les records de ventes à particulier en Europe. Dacia compte reproduire la recette sur le segment de l’électrique avec cette nouvelle Spring, mais est-elle aussi convaincante ?

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Les voitures électriques sont lourdes, chères et semblent s’imposer l’obligation d’être « technologiques », et si Dacia évite le premier écueil, la marque se laisse un peu avoir sur les autres. En effet, bien que le constructeur annonce haut et fort un prix d’appel de 12 403 €, dans les faits il faudra compter sur 16 990 € desquels il sera bon de déduire le bonus écologique valable au moment de l’achat. Pour ce tarif, la Spring Confort offrira la climatisation manuelle, la radio Bluetooth ou encore les feux à LED. La version Confort Plus pour sa part s’affiche à 18 490 € (13 498 € bonus déduit) et dispose en plus du Pack Techno proposant l’écran tactile de 7 pouces avec navigation, CarPlay et Android Auto, caméra de recul et radars arrière ainsi qu’un pimpant Pack Orange.

Des prix pas si petits en somme et approchant ceux d’une Twingo, a fortiori lorsque l’on mensualise notre achat, puisqu’une Twingo ZE débute à 89 € par mois, tout comme la Spring certes légèrement mieux équipée et plus spacieuse, mais franchement moins performante. Pour autant, il n’y aura pas de version moins équipée que celle-ci du côté de la Spring… Version qui ne se serait sans doute quasiment pas vendue, cela dit.

Bonne bouille

Le dessin de la Spring n’indique en rien ses origines roturières avec des traits aussi doux qu’affirmés comme peuvent l’attester ses épaules larges au galbe bien proportionné. Bien dans l’air du temps, elle cède à la mode du faux baroudeur dont elle reprend tous les accastillages (arche de roue, bas de caisse et de boucliers en plastique noir, sabot de protection, barre de toit décorative) et une garde au sol de 15 cm. La petite électrique repose sur des jantes acier de 14 pouces judicieusement cachées derrière des enjoliveurs à l’allure de jante en alliage.



Notre modèle d’essai, en finition Business, affiche des feux arrière qui laisseront leur place aux modèles définitifs avec la signature en Y de la marque tandis que les serrures de portière disparaîtront.

Entre rudimentaire et technologique

L’habitacle fait de cette Dacia Spring un véhicule de petits trajets en offrant très peu de réglages. Le siège conducteur ne se règle pas en hauteur tandis que la position du volant est désespérément fixe. Difficile de trouver une bonne position de conduite.

Pour autant, les assises, sans être un modèle du genre, ne se montrent pas désagréables à l’usage. Il en va de même pour la banquette, très simple, qui se rabat d’un seul tenant pour augmenter le volume de chargement du coffre de 290 à 620 litres – dans lequel nous pouvons trouver, en option une vraie roue de secours. Des valeurs très correctes pour un modèle de seulement 3,73 m sur 1,58 m.

Pour contrecarrer les quelques faiblesses de l’habitacle, le constructeur roumain propose donc un écran tactile de 7 pouces pour le système d’infodivertissement, la climatisation, les feux automatiques, le limiteur de vitesse (mais pas le régulateur), le freinage d’urgence ainsi que 6 airbags. Des technologies bien connues que le mini SUV a piochées dans la banque d’organes du groupe et qui, à notre avis, ne justifient pas totalement le prix.


Une pure citadine ?

Dans un contexte d’exclusion de plus en plus prononcé à l’encontre des véhicules thermiques et « anciens », Dacia débarque avec le modèle électrique le plus abordable du marché, mais également le moins performant de tous si l’on excepte la Citroën Ami (lire notre essai) qui ne joue pas dans la même catégorie.

Équipée d’un petit moteur de seulement 45 ch alimenté par une batterie de 27,4 kWh, la Spring a heureusement un poids très contenu de seulement 970 kg à déplacer. Les performances n’en sont pas saisissantes avec un 0 à 50 km/h couvert en près de 6 secondes tandis qu’il faut un peu plus de 19 secondes pour atteindre les 100 km/h. Nous ne pouvons pas dire que ce soit mou, mais le couple de 125 Nm semble bien à la peine pour les démarrages prompts et autres relances vives propres à l’électrique.

Vous me direz, ce n’est pas ce que l’on en attend et c’est en partie vrai, il n’empêche que c’est une certaine sécurité d’avoir un véhicule réactif qui permet de s’insérer ou de s’extraire de la circulation comme le fait très bien une Twingo ZE. Mais si, contrairement à nous, vous trouvez votre Spring trop performante, sachez qu’un mode éco permet de réduire la puissance de 13 ch afin de préserver l’autonomie (mais pas vos nerfs).



Puisque l’on parle de rayon d’action, la Dacia est homologuée en cycle mixte WLTP pour 230 km et nous avons légèrement dépassé les 200 km réels lors de notre essai avec une consommation moyenne de 13,7 kWh. Il faudra ensuite s’occuper de recharger une Spring qui fait l’impasse sur un chargeur triphasé en 22 kW (trop cher) et vous aurez donc le choix entre une prise domestique de 3,7 kW (8 h 30), une wallbox de 7,4 kW (4 h 51) ou une charge rapide DC de 30 kW max permettant de recharger à 80 % en moins d’une heure. Si vous avez, près de chez vous, une des « nombreuses » bornes triphasées en 22 kW qui commencent à équiper nos villes, votre recharge se fera au maximum à 6,6 kW (comme pour une wallbox donc).

Sur la route, la Spring montre un confort honnête compte tenu du prix bien qu’elle souffre un peu sur les pavés, plus dans les vibrations et le bruit que par le confort lui-même. La tenue de route n’est pas aidée par des pneus qui montrent vite leurs limites alors qu’elle ne semble fondamentalement pas mauvaise et nous l’imaginons très facilement avec quelques équidés supplémentaires.

Conclusion:


La Dacia Spring n’est absolument pas un véhicule à fuir, pragmatique, spacieux et sans doute suffisant pour bien des usages, il n’est pas la révolution que nous espérions dans le domaine de l’électrique avec un rapport prix/agrément inférieur à celui d’une Sandero sur son segment. Mais pour qui recherche un véhicule obligatoirement électrique, à petit prix, très capable de sortir des villes à l’occasion et à faible coût d’entretien, le choix est tout désigné et finalement, c’est ça, une Dacia.

Performance


Performance
3 / 5
Tenue de route
3 / 5
Habitabilité
4 / 5
Consomation
4 / 5
Prix
3 / 5
Confort
3 / 5

Verdict : la raison

Verdict : la passion

  • - Consommation
  • - Confort honnête
  • - Tarifs...
  • ... Sans être la démocratisation attendue
  • - Manque de réglage de la position de conduite
  • - Performances un peu légères

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